SOCIALISME ET RACISME*
* voir le 1er article de cette série pour l'origine du mot racisme.
La civilisation que nous sommes convenus d’appeler occidentale est non pas née avec l’apparition d’une religion ou le début de rayonnement d’une cité mais vraiment avec l’apparition d’une race supérieure que, depuis, à cause de son seul aspect extérieur, on appela la race blanche.
Au moment préhistorique où refluaient les races primitives jaunes ou négroïdes qui jusque-là avaient occupé notre continent, l’homme blanc apportait déjà avec une incontestable supériorité intellectuelle et technique les formes plus développées de son art. L’expression conjuguée de sa supériorité technique, de son intelligence et de son sens des belles formes sont telles que, dès ce moment, on peut presque parler d’une intellectualité blanche relativement à ses contemporains.
Sans doute, par la suite, certaines parties de cette race magnifique ont pu subir le métissage, dégénérer et disparaître. D’autres couches de même origine et qui s’étaient trouvées préservées assurèrent toujours la relève. De lutte en lutte et de migration en migration à travers les siècles, on retrouve toujours la présence agissante d’une race supérieure qui représente un type physique et moral bien déterminé. Grâce à cette race, le flambeau d’une civilisation blanche passa jusqu’au monde historique et jusqu’à nous, héritiers responsables de ce legs.
Il y eut des époques où la pureté de ce type plus largement répandu sur tout le continent, sans voisinage immédiat de races moins développées et moins élevées, ne posa aucun problème de défense et d’unité pour elle. Il y eut au contraire d’autres instants où elle ne se trouva plus seule sur les vastes étendues du continent mais où des mouvements d’invasion, en apportant le mélange plus ou moins poussé des sangs, apportaient en même temps la division et le morcellement territorial. Pourtant, toujours, dans le flux et le reflux, le génie de la race blanche maintint la supériorité de son niveau sur toutes les autres.
On tentera de nous opposer pour argument l’existence très ancienne d’une ‘‘ civilisation ’’ jaune en Chine, par exemple, et pour preuve on nous indiquera que les Chinois avaient ‘‘ résolu ’’ certains problèmes sociaux par la nationalisation et la culture en commun de la terre, joignant 800 ans avant J. C C. la culture d’un lopin personnel à la culture du ‘‘ Kolkhose ‘’ ; Ce qui nous conduit tout naturellement à certaines comparaisons.
Pourtant, un état de guerre civile constant fait de leur histoire une série de longues convulsions dont chaque mouvement se manifeste par quelques centaines de milliers de têtes coupés. On peut en conclure avec quelque raison que leur inaptitude à un gouvernement et à une organisation stable est la preuve, à côté de certaines capacités techniques, de leur impuissance dans le domaine de l’organisation sociale.
La similitude de leurs réactions en face de problèmes comme celui de l’organisation agraire nous permet aussi d’ailleurs de retrouver des raisons raciales à certaines manifestions ‘‘ politiques et sociales ’’ de notre époque. Par contre, au moment où les têtes chinoises tombaient par centaines de milliers aux confins de la Chine dans des guerres civiles sans cesse renouvelées, la civilisation romaine, la civilisation hellénique, pour ne citer que les plus proches de nous, brillaient d’un éclat tout particulier. Même ceux que les Grecs et les Romains appelaient barbares étaient parvenus à un degré de civilisation beaucoup plus élevé. Cela est si vrai que leur organisation politique et sociale est encore capable d’inspirer nos politiques modernes.
Comment aussi comparer les philosophies chinoises aux nôtres, alors qu’elles ne sont tour à tour que la théorie des gymnastiques physiques tendant à l’état extatique, ou la copie mal assimilée des philosophies de l’Inde aryenne ?
Au même instant, les philosophies les plus pures de la Grèce avaient déjà vu le jour, Platon et Aristote, Héraclite et Pythagore avaient déjà donné au monde blanc les prémices de leurs systèmes actuels.
Depuis lors, chaque recul de la civilisation en Occident a coïncidé avec une avance du monde oriental ou africain, à une pénétration des races inférieures, à un mélange des sangs. Le mélange des sangs lui-même se traduisit immédiatement par un recul social important, dans tous les domaines.
À l’apogée de la culture grecque, le génie de la race blanche inspirait à Platon la première des doctrines socialistes, la conception d’un État unitaire et socialiste, une critique des principes de la propriété dont tous ne sont pas encore périmés.
À l’heure où la culture romaine arrivée à son sommet s’apprêtait à s’engager dans la voie de la décadence par suite des apports asiatiques, Jules César, ami et adhérent du complot de Catilina, reprenait à son compte les principales lois et revendications sociales de son temps et, les imposant à l’Empire, jetait les bases du premier État social à forme dictatoriale de l’Occident.
Par la suite, périodiquement, la pensée occidentale, face à l’anarchie de l’Orient, face à une communauté de la misère prêchée tant par les Jaunes que par les Sémites —sous des formes légèrement différentes d’ailleurs, dressait l’idée d’un État puissamment unitaire et responsable assurant à tous ses membres des droits à une aisance et à un niveau de vie matériel et intellectuel uniques pour chaque époque.
C’est toute l’histoire du développement de la pensée socialiste comme manifestation du génie de la race blanche qui aurait besoin d’être écrite. L’aptitude de la race blanche à unir l’ordre le plus rigoureux et le socialisme le plus populaire dans le gouvernement de l’État lui est propre.
Jusqu’à ce jour, à chaque fois que se réalisait l’unité fondamentale de l’Occident autour d’une pensée sociale venue du fond de son génie, une nouvelle vague d’invasions est arrivée de l’Afrique ou de l’Orient qui la brisa doublement par la force et par le mélange des sangs. Il est à remarquer d’ailleurs que le mélange des sangs par la voie ‘‘ pacifique ’’ y préluda souvent comme ce fut le cas pour la Grèce et pour Rome et la brisa sans même l’intervention de la force.
Chaque fois que par ces moyens l’unité se trouvait brisée, une nouvelle ère d’anarchie politique commençait. Le niveau de vie matériel et spirituel des peuples reculait d’autant. Ce n’est pas seulement l’anarchie en elle-même qui abaissait ce niveau, ni les conséquences de la guerre civile ou extérieure, mais l’apparition de théories sociales étrangères aux conceptions de l’Europe, et qui niaient l’importance des réalisations sociales. Conceptions notamment qui prêchaient l’abandon et le mépris des biens ou qui substituaient à l’organisation sociale systématique une charité arbitraire et impuissante.
C’est ainsi que la Grèce s’effondra moins sous les coups des Mèdes ou d’Alexandre que par la venue de milliers d’orientaux qui se glissent jusque dans la phalange macédonienne, brisant l’unité raciale et populaire et traînant dans leurs bagages leurs philosophies et leurs religions négatives.
C’est Rome encore qui s’effondra moins sous les coups des Germains que sous les coups de Spartacus et de ses semblables, juifs et esclaves et prêchant l’égalité des races et des hommes, le mépris des biens de ce monde, du monde social en un mot.
Lorsque, plus tard, l’Église reprit en mains certaines réalisations sociales, ce fut dans la mesure où son envahissement par des peuples européens la détachait par la force des choses de ses origines sémitiques. Le ‘‘ G Génie latin ’’ dont parle un Maurras eût été lettre morte comme il l’est dans certains lieux de notre Occident actuel si le sang nouveau des ‘‘ barbares ’’ ne l’avait vivifié, animé et purifié. Il eût été lettre morte si les peuples encore sains de race n’y avaient introduit l’une des formes de leur esprit d’entreprise, de conquête et de combat.
N’est-il pas caractéristique que les ‘‘ grands ’’ papes qui tendirent à l’unification de l’Occident en lui rendant sa volonté de conquêtes et de combat et en même temps en encourageant les ‘‘ communes ’’ à demander leurs franchises aient souvent été des papes francs ou normands et que l’un des plus grands ait eu nom Hildebrand et soit sorti de Cluny ?
Mais serait-ce encore le hasard que les empereurs d’Occident aient vu leurs empires crouler davantage sous les coups d’invasions orientales et d’idéologie sémitique que sous le poids de leurs erreurs ou de révolutions intérieures ? L’esprit des races européennes, esprit d’ordre, de hiérarchie, d’unité, en même temps qu’esprit profondément social devait à toute époque du développement de l’Occident s’opposer à l’esprit d’anarchie communisante du sémite.
Aujourd’hui qu’il est enfin possible de connaître les véritables causes des décadences et des divisions des peuples, nous avons le droit de découvrir tout ce que le génie de nos races blanches peut et doit encore apporter à la civilisation d’ordre, de progrès et de développement harmonieux, par des réalisations sociales enfin conscientes.
Il est nécessaire de souligner que toute pensée socialiste est sortie de l’Occident alors que l’esprit du sémitisme n’a été qu’un facteur de faux égalitarisme, de désordre, de division, d’avilissement social et humain.
Nous aurons, nous, à résoudre en même temps les problèmes de l’unité, sociale, raciale et populaire, continentale en même temps que le problème politique et social proprement dit de l’unité socialiste, à chaque fois que nous parlerons de la race ou de la politique, l’un se résolvant seulement par l’autre.
Remontant aux sources de notre civilisation, et de notre culture, nous pourrons exprimer quelle peut être la conception la plus conforme à ses traditions et à ses besoins et nous dirons comment le parti doit être le porteur de ces traditions et de ces conceptions en lesadaptant seulement aux nécessités de notre époque.
Représentant d’un idéal positif unitaire et socialiste, lié à une histoire et à un développement racial déterminés, pourra-t-il s’affranchir de l’hypothèque que des siècles d’abandon et de déclin font peser sur notre peuple et sur lui-même qui en est l’expression ? Pourra-t-il s’imposer à une nation qui depuis trop longtemps a perdu de vue son véritable rôle et sa dignité première ? Oui, si nous sommes prêts à lui rendre peu à peu ses caractères spécifiques en les améliorant.
Marchons-nous vers l’isolement hautain d’une minorité raciale qui devra durant des décades maintenir allumé le flambeau en le tenant à l’abri des mains malfaisantes ? Allons-nous au contraire vers une renaissance des peuples de l’Occident dans la compréhension harmonieuse du rôle de chacun dans une unité reconquise ? Seule notre action incessante permettra de répondre à ces questions.
La solution de ces problèmes est liée à notre propre capacité d’organisation des forces de renouveau et dans notre aptitude à recréer l’élite nouvelle qui sera capable de transposer nos principes dans la cité et dans l’état.
À nous se posent désormais les problèmes de l’organisation de la vie publique et de l’éducation donnée à la jeunesse. Par delà ces problèmes qui sont immédiats s’en posent d’autres qui le sont à peine moins et qui sont ceux de la civilisation et de la place que nous y tiendrons et que nous y donnerons à la communauté ethnique que nous représenterons. Nous savons que nos peuples peuvent tenir une place importante et être facteurs dirigeants de l’histoire de la race blanche et par suite dans celle de l’humanité tout entière.
Parce que nous sommes et voulons être de notre temps, nous aurons à essayer de voir quels sont les problèmes que pose aussi la ‘‘ distorsion ’’ des mouvements socialistes par les Juifs qui leur ont inoculé des théories étrangères, et par la division de l’Europe dans les circonstances actuelles. Enfin nous verrons quelles tâches notre appartenance à une race supérieure nous impose aujourd’hui. C’est pourquoi nous aurons présent à l’esprit que nous sommes l’aboutissement d’une longue évolution raciale qui nous transmet un patrimoine bien déterminé. Nous n’oublierons pas non plus que, socialistes, nous ne pouvons être détachés des grands précurseurs de la pensée socialiste qu’ils aient noms Platon, Thomas Moore, Proud’hon, Blanqui ou Sorel. Enfin nous arrivons à l’époque de développement scientifique où il sera possible de réconcilier ce qui paraissait inconciliable : Les théories aristocratiques de Gobineau, Chamberlain, Vacher de Lapouge, Nietzsche, et celles des maîtres du socialisme grâce aux études les plus récentes des lois biologiques.
Il nous sera possible de réconcilier le peuple et son élite et de dire au peuple ‘‘ il faut ’’ en même temps que les hommes du parti auront le droit et le devoir de dire ‘‘ je veux ‘’. Il sera possible peu à peu que le peuple se fondant et se confondant progressivement avec le parti puisse à son tour tendre à dire ‘‘ je veux ’’ sans nuire à l’impératif racial qui le détermine, parce qu’il aura pris conscience de cet impératif.
Réconciliant le peuple avec lui-même, réunissant les travailleurs de la tête et du bras, en confiant à chacun le rôle que lui réserve sa valeur propre, nous aurons la possibilité de voir naître, dans l’Occident, une nouvelle conscience avec une nouvelle unité. Nous aurons la possibilité, à chacun, de dire : ‘‘ il est temps de retrouver ton orgueil originel, ta force et ta santé. Tu as à surmonter la triste humanité de notre temps pour créer un homme nouveau, par-delà et par-dessus elle. N’aie pour la regarder, ni regret, ni compassion, les vieux dieux sont morts. ’’ Avec un homme nouveau naissent des mesures nouvelles et pour chacun la possibilité de réaliser son destin et son oeuvre.
Ce sont les origines des mouvements socialistes qui ont posé devant nous les problèmes de l’unité d’une façon impérieuse : L’unité du monde et son unité propre pour réformer ce monde réunifié par lui.
Or sa naissance n’est pas liée aux mêmes causes et n’a connu ni des moyens ni des méthodes semblables dans chaque pays, son unité était donc menacée dès sa naissance.
Les différents groupes socialistes sont nés sous la poussée de nécessités immédiates et non idéologiques. Variables suivant le développement technique et social de chaque région, variables suivant le niveau des groupes ethniques qui les constituaient, ces nécessités imposaient des méthodes diverses. De la justification de ces méthodes sortaient des théories variées.
Ainsi sur le plan idéologique, même au cas où des problèmes absolument identiques se fussent offerts, chaque ‘‘ tache ’’ raciale exprimait ses besoins et organisait son socialisme différemment. Plus ordonné dans les pays nordiques et l’Angleterre ; Subissant plus nettement l’influence sémitique en Allemagne ; Entièrement sémitisé en Russie, l’instabilité du mélange racial français ou italien lui imposait des formes multiples en France et en Italie.
Ainsi, dès la naissance de la première Internationale, la division profonde éclatait, et dans la seconde, elle se manifestait avec une acuité d’autant plus grande que chaque groupe était appelé à l’exercice du pouvoir dans différents pays.
Ce serait cependant une erreur, hélas trop souvent commise, que de voir le socialisme seulement à travers les internationales qui ne furent à proprement parler que fragments des socialismes. Elles furent des entreprises destinées à canaliser et à détourner de leurs véritables objets les tendances socialistes profondes des peuples européens. La volonté d’unité et de discipline des peuples eût dû pousser les peuples à souhaiter de telles organisations mais non à en confier la direction à des hommes étrangers à notre continent.
À côté de la nécessité pour un prolétariat naissant et surexploité de se créer des organismes de combat et de défense, l’analyse du développement historique par des théoriciens de race blanche amenait ces derniers à jeter les bases d’une conception du monde plus conforme à l’équilibre humain, à la nature et au génie des races européennes. Cette dernière influence qui fit concorder chaque développement conceptuel à chaque tâche raciale fut à l’origine des théories diverses au début, autant et plus peut-être que les conditions économiques différentes.
Ainsi donc, en même temps qu’organisation de combat, l’organisation socialiste était dès sa naissance organisation de pensée et d’éducation. À côté des mouvements socialistes purement matérialistes, naissaient des mouvements socialistes essentiellement idéalistes dont les anarchistes sont à n’en pas douter les représentants authentiques à notre époque. Le fait qu’ils se soient détachés de leur but primitif et de leur véritable origine ne peut en rien modifier notre point de vue à ce sujet.
Le fait que la banque juive internationale, puis l’État soviétique aient abondamment financé les internationales à directions juives n’a pas été pour rien dans leur développement rapide et considérable, en mettant à leur disposition des moyens que les groupes socialistes concurrents avec leurs seuls adhérents ne pouvaient évidemment réunir avec le fruit de leur travail. Enfin les non-Juifs fortunés ont également emboîté le pas à la banque juive plutôt qu’à leurs compatriotes socialistes et ce ne fut pas pour peu de chose dans la stagnation des mouvements isolés, demeurés nationaux en même temps que socialistes.
Le développement des connaissances scientifiques et notamment de l’anthropologie et de la biologie auraient pu et dû conduire à une atténuation des divergences d’origine en permettant l’unification des bases doctrinales des différents socialismes nationaux. Il n’en fut rien pendant bien longtemps et c’est seulement la guerre de 1939-40 qui fit prendre conscience à nombre de socialistes de la réalité nationale et raciale. Elle faisait en même temps prendre conscience à nombre de nationaux de la réalité sociale, ce qui permit un brassage énorme dans les peuples européens des mouvements politiques et jusqu’à des couches sociales elles-mêmes. Ainsi s’établirent des rapports nouveaux de race à race, de gouvernement à gouvernement et de groupe à groupe. Désormais la conscience d’une unité certaine de tout l’Occident redevint sensible en même temps que l’idée d’une nouvelle unité du socialisme occidental sur la base des parentés raciales apparaissait comme la plus capable de préparer un nouveau regroupement des peuples de l’Occident.
Le morcellement continu des mouvements socialistes dans leur forme moderne semblait un mal insurmontable, entretenu qu’il était d’ailleurs par des ‘‘ théoriciens ’’ souvent juifs et par des arrivistes de toute race. Cela provenait, ainsi qu’on peut aujourd’hui s’en rendre compte, non du bouillonnement des idées au sein des socialismes de l’Occident, mais bien plutôt de leur faiblesse idéologique et de l’impuissance où ils se trouvaient de surmonter leur manque de programme d’ensemble. Ce mal provenait, à la base, du fait que ni les uns ni les autres n’avaient réussi à isoler doctrinalement les raisons profondes et réelles de leurs divisions continuelles, ni les motifs et les justifications d’une unité de point de vue sur les données essentielles du programme.
Périodiquement en effet, naissaient dans le socialisme occidental de grands mouvements, tantôt à tendance seulement syndicaliste, tantôt à tendance purement politique et qui avaient pour prétention de réveiller ou de rénover le socialisme européen. Chacun d’eux n’obtint pour résultat pratique que de le scinder un peu plus, faute de lui trouver une âme et une raison d’être. La volonté exprimée par les ‘‘ rénovateurs ’’ de ‘‘ revenir ’’ les uns à Marx, les autres à Proud’hon ou à Jaurès n’étaient que manifestations de leur impuissance à créer eux-mêmes le grand courant socialiste qui, rattaché toutefois aux traditions les plus pures du socialisme occidental, fût néanmoins adapté au niveau de notre développement technique et aux nécessités dominantes des races occidentales.
Seule l’émotion causée dans le monde par l’avènement du socialisme allemand sous sa forme raciste en 1933 conduisit un certain nombre de théoriciens à réviser plusieurs des mots d’ordre de base de leurs programmes et de leurs doctrines. Là encore ils n’eurent pas assez d’originalité pour ‘‘ digérer ’’ la leçon et la repenser.
De la même façon qu’ils avaient naguère suivi Marx, ou l’U. R. S. S., ou Jaurès, ils se tinrent à la remorque du national-socialisme allemand sans comprendre qu’il ne faisait que correspondre aux besoins d’un certain cadre racial et ne pouvait, tel quel, s’appliquer à l’Occident entier. Le sentiment obscur de cette insuffisance et de cette impuissance, carence désormais habituelle, ne pouvait qu’entraîner la multiplication des programmes et des organisations. Plusieurs mouvements et courants parallèles concurrents et souvent ennemis se partagèrent une fois de plus le peuple français. Le ‘‘ fait ’’ de l’occupation qui incitait l’occupant à diviser ou à aiguiser les divisions qui pouvaient lui être utiles ne pouvait évidemment faciliter la tâche de clarification idéologique nécessaire.
Le résultat le plus clair de cette situation fut seulement que le socialisme sémitique des internationales ‘‘ deux ’’ et ‘‘ trois ’’ prit le dessus dans tous les domaines de la politique occidentale malgré les tendances spontanées tout à fait contraires des larges couches populaires de l’Occident. C’est pourquoi ces dernières attendent encore l’orientation et la doctrine qui leur manquent.
On pourrait se demander pourquoi les Français dont les tendances à l’unité ont toujours été si profondes qu’ils furent le premier peuple à trouver le chemin de l’unité nationale, ont accepté aussi facilement les scissions dans le mouvement socialiste. C’est sans doute que pour eux ni le principe de l’unité, ni le principe de l’autorité ne ressortissent à l’ordre organisationnel et qu’il leur semble possible, suivant un mot d’ordre trop fameux, de ‘‘ marcher séparément pour frapper ensemble ’’ ce que ne concevrait naturellement, ni un Allemand ni un Anglais.
Il lui semble donc parfaitement logique de suivre ce qu’il croit être la ‘‘ vérité ’’ sans suivre avec discipline une organisation dont il n’approuverait pas tous les mots d’ordre mais qu’il pourrait cependant influencer plus efficacement de l’intérieur. Son souci d’absolu et de clarté, lui fait exiger des positions tranchées et non des demi-mesures provisoires qui lui permettraient cependant de parvenir à des résultats tangibles beaucoup plus rapidement.
La tâche essentielle de socialistes conséquents est donc de répondre immédiatement et de façon claire, de répondre totalement à tous les problèmes posés et de dégager surtout les grands mots d’ordre permanents qui, en résolvant pour longtemps les questions pendantes permettront de rallier massivement différents courants d’un socialisme national français, conscient de son rôle européen et lié aux différents mouvements semblables de l’Europe.
Il est inexact et injuste de dire que la division est le résultat d’un individualisme outrancier des Français ou le fruit de principes critiques imprudemment introduits dans la doctrine socialiste. Jamais en effet, les théoriciens socialistes des races occidentales n’ont prétendu qu’il fût utile d’être seul plutôt que d’accepter une divergence d’opinion au sein de l’organisation. Seuls des sémites ont pu organiser et ériger en principe cette formule qui les nourrissait, en s’appuyant sur le désir d’absolu des occidentaux dont ils escroquaient ainsi littéralement l’une des tendances les plus pures.
À vrai dire, quand on observe l’histoire des scissions multiples du mouvement socialiste sous sa forme non sémite, on est amené à constater que leur fréquence est due surtout à la coexistence dans le mouvement de principes qui lui appartiennent en propre et d’autres principes qu’il a reçus du marxisme et de ses différentes dissidences sémitiques.
Le socialisme national, qu’il fût syndicaliste ou politique, qu’il fût raciste ou non, a immédiatement appliqué ce principe essentiel que la réalité substantielle du socialisme n’est pas d’essence organisationnelle .mais doctrinale et qu’il se caractérise non par exemple par l’accroissement du niveau des salaires ou du nombre des délégués d’entreprises mais par une conception nouvelle du rôle de l’homme dans le monde et dans la société. Ce rôle nouveau par la création d’un homme plus sain, plus complet, plus responsable, doit selon sa conception même entraîner une rénovation sociale. Mais il a mis longtemps à comprendre,si toutefois il l’a compris, que cette conception doctrinale pouvait souffrir certaines interprétations de détail ou de forme à condition que la ligne fondamentale et les grandes normes soient maintenues et respectées. Enfin il n’a pas encore compris que la qualité de l’adhérent ne peut être attachée seulement à l’accomplissement pur et simple des gestes extérieurs de la propagande politique mais à une adhésion personnelle profonde, à une réforme individuelle qui dresse chacun d’eux comme modèle et comme exemple.
Beaucoup de scissions ont été provoquées par l’autoritarisme doctrinal non sur les données essentielles mais sur les questions d’application de détail, sans voir que seule compte l’unité de combat de militants ayant sur les grands problèmes une même orientation et acceptant dans leur vie personnelle les conséquences de cette orientation générale.
Il s’agit donc pour nous, non de réaliser l’unité formelle, sur un mot d’ordre immédiat d’application, mais l’unité profonde sur les formes générales de l’orientation doctrinale et personnelle : Des modalités diverses d’application peuvent concourir au même but, si une discipline d’organisation assez souple en permet des réalisations immédiates pratiques.
Il est à noter que depuis 1945 une tendance très précise au regroupement se manifeste dans les mouvements que la guerre et ses suites ont voués à la disparition. C’est ainsi que les hommes les meilleurs et les plus désintéressés des mouvements nationaux et socialistes ont cherché dans une bonne foi évidente à se rapprocher et à collaborer. De la sorte nous assistons à un mouvement exactement inverse de celui qui a éparpillé les socialistes à la fin du siècle dernier et au début de celui-ci. Qu’il lui manque encore la doctrine définitive qui lui donnera la cohésion nécessaire ne fait aucun doute, en France du moins, mais le fait de la réunion des différentes tendances doit permettre une élaboration doctrinale plus active. Ainsi s’accomplira la tâche que des organismes dispersés n’ont pu mener à bien, puisque apparemment les éléments essentiels de la doctrine sont déjà réunis.
On peut trouver une raison dans cette tendance à la réunification dans le fait que les classes voient s’estomper les antagonismes que les mouvements du socialisme sémitique avaient entretenus systématiquement. Les ‘‘ capitalistes ’’ nationaux semblent, dans beaucoup de domaines, prendre un peu mieux conscience de leurs devoirs sociaux et les militants socialistes apprécient plus justement le rôle d’organisation et de direction du ‘‘ capitaliste ‘’, quand ce dernier reste lié à son entreprise et y travaille réellement.
Ainsi on parvient à une conception plus harmonieuse du rôle de chacun et dans l’ensemble doctrinal l’idée de l’unité nationale et raciale hors des considérations et des antagonismes de classes fait des progrès manifestes. En même temps cette idée crée un sentiment de solidarité plus net entre membres d’une même communauté populaire, développe la volonté de réalisations sociales et de compréhension réciproques. C’est ce qui explique l’atténuation des divergences de classes et la possibilité immédiate d’un socialisme qui soit lui-même et en même temps national.
Que cette situation éminemment favorable ne soit pas saisie, et il est évident que les antagonismes auront tendance à renaître. Si le parti socialiste de l’unité nationale et raciale ne peut être mis à même de réaliser un programme d’éducation et de construction socialiste et raciste, la lutte de classe malgré sa tendance à la disparition par le fait du progrès technique sera prolongée et durcie pour un temps dont on ne peut évaluer la durée.
Mais la tâche essentielle est la constitution immédiate d’un corps de doctrine suffisamment précis et complet pour que l’éducation individuelle de tous les adhérents empêche désormais de nouvelles scissions ou les rende impuissantes. Il ne s’agit en général que d’en réunir les éléments épars et d’en réaliser la synthèse.
En étudiant toute l’histoire du socialisme, en effet, on se rend compte que c’est seulement aux instants de torpeur intellectuelle individuelle, aux instants où l’étude et l’adhésion personnelles faisaient place au suivisme d’organisation ou de personne que les scissions devenaient le plus faciles. En effet le rôle du chef devenait tel qu’il demandait alors une obéissance passive pure et simple que la moindre erreur personnelle de sa part rendait illusoire ou problématique, faute d’une adhésion plus profonde basée sur l’étude et l’éducation politique entraînant un engagement sincère.
Il n’est donc pas vrai que le principe des scissions soit inhérent au peuple français ou à la doctrine socialiste, mais surtout au fait que chaque théoricien s’est borné à avoir une vue fragmentaire du socialisme au lieu de créer la doctrine d’ensemble qui, seule, eût pu permettre une unité de fond diversement exprimée dans la forme.
Ce n’est pas la doctrine mais l’insuffisance de doctrine, ce n’est pas même la discussion mais la discussion superficielle, qui a entraîné les scissions. Allons donc au fond du problème et extrayons les quelques vérités fondamentales de la doctrine et de ses nécessités permanentes et désormais toute scission grave se trouvera évitée. L’adhérent lui-même sera mieux armé pour juger de la sincérité du chef qui lui offrirait une ‘‘ tendance ’’ nouvelle par la scission. Il sera mieux en état de refuser une telle division et préférera briser avec le chef en question qu’avec l’unité indispensable du mouvement et du peuple.
C’est donc dans la mesure où il saura répondre à toutes les questions, résoudre tous les problèmes et être véritablement unitaire que le socialisme réalisera les conditions de la fidélité individuelle seule condition d’unité. C’est dans la mesure où il saura affirmer ses principes propres, ses méthodes particulières que le socialisme national et unitaire sera véritablement national et unitaire.
Il faut qu’il soit à même de placer tout adhérent nouveau devant sa responsabilité personnelle et son devoir propre, en face de la nécessité qui s’impose à lui de se donner tout entier à la cause de sa race et de son peuple. C’est cette seule attitude qui fera descendre chacun en lui-même et le conduira à prendre conscience des liens qui l’attachent à sa race et à son peuple, et par suite à la conception sociale qui est propre à sa race et à son peuple. Cette attitude permettra de combiner la liberté absolue de chacun en lui-même par l’adhésion personnelle profonde. Dans la mesure où une communauté spirituelle s’établira entre l’adhérent et sa race, donc entre l’adhérent et son parti, expression de la race et du peuple, l’unité sera sauvegardée et assurée.
L’unité ne doit donc pas être cherchée dans une atténuation de telle ou telle position pour ménager telle ou telle susceptibilité, mais dans l’examen total et profond de tous les problèmes ; Dans une accentuation et un approfondissement de l’étude, dans leur mise en oeuvre franche et systématique.
À la lumière des événements de 1939-40, le socialisme paraît avoir compris que• la question de l’unité du mouvement en France est liée intimement à l’unité des mouvements de l’Europe. Dans la mesure où le socialisme national français résoudra ses propres problèmes, il contribuera à éclaircir les problèmes de l’unité en Europe et dans le monde par l’empire.
Les peuples coloniaux supportent en effet avec de plus en plus d’impatience le poids d’une domination dont le sens leur échappe puisque les peuples blancs ne semblent pas capables d’organiser chez eux ni la paix ni même la guerre et de réaliser une entente entre cultures qui à eux semblent identiques dans leur essence.
Il leur paraît à juste titre que les peuples blancs ne savent pas se diriger et s’entendre et sont par suite bien osés de vouloir se donner pour modèles et se comporter en maîtres. Ils y sont encouragés encore plus lorsque ces peuples leur donnent des droits exorbitants et les appellent à devenir les véritables arbitres de leurs querelles intérieures et extérieures.
Il est temps de reconquérir par le socialisme et dans la prise de conscience des nécessités raciales et nationales une unité et une autorité qui sont les conditions de notre survivance et du maintien de notre direction matérielle et m orale.
Il est évident que lors du travail d’unification des forces socialistes et nationales nous nous heurterons aux internationales sémites existantes qui n’accepteront pas facilement de voir substituer à leur notion de parti international (déclarée dans la troisième, virtuelle dans la seconde, mais non moins réelle dans les deux), la notion de partis strictement nationaux s’unissant par voie de représentation mutuelle et de négociations par affinités raciales en une véritable fédération de partis et d’États socialistes et nationaux. Il sera difficile également de faire accepter à des organisations prises en tant que telles et qui ne sont que des organisations à directions sémites, le principe de la nation et de la race, le principe de la sélection et de la hiérarchie.
Nous aurons donc à lutter simultanément pour l’unité entre les organisations acceptant déjà les grandes lignes de notre conception ; D’autre part pour l’unité avec les individualités des grandes internationales acceptant ces mêmes principes.
Il est possible qu’ainsi, des groupes entiers viennent des internationales à nous, mais nous ne pouvons naturellement pas croire que des sections de l’internationale puissent passer, sans la force, par décision d’organisation sur le plan théorique où nous nous plaçons. Elles ne pourraient accepter une unité organique qui serait l’aveu même de la défaite programmatique qui est déjà la leur. L’adhésion ne sera donc dans la plupart des cas qu’individuelle.
D’autre part le fait que nous demandions à chacun d’étudier et que nous en donnions les moyens, nous donne l’assurance que les vieilles théories doivent à plus ou moins brève échéance s’effondrer et disparaître. À l’impératif de la ‘‘ ligne générale ’’ imposée par les sept du bureau politique russe nous opposons l’adhésion profonde de chacun, non même à un parti mais à une conception de la vie et du monde.
L’organisation doit être un parti fondé tout entier sur le contact personnel avec l’âme de la race.
À chacun nous disons suivant un mot célèbre : ‘‘ D Deviens ce que tu es ’’ et nous lui demandons de sentir que si sa vertu et son choix portent le même nom et ont le même sens profond que la vertu et le choix de son voisin et de son peuple, néanmoins ce ne sont ni le même choix ni la même vertu, mais quelque chose de différent qui lui appartient en propre et qui n’est pas égal à d’autres. À chacun des membres du parti nous devrons apprendre ce mot que la démocratie a banni de son vocabulaire : ‘‘ Je suis ‘’, et ‘‘ Je veux ‘’.
À chacun encore, quand il aura conquis cette position morale nouvelle pour lui du ‘‘ Je suis ‘’, cette conscience de sa valeur en tant que membre de la race, nous dirons encore que cette valeur n’est pas suffisante car elle n’est que la manifestation extérieure de l’héritage reçu. Au-delà de lui-même, au-delà du ‘‘ Je suis ‘’, chacun doit conquérir pour la race une valeur nouvelle et, se surpassant lui-même, il doit créer pour sa génération et derrière lui pour les millénaires une valeur nouvelle, une émotion nouvelle.
Que vaudrait encore celui qui serait le premier au sein d’une humanité rapetissée, diminuée, dégénérée ? Ce ne serait au plus que le plus grand des dégénérés et des nains.
L’homme que nous voulons façonner doit être non celui qui va devant une humanité telle qu’elle est dans cet instant mais celui qui, par delà, est le pionnier d’un homme nouveau et d’une société nouvelle.
Que celui qui a le souffle court et les muscles relâchés, que celui qui craint le danger et l’effort, que celui surtout qui craint d’être souvent seul au milieu des huées de la multitude, que celui-là s’écarte de notre route et qu’il laisse la voie libre au libre développement de notre race.
Que celui aussi qui se croit prédestiné pour des droits et des privilèges, s’écarte de notre route. Nous n’offrons à ceux qui viennent que l’effort et la peine, la certitude des coups et la foi en la victoire finale. Que ceux qui trouvent creuse cette nourriture, s’écartent encore : Ils ne sont pas des nôtres. Avec nous il n’est que des devoirs, il n’est pas de salaires, ni de récompense matérielle. Ces devoirs, chacun les a choisis librement pour être la simple tâche de chaque jour.
Que celui qui, en revanche, est prêt à tout perdre et à tout risquer, que celui qui veut servir et encore servir et se surmonter lui-même, que celui-là vienne dans nos rangs car il est destiné à vivre dans notre atmosphère et toute autre lui serait étouffante.
samedi 20 février 2010
CRÉATION DE L’HOMME NOUVEAU 3 ème Partie
CRÉATION DE L’HOMME NOUVEAU
Le racisme, en tant que conception particulière du monde et en tant qu’il donne naissance à une nouvelle doctrine politique et sociale, apporte incontestablement un message important à l’homme européen. Bien que celui-ci ne le perçoive pas toujours distinctement, le ferment d’un monde nouveau a été jeté. Il peut se heurter à une opposition sérieuse, à une incompréhension momentanée, il sera néanmoins tôt ou tard entendu.
Sans doute, l’homme européen semble presque plus tenir à sa propre dégénérescence qu’à son progrès ; Il semble fier de sa décrépitude raciale, de sa décadence. Et dans la mesure où le racisme s’attache à sélectionner une espèce nouvelle d’homme blanc ; Dans la mesure où cette sélection rigoureuse peut l’exclure d’un monde qu’il soupçonne sans le souhaiter ; Dans la mesure enfin où il se trouve blessé dans sa propre suffisance, il tente de se dresser contre sa guérison et son salut.
Nous avons dit qu’il s’agit de galvaniser les forces qui subsistent, de ramener au jour les vestiges d’une ancienne noblesse raciale qui caractérisent la civilisation, la culture et l’homme européens. Il s’agit en ce faisant de hâter la naissance et l’avènement d’un individu plus fort et plus complet, — plus sain — qui fera éclater les limites de la société étriquée et du monde sans perspectives actuels. Face au dernier homme de la décadence, faire naître le premier homme du monde nouveau, de l’ordre nouveau, digne d’une philosophie et d’une éthique correspondant au niveau des connaissances de notre temps, tel est le message et l’objet de notre racisme.
Le racisme est en même temps la négation la plus totale et l’affirmation la plus brutale. Au delà d’un dégoût et d’une sorte de désespoir d’un homme que le mélange des sangs et l’influence des philosophies asiatiques ou africaines ont émasculé, il veut éveiller la confiance, la foi en l’homme qui vient. Il en est la certitude. Il doit pour être lui-même s’opposer dès l’abord à tous ceux qui tournés vers le passé, ses méthodes et ses valeurs périmées, voient l’âge d’or derrière et non devant eux. Il doit s’opposer à tout le désordre, à tout le chaos, à toute l’insuffisance des sociétés actuelles qui héritent de connaissances et de techniques dont elles ne sont dignes en aucun cas, dont elles ne peuvent pas faire usage.
Notre message utilise encore certains mots de l’homme d’hier et du monde d’hier, dans la mesure où les valeurs nouvelles encore en gestation n’ont pas créé leur propre langue. Déjà pourtant les anciens mots pour nous s’emplissent d’une substance nouvelle. C’est ainsi que la voix de la race qui commence de balbutier ses premiers mots doit s’éveiller et être éveillée chez le grand nombre.
On peut espérer d’ailleurs que l’orgueil immense de faire naître et de voir naître l’homme du nouvel âge pourra, chez beaucoup, étouffer le petit égoïsme, l’étroite soif de jouissances immédiates, la voix de la race en déclin qui gît et survit en chacun.
La première sélection qui crée le parti révolutionnaire, l’expression de son but, la forme de son combat, préfigurent déjà la race nouvelle. Son message n’est reçu que par ceux qui dans leur chair et dans leur esprit sont prêts à le recevoir. Son message naît de leur propre mouvement, de leur volonté, de leur représentation du monde nouveau.
Nous ajouterons pourtant qu’il s’agit non d’un dogme immuable, mais d’une figure mouvante ; C’est un message toujours incomplet, toujours en devenir, vivant et marchant comme et avec l’homme combattant et créateur qui le conçoit. C’est pourquoi le parti, comme expression plus complète, comme synthèse de l’homme d’hier et de celui d’aujourd’hui doit devenir tour à tour héritier et juge du passé, créateur et législateur de l’avenir.
À chaque époque, la masse des hommes refuse une perfection nouvelle pour se rattacher à ce qui fut la perfection du passé, mais à chaque époque, le parti révolutionnaire et la mince élite qui exprime son message, suscitent une série de combats chez l’individu et dans la société. Nous voulons que notre parti demeure assez vivant et assez jeune pour déclencher constamment cette lutte de soi contre soi, et de soi contre tous, non comme le voulaient les morales et les religions négatives, pour réprimer les aspirations instinctives et profondes de l’homme, mais au contraire, pour les exalter et les sublimer.
La loi de l’homme complet est l’effort et le combat. Seul l’homme du parti préparé physiquement et intellectuellement peut vivre totalement, en lui-même, cette lutte. Si l’homme en effet, est perpétuellement divisé entre son désir de se surmonter, de se dépasser lui-même, en faveur d’une nécessité collective impérieuse et son inertie purement animale, seul celui qui est depuis longtemps armé pour cette lutte peut y triompher. Il n’appartient qu’au petit nombre de prendre entière conscience des intérêts généraux de l’espèce et d’entraîner la masse du peuple dans ce sens. Comme héritier et comme ascendant, comme créateur et comme médiateur, comme juge et comme législateur, le parti est seul apte à surmonter et à faire surmonter cette hésitation et à conduire le peuple au même but.
Cela crée l’obligation pour l’homme du parti de s’intéresser constamment aux traditions et aux habitudes, aux aspirations et aux besoins de son peuple, non dans la mesure où ils s’expriment spontanément mais dans la mesure où le parti les exprime, les pense et les préfigure.
Il doit constamment maintenir le contact avec ce qui est mouvant et positif dans son peuple, mais il doit aussi le devancer et le guider. Il doit déceler dans le peuple dont il est guide et responsable, tout ce qui est cause d’affaiblissement et de chute.
Il ne s’agit donc pas d’un contact machinal, d’une adaptation pure et simple, dans l’examen familier, mais d’une critique permanente et aiguë, d’un échange actif et créateur jetant le ferment de la progression raciale, de la sélection, de la crise permanente dans la pâte de tout le peuple. L’homme du parti, en perpétuelle inquiétude, est précurseur du devenir permanent du peuple et de la race. Sa vie est le refus constant de se satisfaire, pour lui-même et son peuple, de la norme de vie qui à chaque instant est celle de son peuple. L’homme du parti doit voir à chaque instant au-delà de l’état actuel, le but nouveau, la conquête nouvelle, le type nouveau à réaliser. Recevant en lui-même l’expression de son peuple et de sa race, il doit aussitôt la transposer, en extraire un élan nouveau et conduire son peuple dans un mouvement ininterrompu de sélection, dans une crise permanente d’enfantement racial, dans une révolution permanente. Chaque jour, il rejette le type du jour comme un type déjà révolu,pour le modèle racial plus profondément sélectionné que sa volonté projette et dessine.
LA VOLONTE DE PUISSANCE.
Il n’est pour l’homme du parti plus question d’objectif fixé, de but en soi, d’idéal final et permanent. Il n’a plus comme dans les religions du passé un type éternel à éternellement imiter et reproduire. Il cesse de concevoir qu’on puisse modeler sa vie et son devenir sur tel ou tel type humain passé.
Pour l’homme européen nouveau, créateur de sa race, le but est un but qui marche, le modèle est devant et non derrière. Son idéal racial, chaque jour recréé, n’est pas arbitraire et extérieur, mais dans le sens de l’élévation de la race, de la divinisation de sa race. Pour lui se divinise, en quelque sorte, le type idéal et mouvant de la race. Ce modèle mouvant et vivant, perpétuellement incréé et constamment recréé, est la projection de sa volonté dans le monde. Mais le parti et l’homme du parti ne peuvent recréer chaque jour ce but et ce type mouvant que par la soumission totale de leur vie et de leur morale à l’impératif du développement et de l’élévation de leur race : Héritiers et créateurs de leur race, créateurs de leur modèle.
Nous vivons sans doute un moment où les porteurs de l’idéal racial, où les créateurs de la race se sont lassés pour un instant d’être les porteurs d’une culture et d’un type humain supérieur. Ils ont pour un temps été affaiblis et amoindris par le mélange des sangs, par le chaos social, par le contact continu avec une échelle de valeurs créée par des éléments venus d’Asie ou d’Afrique. Leur contact spirituel avec des valeurs négatives leur a fait parfois supporter que d’autres races fussent tenues pour égales de l’Homme européen. Ces valeurs adaptées sans doute au niveau et aux aptitudes, aux besoins, pour tout dire, des races qui les ont enfantées ne sont certainement pas mauvaises en elles-mêmes. Pourtant, bien que vivantes et valables pour d’autres, elles sont porteuses, pour les races de l’Europe, d’hypnose et de mort.
Le drame de notre époque est que les hommes européens ont, par lassitude et par faiblesse, abandonné le sentiment de supériorité pourtant évidente de leur race, de leur sang et de leur culture.
Créateurs de toute culture, bâtisseurs de toute civilisation, ils ont accepté pour leurs égaux ceux qui, loin de créer, avaient, au contraire, traditionnellement détruit les cultures et les civilisations qu’ils avaient rencontrées sur la route de leur expansion.
Les hommes européens ont eux-mêmes condamné leurs dieux et leur morale pour accepter ceux des peuples du désert sans même sentir qu’ils allaient ainsi vers la destruction de ce qui faisait leur valeur supérieure, le niveau de leurs idéaux et la validité de leurs buts.
Ils sont allés parfois jusqu’à se demander si les peuples qui depuis des millénaires sont plongés dans l’apathie physique et le néant intellectuel, dans la stagnation morale et la dégradation sociale, n’avaient pas découvert dans leurs ‘‘ contemplations ’’ des valeurs égales ou supérieures. Ils ont supporté qu’on exprime cette idée contre nature que les individus qui mimaient les gestes de leur culture et de leur civilisation étaient de même importance et de niveau égal à la race qui créait cette culture et cette civilisation. Ils ont ‘‘ découvert ’’ ce que les autres appellent ‘‘ l’humilité culturelle ’’ en face des autres continents et se sont placés dans la situation du professeur qui voudrait s’instruire de la science de ses élèves. L’autorité du maître sur l’élève leur semble un privilège exorbitant. Bien plus, si cette autorité doit devenir permanente parce que l’élève est incapable de s’élever jamais au niveau du maître, alors, désabusés ils préfèrent se retirer et se taire que de devoir s’éveiller de leur rêve.
L’intérêt qu’ils portent et qu’ils ont pour mission de porter aux valeurs dont ils sont dépositaires et comptables doit leur faire repousser la supposition même que l’on puisse substituer à la culture traditionnelle de l’homme blanc celle de races qui au cours des siècles ont été inférieures, aussi longtemps que la pureté de leur propre sang sera garante de la permanence et du développement de cette culture.
C’est pourquoi encore, et comme contrepartie, ils doivent veiller jalousement à la pureté de leur sang, refuser tout mélange et tout mode de vie qui pourraient l’amoindrir, toute échelle de valeurs et tout enseignement qui pourraient conduire à son affaiblissement.
En acceptant seulement de discuter l’évidence historique de la supériorité de leur race, ils ouvrent la porte à la désintégration de leur personnalité et de leur race. L’ouverture du débat est-elle autre chose, en effet, que la manifestation préalable d’un doute sur la valeur et le rôle historique de leur race et de son devenir ?
La puissance de la race n’est pas seulement issue de constatations culturelles raisonnées, mais naît d’une certitude évidente et suffisante, congénitale. C’est un sentiment intérieur de supériorité, une foi dans la puissance du sang.
La prise de conscience totale de la réalité raciale conduit et doit conduire au sentiment de participer consciemment à la forme la plus parfaite du devenir humain et du devenir du monde lui-même. La plus grande insulte qui puisse être infligée à la race tout entière et indirectement à sa propre personnalité par un individu appartenant à la race supérieure est incontestablement le doute ou la fin de non-recevoir opposée à la réalité raciale ou à l’idée de la supériorité de l’homme européen, en tant que créateur et que législateur, en tant que participant à un type unique, mythique, divin.
Ce n’est qu’ainsi que se développe le sens de la supériorité absolue de la race dont on hérite le capital racial, en même temps que le sens de la responsabilité à l’égard de cet apport qui doit être transmis accru à la race nouvelle créée en permanence dans et par chaque homme de la race.
Nous pourrons donc résumer en une seule formule notre conception : La race détermine l’être, mais l’être consciemment crée la race. L’action est consubstantielle à l’être ; L’obéissance à l’impératif racial s’identifie à la connaissance.
Ainsi la race n’agit en aucun cas hors de l’homme, mais l’homme peut agir au-delà de la race sous sa forme actuelle. C’est là et là seulement que s’exprime la plus grande liberté de l’homme : Dans la création consciente et permanente de la race. C’est cette certitude, c’est cette liberté vers le haut qui détermine la solution qu’il apporte et doit apporter au problème des relations de la race et du monde ; De la race et de l’individu ; De la société et de l’individu ; Qui détermine, par suite, plus particulièrement l’attitude de l’homme européen à l’égard des autres races et des autres sociétés. Le fait que les différentes races se trouvent présentement face à face et souvent cohabitent rendrait impossible d’écarter cette question.
Au dehors et au-delà de toutes les races, la race blanche dresse et doit maintenir la flamme d’une culture et d’une échelle de valeurs qui lui appartiennent en propre et qui pour n’être pas valables pour toutes les races n’en sont pas moins les seules qui puissent les élever un peu au-dessus de leur éternel état végétatif.
Il est bon d’ailleurs de ne pas tirer une interprétation erronée de cette dernière affirmation. Sans doute la culture de l’homme européen est la seule qui puisse contribuer en quelque manière à élever un peu le niveau de vie des autres races. Nous n’entendons nullement en tout cas prétendre que notre conception du monde et du rôle de l’homme dans le monde, que notre échelle de valeurs soit applicable, assimilable ou accessible à ces races. Nous savons et affirmons le contraire. Nous pensons toutefois que ces éléments sont clans certains domaines aptes à reproduire et à copier de façon très conséquente — et, pour eux, utile, —les manifestations de notre culture. Il n’est même pas impossible que pour les adapter à leurs besoins ils les transforment en les améliorant. Dans ce cas, comme dans les autres, ils n’auront cependant que copié et manifesté ainsi leur impuissance à créer à notre niveau et à influencer utilement notre propre développement.
Le sens véritable de notre race qui est l’initiative et la création se trouve opposé aux aptitudes de toutes les autres races, non pas par haine étroite ou incompréhension de notre part, mais parce qu’elles gêneraient le développement harmonieux de notre race dans les mêmes domaines. Il est donc inutile en ce moment d’insister sur ce qui différencie notre race des autres et ce qui en fait un produit unique sans qu’aucune analogie extérieure ou sentimentale puisse jamais les rapprocher.
On nous objectera qu’il n’est pas de race pure à l’heure présente dans le monde. Nous aurions loisir de rétorquer qu’elle existe en fait dans les manifestations historiques d’une culture absolument unique et qu’elle est donc biologiquement virtuelle dans la plupart des pays de l’Europe. Mais aussi sur cette base biologique, quand on nous aura reproché d’en faire une notion purement subjective et que nous aurons reconnu qu’elle existe surtout dans notre volonté de la voir renaître, nous ajouterons que c’est aussi la manifestation de la volonté créatrice qui définit et qui crée les conditions d’existence de la race. L’identité de notre représentation du monde et de l’expression de notre volonté dans l’action constitue la seule base valable d’un développement individuel et collectif au sein des peuples européens.
La projection de cette volonté et de cette pensée dans la vie courante de notre époque doit recréer par là même les conditions biologiques de l’unité sociale et politique de ces peuples, au-delà des nationalités librement associées du continent.
Ceux qui parlent de fédération ou d’union européenne, d’Europe ou d’union du continent sans concevoir ou exprimer que cette union ne peut prendre naissance que dans les aspirations les plus profondes des peuples du continent et par l’apparition progressive de la race européenne et non par la création d’un magma informe de peuples et de races sans caractère, ceux-là trahissent la culture humaine en général et lui ferment la route de tout progrès.
Ceux même qui oseront accepter l’idée de la création d’une race européenne sans voir clairement qu’il faut pour la créer éliminer d’abord toutes les causes de dégénérescence au sein de chaque communauté nationale, ceux-là empêcheront encore la véritable libération raciale du continent. Toute attitude confuse ou indécise dans ce domaine, toute solution qui ne donnerait pas la prédominance absolue aux éléments les meilleurs, produits d’une sélection dans l’ensemble de l’Europe, ne pourrait qu’édulcorer et rendre stérile toute construction sociale et politique et ne ferait que contribuer au déclin plus rapide de notre civilisation d’origine.
C’est pourquoi nous n’insisterons jamais assez sur l’abîme fondamental et total qui doit opposer la future ‘‘ race européenne ’’ aux autres races, quel que soit leur niveau actuel apparent. Encore ne les opposons-nous pas de façon toute négative : Nous appartenons à une race et d’elle nous créons une race meilleure. En créant ainsi, nous nous heurtons à d’autres races qui se trouvent en travers de notre route et de notre devenir. Notre racisme, manifestation de foi, de force et de plénitude, n’est, ni ne peut être, négatif. C’est au nom même de son devenir qu’il écarte ce qui s’oppose à son devenir.
Nous avons admis et sous-entendu l’unité d’essence de la race et de l’individu dans la race, par suite la tendance à l’unité du monde et de l’homme dans la mesure où le monde s’extrait pour lui d’un concept de sa volonté. Le but suprême du raciste conséquent est de réaliser entièrement en une unité volontaire sa conception de la race, de l’homme et du monde. Le centre immuable de toute notre conception du monde est la volonté, l’impératif de la race tel qu’il se manifeste fragmentairement dans chaque individu sain.
Il y aurait cependant une contradiction certaine dans le fait de vouloir dresser sur notre conception de la race, du monde, de l’homme, une théorie spéculative et abstraite alors que seule la race vivante, l’homme vivant, en devenir constant, sont les seules prémisses valables de notre conception.
La volonté de la race se manifeste dans l’homme sain et conscient comme un acte concret et non comme une spéculation métaphysique. L’individu ne peut être en quelque sorte, s’il est sain et ‘‘ bien venu ‘’, que cette volonté faite chair et projetée dans le monde et le combat permanent de la vie.
Tout affaiblissement libéral de cette conception ne pourrait qu’ouvrir une brèche et saper la base sociale du devenir racial. La race ne peut survivre d’abord, progresser ensuite, que par la création constante dans la vie, par la sélection systématique et non par l’élaboration de théories plus ou moins intellectuelles et coupées du réel. De telles théories stérilisantes sont de simples négations sans perspectives constructives raciales ou sociales. Nous ne nions pas que le refus pur et simple d’accepter certains voisinages de races et certaines manifestations sociales et politiques issues de ces races est bien tentant, dans la mesure même où il demande moins d’efforts. De telles solutions de facilité ne peuvent nous agréer. Ce n’est pas la fuite qui protège la race et le peuple mais le combat. Ce n’est pas la défensive stérile qui conduit à la victoire mais seulement, dans le combat, l’attaque permanente.
Quand l’un de nous observe l’histoire des migrations par exemple et les transformations d’ordre social, racial et politique, il doit non seulement en saisir les particularités organiques, non seulement analyser la capacité de combat et de virulence des races qui en sont les troupes, mais exprimer dans quelle mesure et de quelle manière le devenir de notre race les surmontera et les dépassera. D’autre part il ne peut s’agir de choisir parmi les valeurs admises par l’adversaire celles qui pourraient de prime abord sembler acceptables aussi pour nous, c’est-à-dire qu’il ne peut s’agir d’un choix déterminé par rapport à l’adversaire. Même une valeur qui semble acceptable dans ce cas ne peut être tenue pour telle que par suite d’une erreur d’appréciation momentanée. Elle n’est pas l’expression d’une réalité. Aucune valeur ne peut être patrimoine commun de deux races ni de deux espèces. Dans le cas où leur forme serait semblable, leur essence, par définition, ne pourrait être que contradictoire et par suite nuisible au développement original de notre propre race.
On ne peut en aucun cas choisir parmi les valeurs de l’autre race. Ces valeurs, pour être réelles chez l’autre sont fausses dans notre propre devenir. Toute adoption, toute acceptation d’une valeur non originale est un acte contre nature. Même la valeur la plus proche de nous, est entachée, au fond, de la tare d’origine qui la marque. La différence essentielle entre notre échelle de valeurs, notre conception du monde et celle des autres races, réside en ce fait que chaque échelle de valeur se tient sous l’influx d’une volonté raciale bien précise, délimitée et hautement caractéristique. Or la volonté de la race en tant que représentation du monde est tout à la fois la loi, la crise et le jugement de tout acte humain, de toute histoire, de toute philosophie et se trouve être même inconcevable comme accessible à une autre race quelle qu’elle soit, qui ne veut trahir ni sa mission, ni sa vocation.
Toutes les attitudes intellectuelles, morales, sociales ou politiques naissent de prises de positions nettes sur la nature et la volonté de la race, sur la nature et la volonté de l’individu, et tant qu’il a choisi dans son domaine d’être législateur et créateur de la race.
Il n’est certainement pas possible d’admettre que la collectivité sociale, quelle qu’elle soit, puisse jamais se trouver à l’abri de faiblesses et de compromissions, de tendances à l’abandon et à la décadence. C’est pourquoi la formulation la plus rigoureuse et la vigilance la plus grande sont à requérir de chacun et d’autant plus que son rôle sera plus important.
Une seule forme de société peut garantir un retour automatique à la santé raciale, l’obéissance à l’impératif de la race. C’est celle où la loi correspond autant que possible aux nécessités de la race. Il ne s’agit alors pour l’homme, ni d’accepter ni de refuser cette loi, ni seulement de lui obéir passivement, mais au contraire, dans la mesure où elle correspond à sa propre nécessité, de se dresser lui-même comme le champion de cette loi, de s’identifier à elle. Son attitude devient alors un état constant d’opposition à toute valeur étrangère à la race, de tension constante et de militantisme dirions-nous, en tant qu’il est lui aussi créateur de cette race et héritier de son impératif.
Or, l’homme européen n’arrive pas dans une société ou monde où il soit maître d’un domaine à lui seul réservé, où l’opposition ne viendrait que de l’extérieur, de races vivant dans d’autres parties du monde. Il ne se trouve pas dans un espace vierge qu’il pourrait immédiatement peupler de sa conception sociale, politique et culturelle. Bien au contraire son propre espace est encombré d’une végétation parasitaire considérable issue de toutes les races qui l’entourent. De plus, dans son propre sein, par le mélange des sangs antérieur à lui, des aspirations qui lui sont étrangères et débilitantes se sont introduites.
Si nous parlons alors de la création d’une nouvelle race en devenir permanent, nous ne pouvons imaginer la moindre spontanéité de création. Une telle spontanéité rendrait inutile l’organisation et le parti. Il s’agirait de cas de perfection individuelle et collective dont l’histoire humaine ne connaît pas d’exemple. Elle n’est en tout cas pas concevable dans l’état actuel du développement humain. Nous ne pourrons négliger par suite, ni l’étude systématique de l’histoire des races supérieures de l’Europe, ni la préparation méthodique individuelle par l’élaboration collective au sein du parti et du peuple ; Le parti agissant comme facteur subjectif du peuple et de la race.
L’enseignement racial sera donc composé des notions familières et connues, mais devra aussi comporter l’approfondissement de valeurs entièrement nouvelles et révolutionnaires ; Valeurs de choc et de crise.
La religion de la race n’est ni soumission ni obéissance, mais héritage et création permanente. Elle n’est pas la réponse à un mot d’ordre ou à une discipline extérieure, à un dogme mystérieusement justifié, établi ou ‘‘ révélé ‘’, mais la brusque prise de conscience d’une réalité retrouvée, d’un critère qui avait déjà été un impératif au temps où dans les sociétés naissantes la hiérarchie spontanément s’établissait de la race conquise à la race conquérante. Elle est la reprise de conscience d’un sentiment que des siècles de soumission au dogme de religions négatives, de corruption faussement égalitaire, d’humanitarisme vide avaient étouffé et parfois presque détruit.
La première tâche sera donc de dénoncer la fragilité de ce vernis, de démasquer la parodie immonde qui sous prétexte d’amour de l’humanité ’’ annihile l’homme le meilleur et le prive de tout ce qui ferait sa force et sa valeur. Il faudra dénoncer sans cesse la menace qui pèse sur une vie qu’il faut faire redevenir totale et pure de toute hypocrisie faussement morale. Il faudra dénoncer tout ce qui pourrait restreindre l’orgueil victorieux qui doit habiter chacun pour peu qu’il se sente vraiment héritier et continuateur d’une race de conquérants et de législateurs, de créateurs. Il lui faudra enfin rallier les énergies éparses, les membres dispersés d’un grand corps racial égaré et qui se retrouve.
Participation à la création volontaire de l’homme nouveau au sein de la race nouvelle, adhésion spontanée au corps populaire et racial, participation constante dans le parti au devenir de la race dans sa volonté, tels seront les premiers devoirs de celui qui dans notre temps osera se dresser contre la dégénérescence générale, contre l’abaissement progressif de son peuple et de sa race. La prise de conscience de cette nécessité est le premier pas dans la voie d’une lutte de l’homme européen qui relève le drapeau de sa dignité et de sa civilisation.
Le racisme, en tant que conception particulière du monde et en tant qu’il donne naissance à une nouvelle doctrine politique et sociale, apporte incontestablement un message important à l’homme européen. Bien que celui-ci ne le perçoive pas toujours distinctement, le ferment d’un monde nouveau a été jeté. Il peut se heurter à une opposition sérieuse, à une incompréhension momentanée, il sera néanmoins tôt ou tard entendu.
Sans doute, l’homme européen semble presque plus tenir à sa propre dégénérescence qu’à son progrès ; Il semble fier de sa décrépitude raciale, de sa décadence. Et dans la mesure où le racisme s’attache à sélectionner une espèce nouvelle d’homme blanc ; Dans la mesure où cette sélection rigoureuse peut l’exclure d’un monde qu’il soupçonne sans le souhaiter ; Dans la mesure enfin où il se trouve blessé dans sa propre suffisance, il tente de se dresser contre sa guérison et son salut.
Nous avons dit qu’il s’agit de galvaniser les forces qui subsistent, de ramener au jour les vestiges d’une ancienne noblesse raciale qui caractérisent la civilisation, la culture et l’homme européens. Il s’agit en ce faisant de hâter la naissance et l’avènement d’un individu plus fort et plus complet, — plus sain — qui fera éclater les limites de la société étriquée et du monde sans perspectives actuels. Face au dernier homme de la décadence, faire naître le premier homme du monde nouveau, de l’ordre nouveau, digne d’une philosophie et d’une éthique correspondant au niveau des connaissances de notre temps, tel est le message et l’objet de notre racisme.
Le racisme est en même temps la négation la plus totale et l’affirmation la plus brutale. Au delà d’un dégoût et d’une sorte de désespoir d’un homme que le mélange des sangs et l’influence des philosophies asiatiques ou africaines ont émasculé, il veut éveiller la confiance, la foi en l’homme qui vient. Il en est la certitude. Il doit pour être lui-même s’opposer dès l’abord à tous ceux qui tournés vers le passé, ses méthodes et ses valeurs périmées, voient l’âge d’or derrière et non devant eux. Il doit s’opposer à tout le désordre, à tout le chaos, à toute l’insuffisance des sociétés actuelles qui héritent de connaissances et de techniques dont elles ne sont dignes en aucun cas, dont elles ne peuvent pas faire usage.
Notre message utilise encore certains mots de l’homme d’hier et du monde d’hier, dans la mesure où les valeurs nouvelles encore en gestation n’ont pas créé leur propre langue. Déjà pourtant les anciens mots pour nous s’emplissent d’une substance nouvelle. C’est ainsi que la voix de la race qui commence de balbutier ses premiers mots doit s’éveiller et être éveillée chez le grand nombre.
On peut espérer d’ailleurs que l’orgueil immense de faire naître et de voir naître l’homme du nouvel âge pourra, chez beaucoup, étouffer le petit égoïsme, l’étroite soif de jouissances immédiates, la voix de la race en déclin qui gît et survit en chacun.
La première sélection qui crée le parti révolutionnaire, l’expression de son but, la forme de son combat, préfigurent déjà la race nouvelle. Son message n’est reçu que par ceux qui dans leur chair et dans leur esprit sont prêts à le recevoir. Son message naît de leur propre mouvement, de leur volonté, de leur représentation du monde nouveau.
Nous ajouterons pourtant qu’il s’agit non d’un dogme immuable, mais d’une figure mouvante ; C’est un message toujours incomplet, toujours en devenir, vivant et marchant comme et avec l’homme combattant et créateur qui le conçoit. C’est pourquoi le parti, comme expression plus complète, comme synthèse de l’homme d’hier et de celui d’aujourd’hui doit devenir tour à tour héritier et juge du passé, créateur et législateur de l’avenir.
À chaque époque, la masse des hommes refuse une perfection nouvelle pour se rattacher à ce qui fut la perfection du passé, mais à chaque époque, le parti révolutionnaire et la mince élite qui exprime son message, suscitent une série de combats chez l’individu et dans la société. Nous voulons que notre parti demeure assez vivant et assez jeune pour déclencher constamment cette lutte de soi contre soi, et de soi contre tous, non comme le voulaient les morales et les religions négatives, pour réprimer les aspirations instinctives et profondes de l’homme, mais au contraire, pour les exalter et les sublimer.
La loi de l’homme complet est l’effort et le combat. Seul l’homme du parti préparé physiquement et intellectuellement peut vivre totalement, en lui-même, cette lutte. Si l’homme en effet, est perpétuellement divisé entre son désir de se surmonter, de se dépasser lui-même, en faveur d’une nécessité collective impérieuse et son inertie purement animale, seul celui qui est depuis longtemps armé pour cette lutte peut y triompher. Il n’appartient qu’au petit nombre de prendre entière conscience des intérêts généraux de l’espèce et d’entraîner la masse du peuple dans ce sens. Comme héritier et comme ascendant, comme créateur et comme médiateur, comme juge et comme législateur, le parti est seul apte à surmonter et à faire surmonter cette hésitation et à conduire le peuple au même but.
Cela crée l’obligation pour l’homme du parti de s’intéresser constamment aux traditions et aux habitudes, aux aspirations et aux besoins de son peuple, non dans la mesure où ils s’expriment spontanément mais dans la mesure où le parti les exprime, les pense et les préfigure.
Il doit constamment maintenir le contact avec ce qui est mouvant et positif dans son peuple, mais il doit aussi le devancer et le guider. Il doit déceler dans le peuple dont il est guide et responsable, tout ce qui est cause d’affaiblissement et de chute.
Il ne s’agit donc pas d’un contact machinal, d’une adaptation pure et simple, dans l’examen familier, mais d’une critique permanente et aiguë, d’un échange actif et créateur jetant le ferment de la progression raciale, de la sélection, de la crise permanente dans la pâte de tout le peuple. L’homme du parti, en perpétuelle inquiétude, est précurseur du devenir permanent du peuple et de la race. Sa vie est le refus constant de se satisfaire, pour lui-même et son peuple, de la norme de vie qui à chaque instant est celle de son peuple. L’homme du parti doit voir à chaque instant au-delà de l’état actuel, le but nouveau, la conquête nouvelle, le type nouveau à réaliser. Recevant en lui-même l’expression de son peuple et de sa race, il doit aussitôt la transposer, en extraire un élan nouveau et conduire son peuple dans un mouvement ininterrompu de sélection, dans une crise permanente d’enfantement racial, dans une révolution permanente. Chaque jour, il rejette le type du jour comme un type déjà révolu,pour le modèle racial plus profondément sélectionné que sa volonté projette et dessine.
LA VOLONTE DE PUISSANCE.
Il n’est pour l’homme du parti plus question d’objectif fixé, de but en soi, d’idéal final et permanent. Il n’a plus comme dans les religions du passé un type éternel à éternellement imiter et reproduire. Il cesse de concevoir qu’on puisse modeler sa vie et son devenir sur tel ou tel type humain passé.
Pour l’homme européen nouveau, créateur de sa race, le but est un but qui marche, le modèle est devant et non derrière. Son idéal racial, chaque jour recréé, n’est pas arbitraire et extérieur, mais dans le sens de l’élévation de la race, de la divinisation de sa race. Pour lui se divinise, en quelque sorte, le type idéal et mouvant de la race. Ce modèle mouvant et vivant, perpétuellement incréé et constamment recréé, est la projection de sa volonté dans le monde. Mais le parti et l’homme du parti ne peuvent recréer chaque jour ce but et ce type mouvant que par la soumission totale de leur vie et de leur morale à l’impératif du développement et de l’élévation de leur race : Héritiers et créateurs de leur race, créateurs de leur modèle.
Nous vivons sans doute un moment où les porteurs de l’idéal racial, où les créateurs de la race se sont lassés pour un instant d’être les porteurs d’une culture et d’un type humain supérieur. Ils ont pour un temps été affaiblis et amoindris par le mélange des sangs, par le chaos social, par le contact continu avec une échelle de valeurs créée par des éléments venus d’Asie ou d’Afrique. Leur contact spirituel avec des valeurs négatives leur a fait parfois supporter que d’autres races fussent tenues pour égales de l’Homme européen. Ces valeurs adaptées sans doute au niveau et aux aptitudes, aux besoins, pour tout dire, des races qui les ont enfantées ne sont certainement pas mauvaises en elles-mêmes. Pourtant, bien que vivantes et valables pour d’autres, elles sont porteuses, pour les races de l’Europe, d’hypnose et de mort.
Le drame de notre époque est que les hommes européens ont, par lassitude et par faiblesse, abandonné le sentiment de supériorité pourtant évidente de leur race, de leur sang et de leur culture.
Créateurs de toute culture, bâtisseurs de toute civilisation, ils ont accepté pour leurs égaux ceux qui, loin de créer, avaient, au contraire, traditionnellement détruit les cultures et les civilisations qu’ils avaient rencontrées sur la route de leur expansion.
Les hommes européens ont eux-mêmes condamné leurs dieux et leur morale pour accepter ceux des peuples du désert sans même sentir qu’ils allaient ainsi vers la destruction de ce qui faisait leur valeur supérieure, le niveau de leurs idéaux et la validité de leurs buts.
Ils sont allés parfois jusqu’à se demander si les peuples qui depuis des millénaires sont plongés dans l’apathie physique et le néant intellectuel, dans la stagnation morale et la dégradation sociale, n’avaient pas découvert dans leurs ‘‘ contemplations ’’ des valeurs égales ou supérieures. Ils ont supporté qu’on exprime cette idée contre nature que les individus qui mimaient les gestes de leur culture et de leur civilisation étaient de même importance et de niveau égal à la race qui créait cette culture et cette civilisation. Ils ont ‘‘ découvert ’’ ce que les autres appellent ‘‘ l’humilité culturelle ’’ en face des autres continents et se sont placés dans la situation du professeur qui voudrait s’instruire de la science de ses élèves. L’autorité du maître sur l’élève leur semble un privilège exorbitant. Bien plus, si cette autorité doit devenir permanente parce que l’élève est incapable de s’élever jamais au niveau du maître, alors, désabusés ils préfèrent se retirer et se taire que de devoir s’éveiller de leur rêve.
L’intérêt qu’ils portent et qu’ils ont pour mission de porter aux valeurs dont ils sont dépositaires et comptables doit leur faire repousser la supposition même que l’on puisse substituer à la culture traditionnelle de l’homme blanc celle de races qui au cours des siècles ont été inférieures, aussi longtemps que la pureté de leur propre sang sera garante de la permanence et du développement de cette culture.
C’est pourquoi encore, et comme contrepartie, ils doivent veiller jalousement à la pureté de leur sang, refuser tout mélange et tout mode de vie qui pourraient l’amoindrir, toute échelle de valeurs et tout enseignement qui pourraient conduire à son affaiblissement.
En acceptant seulement de discuter l’évidence historique de la supériorité de leur race, ils ouvrent la porte à la désintégration de leur personnalité et de leur race. L’ouverture du débat est-elle autre chose, en effet, que la manifestation préalable d’un doute sur la valeur et le rôle historique de leur race et de son devenir ?
La puissance de la race n’est pas seulement issue de constatations culturelles raisonnées, mais naît d’une certitude évidente et suffisante, congénitale. C’est un sentiment intérieur de supériorité, une foi dans la puissance du sang.
La prise de conscience totale de la réalité raciale conduit et doit conduire au sentiment de participer consciemment à la forme la plus parfaite du devenir humain et du devenir du monde lui-même. La plus grande insulte qui puisse être infligée à la race tout entière et indirectement à sa propre personnalité par un individu appartenant à la race supérieure est incontestablement le doute ou la fin de non-recevoir opposée à la réalité raciale ou à l’idée de la supériorité de l’homme européen, en tant que créateur et que législateur, en tant que participant à un type unique, mythique, divin.
Ce n’est qu’ainsi que se développe le sens de la supériorité absolue de la race dont on hérite le capital racial, en même temps que le sens de la responsabilité à l’égard de cet apport qui doit être transmis accru à la race nouvelle créée en permanence dans et par chaque homme de la race.
Nous pourrons donc résumer en une seule formule notre conception : La race détermine l’être, mais l’être consciemment crée la race. L’action est consubstantielle à l’être ; L’obéissance à l’impératif racial s’identifie à la connaissance.
Ainsi la race n’agit en aucun cas hors de l’homme, mais l’homme peut agir au-delà de la race sous sa forme actuelle. C’est là et là seulement que s’exprime la plus grande liberté de l’homme : Dans la création consciente et permanente de la race. C’est cette certitude, c’est cette liberté vers le haut qui détermine la solution qu’il apporte et doit apporter au problème des relations de la race et du monde ; De la race et de l’individu ; De la société et de l’individu ; Qui détermine, par suite, plus particulièrement l’attitude de l’homme européen à l’égard des autres races et des autres sociétés. Le fait que les différentes races se trouvent présentement face à face et souvent cohabitent rendrait impossible d’écarter cette question.
Au dehors et au-delà de toutes les races, la race blanche dresse et doit maintenir la flamme d’une culture et d’une échelle de valeurs qui lui appartiennent en propre et qui pour n’être pas valables pour toutes les races n’en sont pas moins les seules qui puissent les élever un peu au-dessus de leur éternel état végétatif.
Il est bon d’ailleurs de ne pas tirer une interprétation erronée de cette dernière affirmation. Sans doute la culture de l’homme européen est la seule qui puisse contribuer en quelque manière à élever un peu le niveau de vie des autres races. Nous n’entendons nullement en tout cas prétendre que notre conception du monde et du rôle de l’homme dans le monde, que notre échelle de valeurs soit applicable, assimilable ou accessible à ces races. Nous savons et affirmons le contraire. Nous pensons toutefois que ces éléments sont clans certains domaines aptes à reproduire et à copier de façon très conséquente — et, pour eux, utile, —les manifestations de notre culture. Il n’est même pas impossible que pour les adapter à leurs besoins ils les transforment en les améliorant. Dans ce cas, comme dans les autres, ils n’auront cependant que copié et manifesté ainsi leur impuissance à créer à notre niveau et à influencer utilement notre propre développement.
Le sens véritable de notre race qui est l’initiative et la création se trouve opposé aux aptitudes de toutes les autres races, non pas par haine étroite ou incompréhension de notre part, mais parce qu’elles gêneraient le développement harmonieux de notre race dans les mêmes domaines. Il est donc inutile en ce moment d’insister sur ce qui différencie notre race des autres et ce qui en fait un produit unique sans qu’aucune analogie extérieure ou sentimentale puisse jamais les rapprocher.
On nous objectera qu’il n’est pas de race pure à l’heure présente dans le monde. Nous aurions loisir de rétorquer qu’elle existe en fait dans les manifestations historiques d’une culture absolument unique et qu’elle est donc biologiquement virtuelle dans la plupart des pays de l’Europe. Mais aussi sur cette base biologique, quand on nous aura reproché d’en faire une notion purement subjective et que nous aurons reconnu qu’elle existe surtout dans notre volonté de la voir renaître, nous ajouterons que c’est aussi la manifestation de la volonté créatrice qui définit et qui crée les conditions d’existence de la race. L’identité de notre représentation du monde et de l’expression de notre volonté dans l’action constitue la seule base valable d’un développement individuel et collectif au sein des peuples européens.
La projection de cette volonté et de cette pensée dans la vie courante de notre époque doit recréer par là même les conditions biologiques de l’unité sociale et politique de ces peuples, au-delà des nationalités librement associées du continent.
Ceux qui parlent de fédération ou d’union européenne, d’Europe ou d’union du continent sans concevoir ou exprimer que cette union ne peut prendre naissance que dans les aspirations les plus profondes des peuples du continent et par l’apparition progressive de la race européenne et non par la création d’un magma informe de peuples et de races sans caractère, ceux-là trahissent la culture humaine en général et lui ferment la route de tout progrès.
Ceux même qui oseront accepter l’idée de la création d’une race européenne sans voir clairement qu’il faut pour la créer éliminer d’abord toutes les causes de dégénérescence au sein de chaque communauté nationale, ceux-là empêcheront encore la véritable libération raciale du continent. Toute attitude confuse ou indécise dans ce domaine, toute solution qui ne donnerait pas la prédominance absolue aux éléments les meilleurs, produits d’une sélection dans l’ensemble de l’Europe, ne pourrait qu’édulcorer et rendre stérile toute construction sociale et politique et ne ferait que contribuer au déclin plus rapide de notre civilisation d’origine.
C’est pourquoi nous n’insisterons jamais assez sur l’abîme fondamental et total qui doit opposer la future ‘‘ race européenne ’’ aux autres races, quel que soit leur niveau actuel apparent. Encore ne les opposons-nous pas de façon toute négative : Nous appartenons à une race et d’elle nous créons une race meilleure. En créant ainsi, nous nous heurtons à d’autres races qui se trouvent en travers de notre route et de notre devenir. Notre racisme, manifestation de foi, de force et de plénitude, n’est, ni ne peut être, négatif. C’est au nom même de son devenir qu’il écarte ce qui s’oppose à son devenir.
Nous avons admis et sous-entendu l’unité d’essence de la race et de l’individu dans la race, par suite la tendance à l’unité du monde et de l’homme dans la mesure où le monde s’extrait pour lui d’un concept de sa volonté. Le but suprême du raciste conséquent est de réaliser entièrement en une unité volontaire sa conception de la race, de l’homme et du monde. Le centre immuable de toute notre conception du monde est la volonté, l’impératif de la race tel qu’il se manifeste fragmentairement dans chaque individu sain.
Il y aurait cependant une contradiction certaine dans le fait de vouloir dresser sur notre conception de la race, du monde, de l’homme, une théorie spéculative et abstraite alors que seule la race vivante, l’homme vivant, en devenir constant, sont les seules prémisses valables de notre conception.
La volonté de la race se manifeste dans l’homme sain et conscient comme un acte concret et non comme une spéculation métaphysique. L’individu ne peut être en quelque sorte, s’il est sain et ‘‘ bien venu ‘’, que cette volonté faite chair et projetée dans le monde et le combat permanent de la vie.
Tout affaiblissement libéral de cette conception ne pourrait qu’ouvrir une brèche et saper la base sociale du devenir racial. La race ne peut survivre d’abord, progresser ensuite, que par la création constante dans la vie, par la sélection systématique et non par l’élaboration de théories plus ou moins intellectuelles et coupées du réel. De telles théories stérilisantes sont de simples négations sans perspectives constructives raciales ou sociales. Nous ne nions pas que le refus pur et simple d’accepter certains voisinages de races et certaines manifestations sociales et politiques issues de ces races est bien tentant, dans la mesure même où il demande moins d’efforts. De telles solutions de facilité ne peuvent nous agréer. Ce n’est pas la fuite qui protège la race et le peuple mais le combat. Ce n’est pas la défensive stérile qui conduit à la victoire mais seulement, dans le combat, l’attaque permanente.
Quand l’un de nous observe l’histoire des migrations par exemple et les transformations d’ordre social, racial et politique, il doit non seulement en saisir les particularités organiques, non seulement analyser la capacité de combat et de virulence des races qui en sont les troupes, mais exprimer dans quelle mesure et de quelle manière le devenir de notre race les surmontera et les dépassera. D’autre part il ne peut s’agir de choisir parmi les valeurs admises par l’adversaire celles qui pourraient de prime abord sembler acceptables aussi pour nous, c’est-à-dire qu’il ne peut s’agir d’un choix déterminé par rapport à l’adversaire. Même une valeur qui semble acceptable dans ce cas ne peut être tenue pour telle que par suite d’une erreur d’appréciation momentanée. Elle n’est pas l’expression d’une réalité. Aucune valeur ne peut être patrimoine commun de deux races ni de deux espèces. Dans le cas où leur forme serait semblable, leur essence, par définition, ne pourrait être que contradictoire et par suite nuisible au développement original de notre propre race.
On ne peut en aucun cas choisir parmi les valeurs de l’autre race. Ces valeurs, pour être réelles chez l’autre sont fausses dans notre propre devenir. Toute adoption, toute acceptation d’une valeur non originale est un acte contre nature. Même la valeur la plus proche de nous, est entachée, au fond, de la tare d’origine qui la marque. La différence essentielle entre notre échelle de valeurs, notre conception du monde et celle des autres races, réside en ce fait que chaque échelle de valeur se tient sous l’influx d’une volonté raciale bien précise, délimitée et hautement caractéristique. Or la volonté de la race en tant que représentation du monde est tout à la fois la loi, la crise et le jugement de tout acte humain, de toute histoire, de toute philosophie et se trouve être même inconcevable comme accessible à une autre race quelle qu’elle soit, qui ne veut trahir ni sa mission, ni sa vocation.
Toutes les attitudes intellectuelles, morales, sociales ou politiques naissent de prises de positions nettes sur la nature et la volonté de la race, sur la nature et la volonté de l’individu, et tant qu’il a choisi dans son domaine d’être législateur et créateur de la race.
Il n’est certainement pas possible d’admettre que la collectivité sociale, quelle qu’elle soit, puisse jamais se trouver à l’abri de faiblesses et de compromissions, de tendances à l’abandon et à la décadence. C’est pourquoi la formulation la plus rigoureuse et la vigilance la plus grande sont à requérir de chacun et d’autant plus que son rôle sera plus important.
Une seule forme de société peut garantir un retour automatique à la santé raciale, l’obéissance à l’impératif de la race. C’est celle où la loi correspond autant que possible aux nécessités de la race. Il ne s’agit alors pour l’homme, ni d’accepter ni de refuser cette loi, ni seulement de lui obéir passivement, mais au contraire, dans la mesure où elle correspond à sa propre nécessité, de se dresser lui-même comme le champion de cette loi, de s’identifier à elle. Son attitude devient alors un état constant d’opposition à toute valeur étrangère à la race, de tension constante et de militantisme dirions-nous, en tant qu’il est lui aussi créateur de cette race et héritier de son impératif.
Or, l’homme européen n’arrive pas dans une société ou monde où il soit maître d’un domaine à lui seul réservé, où l’opposition ne viendrait que de l’extérieur, de races vivant dans d’autres parties du monde. Il ne se trouve pas dans un espace vierge qu’il pourrait immédiatement peupler de sa conception sociale, politique et culturelle. Bien au contraire son propre espace est encombré d’une végétation parasitaire considérable issue de toutes les races qui l’entourent. De plus, dans son propre sein, par le mélange des sangs antérieur à lui, des aspirations qui lui sont étrangères et débilitantes se sont introduites.
Si nous parlons alors de la création d’une nouvelle race en devenir permanent, nous ne pouvons imaginer la moindre spontanéité de création. Une telle spontanéité rendrait inutile l’organisation et le parti. Il s’agirait de cas de perfection individuelle et collective dont l’histoire humaine ne connaît pas d’exemple. Elle n’est en tout cas pas concevable dans l’état actuel du développement humain. Nous ne pourrons négliger par suite, ni l’étude systématique de l’histoire des races supérieures de l’Europe, ni la préparation méthodique individuelle par l’élaboration collective au sein du parti et du peuple ; Le parti agissant comme facteur subjectif du peuple et de la race.
L’enseignement racial sera donc composé des notions familières et connues, mais devra aussi comporter l’approfondissement de valeurs entièrement nouvelles et révolutionnaires ; Valeurs de choc et de crise.
La religion de la race n’est ni soumission ni obéissance, mais héritage et création permanente. Elle n’est pas la réponse à un mot d’ordre ou à une discipline extérieure, à un dogme mystérieusement justifié, établi ou ‘‘ révélé ‘’, mais la brusque prise de conscience d’une réalité retrouvée, d’un critère qui avait déjà été un impératif au temps où dans les sociétés naissantes la hiérarchie spontanément s’établissait de la race conquise à la race conquérante. Elle est la reprise de conscience d’un sentiment que des siècles de soumission au dogme de religions négatives, de corruption faussement égalitaire, d’humanitarisme vide avaient étouffé et parfois presque détruit.
La première tâche sera donc de dénoncer la fragilité de ce vernis, de démasquer la parodie immonde qui sous prétexte d’amour de l’humanité ’’ annihile l’homme le meilleur et le prive de tout ce qui ferait sa force et sa valeur. Il faudra dénoncer sans cesse la menace qui pèse sur une vie qu’il faut faire redevenir totale et pure de toute hypocrisie faussement morale. Il faudra dénoncer tout ce qui pourrait restreindre l’orgueil victorieux qui doit habiter chacun pour peu qu’il se sente vraiment héritier et continuateur d’une race de conquérants et de législateurs, de créateurs. Il lui faudra enfin rallier les énergies éparses, les membres dispersés d’un grand corps racial égaré et qui se retrouve.
Participation à la création volontaire de l’homme nouveau au sein de la race nouvelle, adhésion spontanée au corps populaire et racial, participation constante dans le parti au devenir de la race dans sa volonté, tels seront les premiers devoirs de celui qui dans notre temps osera se dresser contre la dégénérescence générale, contre l’abaissement progressif de son peuple et de sa race. La prise de conscience de cette nécessité est le premier pas dans la voie d’une lutte de l’homme européen qui relève le drapeau de sa dignité et de sa civilisation.
CRÉATION DE L’HOMME NOUVEAU 2 ème Partie
GENOPOLITIQUE
Biopsychologie et ordre social
Considérons maintenant une Communauté de race homogène ou en processus d’homogénéisation suffisamment avancé pour qu’il ne soit pas nécessaire de tenir compte, en son sein, de groupes ethniques différenciés. Si nous l’examinons du point de vue sociologique, elle nous apparaîtra comme un ensemble de groupes et d’associations, entrelacés et hiérarchisés, qui remplissent des fonctions diverses, et il nous sera possible d’en tracer le schéma organique. Pourrons-nous ainsi nous faire une idée complète de la société en question ? Non, car celle-ci est formée, en dernière instance, d’individus répartis entre les groupes dont ils constituent la matière première humaine. Ces individus sont différents et inégaux en raison des caractères biologiques et psychiques qu’ils possèdent. Leurs différences et leur inégalité se répercutent nécessairement sur les groupes sociaux dont ils font partie. Le sociologue et, à plus forte raison, le spécialiste en science politique ne peuvent donc pas ignorer la biopsychologie, c’est-à-dire la discipline qui étudie l’homme dans son unité et dans son intégralité : Non pas l’Homme abstrait que Maistre disait n’avoir jamais rencontré nulle part, mais l’homme réel, avec ses caractères généraux, et aussi avec ses particularités. La race n’est donc que l’une des données du problème biopolitique. Si nous l’éliminons de nos analyses futures parce qu’elle est commune à tout l’ensemble social considéré, il nous reste à établir les rapports qui existent ou devraient exister entre les groupes sociaux et la nature biopsychique des êtres qui les composent. Étant donné que ces groupes sont essentiellement fonctionnels, notre recherche tendra logiquement à établir leur spécialisation organique sur la base de la différenciation biopsychique des individus. Telle est la tâche de la génopolitique.
La spécialisation sociale biopsychique
Bien que, de nos jours, on n’en accepte pas facilement les conséquences, le principe dé la spécialisation sociale biopsychique est appliqué dans toutes les sociétés existantes. Aucune Communauté ne peut méconnaître les différences d’âge de ses membres. Partout, l’adolescence est réservée à l’étude, la maturité au travail et la vieillesse au repos. Pensons un instant à l’absurdité d’un renversement de cet ordre ! L’âge est l’un des facteurs essentiels de la différenciation biopsychique : L’enfant n’a ni les mêmes possibilités physiques ni les mêmes dispositions psychiques que l’homme fait, ni l’homme fait que le vieillard. D’une manière plus générale, la division du travail dans toute société organisée se fonde, dans une certaine mesure, sur la capacité particulière des individus : On ne choisit pas les professeurs en fonction de leurs muscles ni les débardeurs en raison de leur sens esthétique. L’ordre social tient donc nécessairement compte des dispositions individuelles ou, mieux encore, repose sur elles, et nul ne le met en doute. Cependant, on proteste fréquemment contre l’inégalité fonctionnelle des sexes qui est pour le moins aussi manifeste. La fonction de reproduction est essentielle pour la Communauté qui, sans elle, disparaîtrait en quelques décennies. Or elle ne peut être remplie que grâce à la différenciation des rôles biologiques de l’homme et de la femme, laquelle implique une différenciation sociale. C’est la mère qui porte l’enfant dans son sein, puis lui donne à téter. Elle n’est donc pas disponible pour un travail de production régulier, et il est naturel que le foyer reste à sa charge. Par ailleurs, la conformation corporelle et les qualités psychiques qui lui sont liées ne sont pas plus identiques chez la femme et chez l’homme que chez la vache et chez le taureau, si on nous pardonne la comparaison. Nul ne penserait à envoyer des vaches se battre aux arènes. Pourquoi, dans ces conditions, attribuer aux femmes les mêmes fonctions sociales qu’aux hommes ? Les femmes ne sont faites ni pour combattre, ni pour commander, ni pour créer. On a remarqué fort justement, dans le domaine artistique, qu’aucune femme n’a jamais été un grand compositeur bien que le sexe féminin ait eu, à peu d’exceptions près, l’exclusivité de la culture musicale. Il nous faut, cependant, exprimer la même réserve qu’en ce qui concerne les ensembles raciaux : Il existe des femmes supérieures à bien des hommes du point de vue de l’énergie combative, du don de commandement et du pouvoir de création. Cela ne contredit nullement la différenciation fonctionnelle qui correspond à leur sexe.
La famille
Cette spécialisation s’affirme surtout dans la famille, groupe biopsychique théoriquement complet, produit de l’union de l’homme et de la femme. La famille est un groupe fonctionnel caractérisé : Elle a pour rôle primordial la procréation et l’éducation des enfants. Nous savons, par nos analyses du Chapitre I, que l’être humain reçoit de ses parents la totalité de sa dotation héréditaire. C’est donc un héritier, non seulement en ce qu’il acquiert après sa naissance, mais encore et surtout en ce qu’il est. Or des millions d’éducateurs, dans le monde, se dédient à orienter l’enfant entre ses potentialités bonnes et mauvaises, mais personne, ou presque personne, ne se préoccupe de la sélection des parents dont procèdent ces possibilités, ou bien la sélection que l’on pratique se fonde sur des considérations économiques qui n’ont pas grand-chose à voir, surtout dans la société moderne, avec les réalités biopsychiques. L’histoire récente a cependant connu diverses formes de sélection valables dont la tradition se perpétue dans certains milieux, malheureusement de plus en plus restreints. Sous l’Ancien Régime, la noblesse était transmise par hérédité paternelle : C’était là oublier que la mère donne à l’enfant autant de gènes que le père. Mais la coutume complétait généralement la loi et les mésalliances étaient exceptionnelles. Certains ordres militaires se montraient plus stricts dans ce domaine et exigeaient de leurs membres au moins quatre quartiers de noblesse. Même de nos jours, les familles royales, à quelques exceptions près, s’unissent entre elles indéfiniment. Notons, enfin, que l’histoire plus lointaine nous parle de certaines familles qui, isolées pour des raisons ethniques ou simplement biopsychiques au sein d’une population inférieure, conservaient grâce à une étroite consanguinité leurs qualités particulières : Ainsi les familles impériales du Pérou et, en ce qui concerne la dernière dynastie, d’Egypte.
Le lignage
La famille peut donc se perpétuer par des unions successives totalement ou relativement consanguines et constituer ainsi un lignage qui conserve un faisceau de qualités biopsychiques déterminées. Ce phénomène n’est pas le propre de telle ou telle couche sociale. Il existe des lignages ouvriers et paysans comme des lignages aristocratiques, et la notion de mésalliance vaut à tous les niveaux de l’échelle sociale. Même si, en fait, elle est souvent le résultat de préjugés, au plein sens du terme, cette notion possède de solides bases scientifiques et répond à un danger réel de destruction du lignage. Introduire dans celui-ci un élément inconnu ou simplement étranger, c’est faire une expérience sur laquelle on ne pourra jamais revenir. Quelle sera la synthèse biopsychique qui en sortira ? La prévision, dans ce domaine, nous est interdite, tout au moins pour le moment. La conservation endogamique de la masse héréditaire traditionnelle assure, au contraire, sauf en cas de dégénérescence, l’unité dans le temps du groupe familial, physique et psychique. Dans les lignages homogènes, l’existence d’un tel type ne peut pas être mis en doute. Le langage courant lui-même l’admet lorsqu’il emploie l’expression “air de famille”. L’histoire nous montre des lignages d’artisans, de paysans, d’industriels, d’artistes, d’hommes d’Etat, de chefs de guerre, etc. Le lignage est donc un ensemble biopsychique héréditaire différencié. Dans son essence, il ne se distingue pas de la race. De même que nous avons vu les grandes races se diviser en ensembles secondaires, nous voyons maintenant ceux-ci subdivisés en lignages. Nous saisissons mieux, ainsi, l’unité de la biopolitique, de même que nous comprenons mieux qu’il soit nécessaire, pour instituer un ordre social organique, de tenir compte, non seulement des divers ensembles ethniques qui peuvent coexister au sein d’une Communauté, mais encore les ensembles biopsychiques, de même nature mais de gradation différente, en lesquels se divisent les ensembles raciaux homogènes.
La couche sociale
Nous verrons plus loin comment se différencient les lignages. Mais il nous faut remarquer tout de suite que, sauf dans le cas d’une stricte consanguinité, ils ne se forment pas, ni ne se maintiennent, dans l’isolement. Les unions entre lignages de même rang, voire de même valeur, et souvent de même fonction sociale produisent avec le temps une homogénéisation qui les unifie en un ensemble plus vaste : Telle est l’origine de l’ordre ou état de l’Ancien Régime (sauf, bien entendu, en ce qui concerne le clergé catholique, de nature différente), avec ses subdivisions ; Telle est également, mais à un moindre degré, celle de la classe contemporaine. L’ordre, dans une Communauté ethnique homogène, peut être comparé à la caste de la Communauté métissée, mais avec une différence fondamentale : La caste est nécessairement fermée parce qu’elle est fondée sur une synthèse particulière de caractères raciaux essentiellement différenciés, que l’on ne veut pas modifier. L’ordre, au contraire, peut être ouvert aux mutants parce que les caractères biopsychiques qui lui appartiennent en propre sont accidentellement différenciés, ce qui ne veut pas dire qu’ils soient le produit du hasard, mais simplement qu’ils sont nés et peuvent encore naître de l’action du milieu. Les classes sociales modernes n’ont pas conservé intégralement la nature biopsychique des ordres. La société libérale a favorisé l’accès à la couche dirigeante d’éléments inférieurs mais soumis, consciemment ou non, à la volonté de l’oligarchie capitaliste. Elle a permis l’élévation sociale par la fortune. En même temps, elle a rejeté dans les couches inférieures, ou maintenu en elles, les éléments dynamiques qu’elle jugeait dangereux en raison de leur valeur. Il n’en reste pas moins vrai, comme l’a noté fort justement Carrel, que les paysans qui sont restés attachés à leur terre malgré l’appel de l’usine l’ont fait parce qu’ils possédaient les qualités et les lacunes qui les rendaient aptes à un tel mode de vie. De même, le manoeuvre qui se montre incapable de devenir ouvrier qualifié souffre indiscutablement d’une insuffisance organique et psychique. Tout le monde admet en fait, même si elle est imparfaite, cette nature biopsychique des couches sociales et reconnaît l’existence de types physiques et mentaux qui l’expriment. Il existe un type paysan, un type prolétarien, un type bourgeois, un type aristocratique, etc., si différents les uns des autres que certains ont cru ne pouvoir les expliquer que par des origines raciales distinctes.
L’origine de la stratification sociale
Telle est, en particulier, la thèse de Gobineau : La stratification sociale serait le produit de la conquête militaire et de la soumission des vaincus. Ainsi, en France, la noblesse procéderait des envahisseurs germains de race nordique, grands, blonds et dolichocéphales, tandis que le reste de la population serait gallo-romain, avec prédominance numérique de l’élément alpin, petit, brun et brachycéphale. Cette explication, établie sur la base du fixisme ethnique de son auteur et par analogie avec le système des castes des Indes pêche par inexactitude historique. Il est bien démontré, en effet, que l’aristocratie féodale française fut constituée par l’union des chefs barbares et des patriciens gallo-romains et que, par ailleurs, elle s’augmenta et se renouvela, au cours des siècles, grâce à d’innombrables anoblissements. Cela ne détruit pas le fait de la suprématie sociale du type dolichocéphale, et Vacher de Lapouge l’a solidement établie sur des bases statistiques : La moyenne de la taille et la proportion de hautes tailles, de même que celle de dolichocéphales, augmentent avec le rang social. D’après ce sociologue, la raison de ce phénomène serait simplement la supériorité du type nordique qui se conserverait malgré le mélange des races et qui se concentrerait dans les couches dirigeantes dont il éliminerait dans une certaine mesure, par sélection, le type alpin. Cette interprétation ne tient pas compte de la variabilité des caractères sur lesquels Vacher de Lapouge la fonde. Nous avons aujourd’hui quelques raisons de croire que l’indice céphalique est modifié par l’action du milieu : Boas semble avoir démontré que les fils d’immigrants dolichocéphales et brachycéphales tendent, à New York, à la mésocéphalie. Nous savons également que la taille n’est nullement un facteur héréditaire immuable et que la vie urbaine détermine, en général, son augmentation. Enfin, Lapouge lui-même démontre que la dépigmentation du poil et de la peau provient d’une atrophie pathologique produite par les climats froids et brumeux et qu’elle est corrigible, bien qu’héréditaire, par le changement de conditions de vie. Il semble donc clair que la stratification sociale dépende de facteurs accidentellement différenciés et qu’elle soit le produit d’un double mouvement des types antérieurement constitués, qui s’unissent par affinité et par capacité, et du milieu fonctionnel qui transforme, lorsque c’est nécessaire, les êtres qui reçoivent sa pression.
Différenciation héréditaire et spécialisation fonctionnelle
Examinons le premier point. Soit une société en formation, comme celle de la “frontière” américaine à la fin du siècle dernier. N’allaient à l’Ouest que des hommes aventureux et entreprenants. Ceux qui possédaient une âme de chef, une constitution physique adéquate et une intelligence suffisante groupaient naturellement autour d’eux des individus forts et courageux, mais incapables de diriger une opération contre les Indiens et de se tailler un domaine dans la prairie. D’autres, intelligents mais moins audacieux et incapables de commander, installaient des épiceries. La spécialisation fonctionnelle, dans un milieu où n’intervenaient presque pas ni la fortune ni les conventions, se fit donc sur la seule base des capacités biopsychiques individuelles, exactement comme au début du Moyen-Age européen. Il n’en est pas de même, évidemment, dans les sociétés organisées, et mal organisées, d’aujourd’hui. L’ordre établi pèse sur les individualités puissantes qui cherchent à s’élever, tandis qu’il maintient artificiellement des êtres inférieurs à un niveau qui ne correspond pas à leur capacité réduite. Cependant, si nous considérons les ensembles, et non plus les individus, nous constaterons qu’en général il existe encore une concordance entre la fonction et la dotation héréditaire de qui l’exerce. Et cela se produit tout simplement parce que, dans la société contemporaine comme sur la “frontière”, bien qu’à un moindre degré, la fonction exige des caractères biopsychiques particuliers. Sous le plus égalitaire des régimes, il n’est pas possible de faire d’un soutier un commandant de navire. La stratification sociale se fonde, par conséquent, sur la sélection biopsychique d’individus qui répondent aux exigences des diverses fonctions. De ce point de vue, il est exact de dire, avec Vacher de Lapouge, que les couches sociales “attirent” les êtres d’un certain type.
Variabilité héréditaire par la fonction
Ce point de vue est cependant insuffisant. Lorsque le développement de l’industrie multiplia les usines, il n’existait nul type prolétarien héréditaire qui put servir de norme de recrutement. Les industriels allèrent chercher leurs ouvriers parmi les paysans, au type fixé par des siècles d’un mode de vie inchangé. Ils attirèrent, bien sûr, en premier lieu, les moins capables, les “moins paysans”, mais bien d’autres suivirent l’exemple de ces derniers, bien qu’ils fussent parfaitement adaptés au travail de la terre. Nonobstant, nous voyons aujourd’hui une classe prolétarienne aussi différenciée que possible de la population paysanne. De même, pour en revenir à notre exemple antérieur, l’aristocratie européenne de l’Ancien Régime avait un type fort différent de celui de la bourgeoisie, au sens propre du terme, au sein de laquelle elle se recrutait sans cesse. Vacher de Lapouge note avec raison que les chroniqueurs de l’époque décrivent toujours le seigneur médiéval comme grand, svelte et blond, alors que le vilain apparaît comme petit, boulot et brun. Les qualités mentales n’étaient, bien entendu, pas moins différentes. Sans doute certains anoblis étaient-ils des mutants, individuellement différenciés de leur couche d’origine. Mais la majeure partie ne se distinguaient de leur milieu primitif que par le degré de leurs qualités : Ils se montraient plus courageux, plus audacieux, plus intelligents, plus aptes au commandement et, du point de vue physique, moins lourds que la majorité de leurs pairs. Quelques générations suffisaient, avec l’aide des mariages, pour incorporer les nouveaux venus à la vieille noblesse, sans que les caractères de cette dernière fussent modifia Le phénomène n’a rien de surprenant. Les anoblis et leurs descendants subissaient la pression du nouveau milieu dans lequel ils vivaient. Au lieu d’obéir, ils commandaient. Au lieu de conduire la charrue ou de manier l’outil, ils montaient à cheval et combattaient. Au lieu de se nourrir principalement de farines et de viande d’animaux domestiques, ils mangeaient du gibier et remplaçaient souvent l’eau par l’alcool. Les valeurs morales auxquelles ils étaient soumis n’étaient plus les mêmes. Leur corps et leur esprit se transformaient par adaptation à leur nouvelle existence. De paysans ou de bourgeois, ils devenaient des seigneurs. Nous saisissons ainsi le double rapport qui existe entre la fonction et le type humain. La fonction attire et, par conséquent, sélectionne les êtres qui possèdent le type correspondant à leurs besoins, mais le type relativement inadéquat s’adapte à la fonction et se modifie sous son influence. S’il est exact de dire que, dans une Communauté d’une homogénéité encore imparfaite, les survivances ethniques constituent, comme les mutations biopsychiques, un facteur de spécialisation fonctionnelle, il ne l’est pas moins d’affirmer que la fonction crée la “race”, c’est-à-dire forme des ensembles biopsychiques homogènes selon un processus semblable à celui dont naissent les ensembles ethniques accidentellement différenciés.
Importance de la différenciation fonctionnelle
La typologie fonctionnelle des ensembles sociaux est donc relative comme celle des races : Elle repose sur la fréquence d’apparition de caractères qui ne se trouvent qu’exceptionnellement tous réunis en une seule personne. Il est facile, et la sociologie comme la psychologie l’ont souvent fait, de constater l’existence, non pas d’un type fonctionnel par ensemble, mais de plusieurs, ainsi que d’établir sur des bases expérimentales les ressemblances qui se manifestent, dans tel ou tel domaine, entre types appartenant à des ensembles différents. Entre l’aristocrate et l’intellectuel de “classe moyenne” il peut y avoir — et il y a généralement — moins de différence, de tel ou tel point de vue, qu’entre ledit aristocrate et le hobereau, alors que celui-ci ressemble souvent plus, en ce qui concerne tel ou tel caractère, aux paysans qu’à ses pairs. Qu’est-ce que cela signifie ? Simplement que chaque ordre ou classe embrasse en réalité une multiplicité de professions diverses qui constituent des sous-catégories fonctionnelles, auxquelles correspondent des types biopsychiques différents. La noblesse comprend des hommes d’Etat, des militaires, des diplomates, des intellectuels, des paysans ; Le prolétariat, des débardeurs, des mécaniciens, des graveurs, etc. Les classes moyennes sont encore plus complexes. Mais certaines professions sont communes à plusieurs ordres : Des caractères communs se superposent donc à leurs caractères différenciés. On dira avec raison du hobereau : C’est un paysan, mais on ne le confondra pas avec des paysans d’une extraction sociale, même infiniment plus riches que lui. En d’autres termes, le rang prime la différenciation professionnelle, mais cette dernière n’en agit pas moins sur les divers niveaux de la stratification sociale. Il existe donc une différenciation verticale — hiérarchique — et une différenciation horizontale — professionnelle — dont les effets s’additionnent. D’une manière générale, la première est la plus profonde. Il sera plus facile à un débardeur de devenir mécanicien que diplomate, de même qu’à un hobereau de se transformer en officier qu’en laboureur. Si on doute de l’efficacité de la différenciation fonctionnelle héréditaire, que l’on se rappelle la phrase désabusée de Trotsky sur “l’incapacité congénitale du prolétariat à devenir une classe dirigeante”, ou que l’on mette en parallèle quelques portraits, choisis au hasard, de membres de l’ancienne aristocratie russe avec les photos de quelques personnages de la bureaucratie actuelle, issue des couches inférieures de la population sans que le temps ait encore pu faire son oeuvre. La stratification biopsychique de la société est si marquée qu’elle en arrive parfois à surmonter, bien entendu sans les détruire, les différences entre grandes races. Un aristocrate japonais, d’une relativement haute taille, au crâne allongé, au visage fin, aux yeux droits, pourvu de qualités de commandement, de courage et d’honneur, est souvent plus proche, même du point de vue physique, d’un aristocrate européen que de son compatriote d’un type biopsychique grossier, de petite taille, aux yeux obliques et au nez camus.
La sélection naturelle
Il n’en doit pas moins rester bien entendu, cependant, que la différenciation fonctionnelle n’agit que dans le cadre de l’ensemble ethnique considéré. Elle actualise, par sélection et par formation, les potentialités de la “matière première” humaine dont elle dispose, lesquelles dépendent essentiellement de la race. Mais il nous faut ajouter : Et de l’état présent de cette race. Il n’est pas indifférent, en effet, que celle-ci soit jeune ou vieille. Une race est jeune lorsque les conditions de vie de ses composants sont restées simples et ne les ont pas obligés à beaucoup s’adapter ni, par conséquent, à beaucoup choisir entre leurs possibilités naturelles. Une comparaison nous fera mieux comprendre le problème : Un enfant bien doté peut choisir entre une formation scientifique et une culture humaniste, mais un homme de soixante ans sera incapable de revenir sur le choix qui a orienté son esprit une fois pour toutes, et aucun changement fonctionnel ne donnera de résultats positifs dans ce domaine. Il n’est pas non plus indifférent qu’une race soit forte ou dégénérée, car ses caractères distinctifs possèdent un degré qualitatif primordial et ce degré, comme les caractères eux-mêmes, n’est pas identique chez tous les membres de l’ensemble ethnique observé à un moment déterminé de son histoire. Certains individus sont sous-alimentés, alcooliques, syphilitiques, ou tout simplement faibles. D’autres, au contraire, sont en pleine possession de toutes les ressources de la race. Dans des conditions primitives d’existence, les faibles disparaissent avant d’avoir pu procréer. La “matière première” sur laquelle agit la différenciation fonctionnelle possède, par conséquent, grâce à une sélection naturelle, un maximum de possibilités. Il n’en est pas de même de nos jours. L’ordre social biopsychique exige, non seulement la différenciation fonctionnelle, mais encore et surtout l’élimination des éléments inférieurs, c’est-à-dire du résidu fonctionnellement inutilisable et socialement dangereux. Sans une telle épuration, la race dégénère. La naissance éventuelle d’un génie hérédo-syphilitique ne compense pas la décadence biopsychique de l’ensemble de la Communauté. Il ne semble pas, d’autre part, que les siècles antérieurs, qui jouissaient des bénéfices de la sélection naturelle, aient été plus pauvres en hommes supérieurs que le nôtre.
La différenciation économique
Le monde contemporain est fort loin de vivre à l’état de nature. Sa structure sociale ignore les lois de la biopolitique, malgré les nombreuses survivances d’une organisation antérieure fondée sur la différenciation biopsychique et bien que les réalités de la nature humaine s’imposent souvent aux utopies égalitaires. Notons, d’autre part, que ces dernières, dans la mesure où elles triomphent, n’ont qu’un caractère destructif et se montrent incapables de remplacer par une construction cohérente l’ancien ordre de choses. La société libérale n’a pas établi l’impossible égalité. Elle s’est limitée à substituer à la différenciation biopsychique une différenciation économique qui a renversé toutes les valeurs. La richesse, au lieu d’être un instrument mis à la disposition de la couche dirigeante, est devenue un moyen d’accéder au pouvoir social. En d’autres temps, on était riche parce que l’on remplissait une fonction de commandement ; Aujourd’hui, dans la société libérale, on commande parce qu’on a de l’argent. La stratification sociale est déterminée par la différence économique qui sépare les classes. Le système qui fait de l’argent, au lieu de la valeur unie à la fonction, le critérium du rang social, constitue sans aucun doute, du point de vue biopolitique, la pire des aberrations.
La sélection à rebours
De même que le capitalisme libéral s’est attaché à détruire l’ordre qualitatif de la société, la pseudo-civilisation moderne a fait tous ses efforts pour supprimer la sélection naturelle. Les conditions de vie artificielles qu’elle a créées permettent la survivance d’individus, inférieurs du point de vue biopsychique, qui, en d’autres temps, auraient disparu. La médecine, s’il lui arrive parfois de sauver des êtres de valeur, s’applique la plupart du temps à soutenir les faibles, les tarés et les dégénérés, auxquels elle permet ainsi de vivre, ce qui n’a pas grande importance, mais aussi de se reproduire et de corrompre les générations à venir. Parallèlement à cette action anti-naturelle dont profitent des éléments nuisibles pour la Communauté, le monde moderne pratique une véritable sélection à rebours. Les guerres d’autrefois étaient peu sanglantes. Elles exigeaient des qualités physiques et morales dont l’absence déterminait la mort. Elles produisaient, par conséquent, une sélection naturelle violente, en particulier au sein de la noblesse qui gagnait ainsi en vigueur ce qu’elle perdait en nombre. Aujourd’hui, la guerre exige de moins en moins de valeur de la part de ceux qui la font. Atrocement meurtrière, elle atteint surtout la jeunesse qui forme les troupes de choc. Le courage est en elle un facteur de mort. Les meilleurs éléments sont sacrifiés au profit des faibles et des lâches, qui restent à l’arrière. La guerre sociale et les désordres qui en sont la conséquence ont un résultat encore plus manifeste. L’aristocratie, produit d’une sélection millénaire, est éliminée par massacre, expulsion ou imposition de conditions de vie qui provoquent rapidement sa dégénérescence. Enfin, la guerre civile tue des volontaires qui, de par leur seule présence en première ligne, démontraient leurs qualités morales.
Aristocratie et élites
Lorsque l’aristocratie, décimée par la guerre ou détruite par la lutte sociale, se renouvelle en absorbant les éléments supérieurs de la bourgeoisie ou du prolétariat, beaucoup de ceux qu’elle sélectionne trouvent ainsi le chemin de leur propre réalisation, mais ils provoquent l’appauvrissement qualitatif des couches dont ils surgissent. Dans une société organique, chaque groupe est hiérarchisé exactement comme la Communauté elle-même. Si la couche sociale dirigeante attire les chefs naturels des collectivités secondaires, il dissocie ces dernières et, avec le temps, les détruit. C’est là un mauvais calcul, de tout point de vue, car l’appauvrissement des couches inférieures provoque leur dégénérescence biopsychique et, par là même, l’épuisement des sources dont surgit l’indispensable renouvellement de l’aristocratie. Nous ne nous contredisons nullement. Il est normal et nécessaire que l’aristocratie ou, d’une manière plus générale, la couche dirigeante s’incorpore les mutants qui sortent des élites des couches inférieures. Mais il est nuisible qu’elle absorbe lesdites élites dont l’existence est indispensable au bon fonctionnement de la Communauté.
Le déséquilibre biopsychique de la Communauté
La sélection à rebours, dont nous venons d’analyser rapidement les aspects essentiels, ne constitue pas le seul facteur du déséquilibre biopsychique que produit la raréfaction des éléments supérieurs de la population. Il nous faut signaler aussi un phénomène parallèle à celui que nous avons noté dans le domaine de la lutte des races : La stérilité relative des couches de plus haut niveau par rapport à la prolificité des inférieures. C’est un fait indiscutable que les familles qui appartiennent aux couches supérieures ont peu d’enfants. Les raisons matérielles de cet état de choses sont multiples : Difficultés de logement et de service, ressources insuffisantes par rapport aux exigences d’une vie raffinée, travail des femmes, etc. Ajoutons la peur de la maternité de la part de femmes qui veulent, même lorsqu’elles n’exercent aucune profession, sortir de leur rôle naturel, l’affaiblissement des disciplines religieuses et des traditions, et aussi la dégénérescence physiologique, produit du milieu urbain. Si donc la prolifération des ensembles ethniques de couleur constitue une grave menace pour les Communautés de race blanche, celle des éléments inférieurs du point du vue biopsychique est déjà un fait accompli. Bien sûr, il existe encore de nombreux descendants non dégénérés des anciennes aristocraties et la formation fonctionnelle suffirait, avec le temps, à reconstituer des couches dirigeantes dignes de ce nom. Ce qui nous paraît plus grave, c’est le double processus d’appauvrissement numérique de l’aristocratie, ou de ce qui la remplace, et d’augmentation des éléments inférieurs, processus qui se déroule sur un rythme accéléré sans que rien ne permette d’en prévoir la fin prochaine et sans que l’on ne fasse rien pour l’entraver, bien au contraire. Notre société libérale s’achemine vers un état uniforme de médiocrité, vers une confusion générale qui mettrait un terme définitif à la suprématie de la race blanche et, transformant en troupeaux ses Communautés organiques, la conduirait à sa fin.
La disparition de l’ordre social biopsychique
Gobineau voyait dans le métissage le seul facteur de la décadence des ensembles ethniques et du déclin des civilisations. Nous savons maintenant que la dégénérescence biopsychique peut se produire par simple transformation du milieu. Les blancs qui s’installent sous les tropiques dégénèrent. Les Communautés qui détruisent l’ordre social biopsychique dégénèrent. Notre époque subit non seulement le métissage, mais encore l’égalité fonctionnelle des sexes, la confusion des couches sociales, la réabsorption des élites et des aristocraties privées de leurs fonctions. Comme l’annonçait Maurras il y a plus d’un demi-siècle, l’or prime le sang. Tout est perdu ? Non, car la race blanche n’est pas victime de la fatalité mais de sa propre inconscience. La mauvaise politique est la cause de la disparition de l’ordre naturel. Une bonne politique suffirait à rétablir les conditions d’une régénération.
Biopsychologie et ordre social
Considérons maintenant une Communauté de race homogène ou en processus d’homogénéisation suffisamment avancé pour qu’il ne soit pas nécessaire de tenir compte, en son sein, de groupes ethniques différenciés. Si nous l’examinons du point de vue sociologique, elle nous apparaîtra comme un ensemble de groupes et d’associations, entrelacés et hiérarchisés, qui remplissent des fonctions diverses, et il nous sera possible d’en tracer le schéma organique. Pourrons-nous ainsi nous faire une idée complète de la société en question ? Non, car celle-ci est formée, en dernière instance, d’individus répartis entre les groupes dont ils constituent la matière première humaine. Ces individus sont différents et inégaux en raison des caractères biologiques et psychiques qu’ils possèdent. Leurs différences et leur inégalité se répercutent nécessairement sur les groupes sociaux dont ils font partie. Le sociologue et, à plus forte raison, le spécialiste en science politique ne peuvent donc pas ignorer la biopsychologie, c’est-à-dire la discipline qui étudie l’homme dans son unité et dans son intégralité : Non pas l’Homme abstrait que Maistre disait n’avoir jamais rencontré nulle part, mais l’homme réel, avec ses caractères généraux, et aussi avec ses particularités. La race n’est donc que l’une des données du problème biopolitique. Si nous l’éliminons de nos analyses futures parce qu’elle est commune à tout l’ensemble social considéré, il nous reste à établir les rapports qui existent ou devraient exister entre les groupes sociaux et la nature biopsychique des êtres qui les composent. Étant donné que ces groupes sont essentiellement fonctionnels, notre recherche tendra logiquement à établir leur spécialisation organique sur la base de la différenciation biopsychique des individus. Telle est la tâche de la génopolitique.
La spécialisation sociale biopsychique
Bien que, de nos jours, on n’en accepte pas facilement les conséquences, le principe dé la spécialisation sociale biopsychique est appliqué dans toutes les sociétés existantes. Aucune Communauté ne peut méconnaître les différences d’âge de ses membres. Partout, l’adolescence est réservée à l’étude, la maturité au travail et la vieillesse au repos. Pensons un instant à l’absurdité d’un renversement de cet ordre ! L’âge est l’un des facteurs essentiels de la différenciation biopsychique : L’enfant n’a ni les mêmes possibilités physiques ni les mêmes dispositions psychiques que l’homme fait, ni l’homme fait que le vieillard. D’une manière plus générale, la division du travail dans toute société organisée se fonde, dans une certaine mesure, sur la capacité particulière des individus : On ne choisit pas les professeurs en fonction de leurs muscles ni les débardeurs en raison de leur sens esthétique. L’ordre social tient donc nécessairement compte des dispositions individuelles ou, mieux encore, repose sur elles, et nul ne le met en doute. Cependant, on proteste fréquemment contre l’inégalité fonctionnelle des sexes qui est pour le moins aussi manifeste. La fonction de reproduction est essentielle pour la Communauté qui, sans elle, disparaîtrait en quelques décennies. Or elle ne peut être remplie que grâce à la différenciation des rôles biologiques de l’homme et de la femme, laquelle implique une différenciation sociale. C’est la mère qui porte l’enfant dans son sein, puis lui donne à téter. Elle n’est donc pas disponible pour un travail de production régulier, et il est naturel que le foyer reste à sa charge. Par ailleurs, la conformation corporelle et les qualités psychiques qui lui sont liées ne sont pas plus identiques chez la femme et chez l’homme que chez la vache et chez le taureau, si on nous pardonne la comparaison. Nul ne penserait à envoyer des vaches se battre aux arènes. Pourquoi, dans ces conditions, attribuer aux femmes les mêmes fonctions sociales qu’aux hommes ? Les femmes ne sont faites ni pour combattre, ni pour commander, ni pour créer. On a remarqué fort justement, dans le domaine artistique, qu’aucune femme n’a jamais été un grand compositeur bien que le sexe féminin ait eu, à peu d’exceptions près, l’exclusivité de la culture musicale. Il nous faut, cependant, exprimer la même réserve qu’en ce qui concerne les ensembles raciaux : Il existe des femmes supérieures à bien des hommes du point de vue de l’énergie combative, du don de commandement et du pouvoir de création. Cela ne contredit nullement la différenciation fonctionnelle qui correspond à leur sexe.
La famille
Cette spécialisation s’affirme surtout dans la famille, groupe biopsychique théoriquement complet, produit de l’union de l’homme et de la femme. La famille est un groupe fonctionnel caractérisé : Elle a pour rôle primordial la procréation et l’éducation des enfants. Nous savons, par nos analyses du Chapitre I, que l’être humain reçoit de ses parents la totalité de sa dotation héréditaire. C’est donc un héritier, non seulement en ce qu’il acquiert après sa naissance, mais encore et surtout en ce qu’il est. Or des millions d’éducateurs, dans le monde, se dédient à orienter l’enfant entre ses potentialités bonnes et mauvaises, mais personne, ou presque personne, ne se préoccupe de la sélection des parents dont procèdent ces possibilités, ou bien la sélection que l’on pratique se fonde sur des considérations économiques qui n’ont pas grand-chose à voir, surtout dans la société moderne, avec les réalités biopsychiques. L’histoire récente a cependant connu diverses formes de sélection valables dont la tradition se perpétue dans certains milieux, malheureusement de plus en plus restreints. Sous l’Ancien Régime, la noblesse était transmise par hérédité paternelle : C’était là oublier que la mère donne à l’enfant autant de gènes que le père. Mais la coutume complétait généralement la loi et les mésalliances étaient exceptionnelles. Certains ordres militaires se montraient plus stricts dans ce domaine et exigeaient de leurs membres au moins quatre quartiers de noblesse. Même de nos jours, les familles royales, à quelques exceptions près, s’unissent entre elles indéfiniment. Notons, enfin, que l’histoire plus lointaine nous parle de certaines familles qui, isolées pour des raisons ethniques ou simplement biopsychiques au sein d’une population inférieure, conservaient grâce à une étroite consanguinité leurs qualités particulières : Ainsi les familles impériales du Pérou et, en ce qui concerne la dernière dynastie, d’Egypte.
Le lignage
La famille peut donc se perpétuer par des unions successives totalement ou relativement consanguines et constituer ainsi un lignage qui conserve un faisceau de qualités biopsychiques déterminées. Ce phénomène n’est pas le propre de telle ou telle couche sociale. Il existe des lignages ouvriers et paysans comme des lignages aristocratiques, et la notion de mésalliance vaut à tous les niveaux de l’échelle sociale. Même si, en fait, elle est souvent le résultat de préjugés, au plein sens du terme, cette notion possède de solides bases scientifiques et répond à un danger réel de destruction du lignage. Introduire dans celui-ci un élément inconnu ou simplement étranger, c’est faire une expérience sur laquelle on ne pourra jamais revenir. Quelle sera la synthèse biopsychique qui en sortira ? La prévision, dans ce domaine, nous est interdite, tout au moins pour le moment. La conservation endogamique de la masse héréditaire traditionnelle assure, au contraire, sauf en cas de dégénérescence, l’unité dans le temps du groupe familial, physique et psychique. Dans les lignages homogènes, l’existence d’un tel type ne peut pas être mis en doute. Le langage courant lui-même l’admet lorsqu’il emploie l’expression “air de famille”. L’histoire nous montre des lignages d’artisans, de paysans, d’industriels, d’artistes, d’hommes d’Etat, de chefs de guerre, etc. Le lignage est donc un ensemble biopsychique héréditaire différencié. Dans son essence, il ne se distingue pas de la race. De même que nous avons vu les grandes races se diviser en ensembles secondaires, nous voyons maintenant ceux-ci subdivisés en lignages. Nous saisissons mieux, ainsi, l’unité de la biopolitique, de même que nous comprenons mieux qu’il soit nécessaire, pour instituer un ordre social organique, de tenir compte, non seulement des divers ensembles ethniques qui peuvent coexister au sein d’une Communauté, mais encore les ensembles biopsychiques, de même nature mais de gradation différente, en lesquels se divisent les ensembles raciaux homogènes.
La couche sociale
Nous verrons plus loin comment se différencient les lignages. Mais il nous faut remarquer tout de suite que, sauf dans le cas d’une stricte consanguinité, ils ne se forment pas, ni ne se maintiennent, dans l’isolement. Les unions entre lignages de même rang, voire de même valeur, et souvent de même fonction sociale produisent avec le temps une homogénéisation qui les unifie en un ensemble plus vaste : Telle est l’origine de l’ordre ou état de l’Ancien Régime (sauf, bien entendu, en ce qui concerne le clergé catholique, de nature différente), avec ses subdivisions ; Telle est également, mais à un moindre degré, celle de la classe contemporaine. L’ordre, dans une Communauté ethnique homogène, peut être comparé à la caste de la Communauté métissée, mais avec une différence fondamentale : La caste est nécessairement fermée parce qu’elle est fondée sur une synthèse particulière de caractères raciaux essentiellement différenciés, que l’on ne veut pas modifier. L’ordre, au contraire, peut être ouvert aux mutants parce que les caractères biopsychiques qui lui appartiennent en propre sont accidentellement différenciés, ce qui ne veut pas dire qu’ils soient le produit du hasard, mais simplement qu’ils sont nés et peuvent encore naître de l’action du milieu. Les classes sociales modernes n’ont pas conservé intégralement la nature biopsychique des ordres. La société libérale a favorisé l’accès à la couche dirigeante d’éléments inférieurs mais soumis, consciemment ou non, à la volonté de l’oligarchie capitaliste. Elle a permis l’élévation sociale par la fortune. En même temps, elle a rejeté dans les couches inférieures, ou maintenu en elles, les éléments dynamiques qu’elle jugeait dangereux en raison de leur valeur. Il n’en reste pas moins vrai, comme l’a noté fort justement Carrel, que les paysans qui sont restés attachés à leur terre malgré l’appel de l’usine l’ont fait parce qu’ils possédaient les qualités et les lacunes qui les rendaient aptes à un tel mode de vie. De même, le manoeuvre qui se montre incapable de devenir ouvrier qualifié souffre indiscutablement d’une insuffisance organique et psychique. Tout le monde admet en fait, même si elle est imparfaite, cette nature biopsychique des couches sociales et reconnaît l’existence de types physiques et mentaux qui l’expriment. Il existe un type paysan, un type prolétarien, un type bourgeois, un type aristocratique, etc., si différents les uns des autres que certains ont cru ne pouvoir les expliquer que par des origines raciales distinctes.
L’origine de la stratification sociale
Telle est, en particulier, la thèse de Gobineau : La stratification sociale serait le produit de la conquête militaire et de la soumission des vaincus. Ainsi, en France, la noblesse procéderait des envahisseurs germains de race nordique, grands, blonds et dolichocéphales, tandis que le reste de la population serait gallo-romain, avec prédominance numérique de l’élément alpin, petit, brun et brachycéphale. Cette explication, établie sur la base du fixisme ethnique de son auteur et par analogie avec le système des castes des Indes pêche par inexactitude historique. Il est bien démontré, en effet, que l’aristocratie féodale française fut constituée par l’union des chefs barbares et des patriciens gallo-romains et que, par ailleurs, elle s’augmenta et se renouvela, au cours des siècles, grâce à d’innombrables anoblissements. Cela ne détruit pas le fait de la suprématie sociale du type dolichocéphale, et Vacher de Lapouge l’a solidement établie sur des bases statistiques : La moyenne de la taille et la proportion de hautes tailles, de même que celle de dolichocéphales, augmentent avec le rang social. D’après ce sociologue, la raison de ce phénomène serait simplement la supériorité du type nordique qui se conserverait malgré le mélange des races et qui se concentrerait dans les couches dirigeantes dont il éliminerait dans une certaine mesure, par sélection, le type alpin. Cette interprétation ne tient pas compte de la variabilité des caractères sur lesquels Vacher de Lapouge la fonde. Nous avons aujourd’hui quelques raisons de croire que l’indice céphalique est modifié par l’action du milieu : Boas semble avoir démontré que les fils d’immigrants dolichocéphales et brachycéphales tendent, à New York, à la mésocéphalie. Nous savons également que la taille n’est nullement un facteur héréditaire immuable et que la vie urbaine détermine, en général, son augmentation. Enfin, Lapouge lui-même démontre que la dépigmentation du poil et de la peau provient d’une atrophie pathologique produite par les climats froids et brumeux et qu’elle est corrigible, bien qu’héréditaire, par le changement de conditions de vie. Il semble donc clair que la stratification sociale dépende de facteurs accidentellement différenciés et qu’elle soit le produit d’un double mouvement des types antérieurement constitués, qui s’unissent par affinité et par capacité, et du milieu fonctionnel qui transforme, lorsque c’est nécessaire, les êtres qui reçoivent sa pression.
Différenciation héréditaire et spécialisation fonctionnelle
Examinons le premier point. Soit une société en formation, comme celle de la “frontière” américaine à la fin du siècle dernier. N’allaient à l’Ouest que des hommes aventureux et entreprenants. Ceux qui possédaient une âme de chef, une constitution physique adéquate et une intelligence suffisante groupaient naturellement autour d’eux des individus forts et courageux, mais incapables de diriger une opération contre les Indiens et de se tailler un domaine dans la prairie. D’autres, intelligents mais moins audacieux et incapables de commander, installaient des épiceries. La spécialisation fonctionnelle, dans un milieu où n’intervenaient presque pas ni la fortune ni les conventions, se fit donc sur la seule base des capacités biopsychiques individuelles, exactement comme au début du Moyen-Age européen. Il n’en est pas de même, évidemment, dans les sociétés organisées, et mal organisées, d’aujourd’hui. L’ordre établi pèse sur les individualités puissantes qui cherchent à s’élever, tandis qu’il maintient artificiellement des êtres inférieurs à un niveau qui ne correspond pas à leur capacité réduite. Cependant, si nous considérons les ensembles, et non plus les individus, nous constaterons qu’en général il existe encore une concordance entre la fonction et la dotation héréditaire de qui l’exerce. Et cela se produit tout simplement parce que, dans la société contemporaine comme sur la “frontière”, bien qu’à un moindre degré, la fonction exige des caractères biopsychiques particuliers. Sous le plus égalitaire des régimes, il n’est pas possible de faire d’un soutier un commandant de navire. La stratification sociale se fonde, par conséquent, sur la sélection biopsychique d’individus qui répondent aux exigences des diverses fonctions. De ce point de vue, il est exact de dire, avec Vacher de Lapouge, que les couches sociales “attirent” les êtres d’un certain type.
Variabilité héréditaire par la fonction
Ce point de vue est cependant insuffisant. Lorsque le développement de l’industrie multiplia les usines, il n’existait nul type prolétarien héréditaire qui put servir de norme de recrutement. Les industriels allèrent chercher leurs ouvriers parmi les paysans, au type fixé par des siècles d’un mode de vie inchangé. Ils attirèrent, bien sûr, en premier lieu, les moins capables, les “moins paysans”, mais bien d’autres suivirent l’exemple de ces derniers, bien qu’ils fussent parfaitement adaptés au travail de la terre. Nonobstant, nous voyons aujourd’hui une classe prolétarienne aussi différenciée que possible de la population paysanne. De même, pour en revenir à notre exemple antérieur, l’aristocratie européenne de l’Ancien Régime avait un type fort différent de celui de la bourgeoisie, au sens propre du terme, au sein de laquelle elle se recrutait sans cesse. Vacher de Lapouge note avec raison que les chroniqueurs de l’époque décrivent toujours le seigneur médiéval comme grand, svelte et blond, alors que le vilain apparaît comme petit, boulot et brun. Les qualités mentales n’étaient, bien entendu, pas moins différentes. Sans doute certains anoblis étaient-ils des mutants, individuellement différenciés de leur couche d’origine. Mais la majeure partie ne se distinguaient de leur milieu primitif que par le degré de leurs qualités : Ils se montraient plus courageux, plus audacieux, plus intelligents, plus aptes au commandement et, du point de vue physique, moins lourds que la majorité de leurs pairs. Quelques générations suffisaient, avec l’aide des mariages, pour incorporer les nouveaux venus à la vieille noblesse, sans que les caractères de cette dernière fussent modifia Le phénomène n’a rien de surprenant. Les anoblis et leurs descendants subissaient la pression du nouveau milieu dans lequel ils vivaient. Au lieu d’obéir, ils commandaient. Au lieu de conduire la charrue ou de manier l’outil, ils montaient à cheval et combattaient. Au lieu de se nourrir principalement de farines et de viande d’animaux domestiques, ils mangeaient du gibier et remplaçaient souvent l’eau par l’alcool. Les valeurs morales auxquelles ils étaient soumis n’étaient plus les mêmes. Leur corps et leur esprit se transformaient par adaptation à leur nouvelle existence. De paysans ou de bourgeois, ils devenaient des seigneurs. Nous saisissons ainsi le double rapport qui existe entre la fonction et le type humain. La fonction attire et, par conséquent, sélectionne les êtres qui possèdent le type correspondant à leurs besoins, mais le type relativement inadéquat s’adapte à la fonction et se modifie sous son influence. S’il est exact de dire que, dans une Communauté d’une homogénéité encore imparfaite, les survivances ethniques constituent, comme les mutations biopsychiques, un facteur de spécialisation fonctionnelle, il ne l’est pas moins d’affirmer que la fonction crée la “race”, c’est-à-dire forme des ensembles biopsychiques homogènes selon un processus semblable à celui dont naissent les ensembles ethniques accidentellement différenciés.
Importance de la différenciation fonctionnelle
La typologie fonctionnelle des ensembles sociaux est donc relative comme celle des races : Elle repose sur la fréquence d’apparition de caractères qui ne se trouvent qu’exceptionnellement tous réunis en une seule personne. Il est facile, et la sociologie comme la psychologie l’ont souvent fait, de constater l’existence, non pas d’un type fonctionnel par ensemble, mais de plusieurs, ainsi que d’établir sur des bases expérimentales les ressemblances qui se manifestent, dans tel ou tel domaine, entre types appartenant à des ensembles différents. Entre l’aristocrate et l’intellectuel de “classe moyenne” il peut y avoir — et il y a généralement — moins de différence, de tel ou tel point de vue, qu’entre ledit aristocrate et le hobereau, alors que celui-ci ressemble souvent plus, en ce qui concerne tel ou tel caractère, aux paysans qu’à ses pairs. Qu’est-ce que cela signifie ? Simplement que chaque ordre ou classe embrasse en réalité une multiplicité de professions diverses qui constituent des sous-catégories fonctionnelles, auxquelles correspondent des types biopsychiques différents. La noblesse comprend des hommes d’Etat, des militaires, des diplomates, des intellectuels, des paysans ; Le prolétariat, des débardeurs, des mécaniciens, des graveurs, etc. Les classes moyennes sont encore plus complexes. Mais certaines professions sont communes à plusieurs ordres : Des caractères communs se superposent donc à leurs caractères différenciés. On dira avec raison du hobereau : C’est un paysan, mais on ne le confondra pas avec des paysans d’une extraction sociale, même infiniment plus riches que lui. En d’autres termes, le rang prime la différenciation professionnelle, mais cette dernière n’en agit pas moins sur les divers niveaux de la stratification sociale. Il existe donc une différenciation verticale — hiérarchique — et une différenciation horizontale — professionnelle — dont les effets s’additionnent. D’une manière générale, la première est la plus profonde. Il sera plus facile à un débardeur de devenir mécanicien que diplomate, de même qu’à un hobereau de se transformer en officier qu’en laboureur. Si on doute de l’efficacité de la différenciation fonctionnelle héréditaire, que l’on se rappelle la phrase désabusée de Trotsky sur “l’incapacité congénitale du prolétariat à devenir une classe dirigeante”, ou que l’on mette en parallèle quelques portraits, choisis au hasard, de membres de l’ancienne aristocratie russe avec les photos de quelques personnages de la bureaucratie actuelle, issue des couches inférieures de la population sans que le temps ait encore pu faire son oeuvre. La stratification biopsychique de la société est si marquée qu’elle en arrive parfois à surmonter, bien entendu sans les détruire, les différences entre grandes races. Un aristocrate japonais, d’une relativement haute taille, au crâne allongé, au visage fin, aux yeux droits, pourvu de qualités de commandement, de courage et d’honneur, est souvent plus proche, même du point de vue physique, d’un aristocrate européen que de son compatriote d’un type biopsychique grossier, de petite taille, aux yeux obliques et au nez camus.
La sélection naturelle
Il n’en doit pas moins rester bien entendu, cependant, que la différenciation fonctionnelle n’agit que dans le cadre de l’ensemble ethnique considéré. Elle actualise, par sélection et par formation, les potentialités de la “matière première” humaine dont elle dispose, lesquelles dépendent essentiellement de la race. Mais il nous faut ajouter : Et de l’état présent de cette race. Il n’est pas indifférent, en effet, que celle-ci soit jeune ou vieille. Une race est jeune lorsque les conditions de vie de ses composants sont restées simples et ne les ont pas obligés à beaucoup s’adapter ni, par conséquent, à beaucoup choisir entre leurs possibilités naturelles. Une comparaison nous fera mieux comprendre le problème : Un enfant bien doté peut choisir entre une formation scientifique et une culture humaniste, mais un homme de soixante ans sera incapable de revenir sur le choix qui a orienté son esprit une fois pour toutes, et aucun changement fonctionnel ne donnera de résultats positifs dans ce domaine. Il n’est pas non plus indifférent qu’une race soit forte ou dégénérée, car ses caractères distinctifs possèdent un degré qualitatif primordial et ce degré, comme les caractères eux-mêmes, n’est pas identique chez tous les membres de l’ensemble ethnique observé à un moment déterminé de son histoire. Certains individus sont sous-alimentés, alcooliques, syphilitiques, ou tout simplement faibles. D’autres, au contraire, sont en pleine possession de toutes les ressources de la race. Dans des conditions primitives d’existence, les faibles disparaissent avant d’avoir pu procréer. La “matière première” sur laquelle agit la différenciation fonctionnelle possède, par conséquent, grâce à une sélection naturelle, un maximum de possibilités. Il n’en est pas de même de nos jours. L’ordre social biopsychique exige, non seulement la différenciation fonctionnelle, mais encore et surtout l’élimination des éléments inférieurs, c’est-à-dire du résidu fonctionnellement inutilisable et socialement dangereux. Sans une telle épuration, la race dégénère. La naissance éventuelle d’un génie hérédo-syphilitique ne compense pas la décadence biopsychique de l’ensemble de la Communauté. Il ne semble pas, d’autre part, que les siècles antérieurs, qui jouissaient des bénéfices de la sélection naturelle, aient été plus pauvres en hommes supérieurs que le nôtre.
La différenciation économique
Le monde contemporain est fort loin de vivre à l’état de nature. Sa structure sociale ignore les lois de la biopolitique, malgré les nombreuses survivances d’une organisation antérieure fondée sur la différenciation biopsychique et bien que les réalités de la nature humaine s’imposent souvent aux utopies égalitaires. Notons, d’autre part, que ces dernières, dans la mesure où elles triomphent, n’ont qu’un caractère destructif et se montrent incapables de remplacer par une construction cohérente l’ancien ordre de choses. La société libérale n’a pas établi l’impossible égalité. Elle s’est limitée à substituer à la différenciation biopsychique une différenciation économique qui a renversé toutes les valeurs. La richesse, au lieu d’être un instrument mis à la disposition de la couche dirigeante, est devenue un moyen d’accéder au pouvoir social. En d’autres temps, on était riche parce que l’on remplissait une fonction de commandement ; Aujourd’hui, dans la société libérale, on commande parce qu’on a de l’argent. La stratification sociale est déterminée par la différence économique qui sépare les classes. Le système qui fait de l’argent, au lieu de la valeur unie à la fonction, le critérium du rang social, constitue sans aucun doute, du point de vue biopolitique, la pire des aberrations.
La sélection à rebours
De même que le capitalisme libéral s’est attaché à détruire l’ordre qualitatif de la société, la pseudo-civilisation moderne a fait tous ses efforts pour supprimer la sélection naturelle. Les conditions de vie artificielles qu’elle a créées permettent la survivance d’individus, inférieurs du point de vue biopsychique, qui, en d’autres temps, auraient disparu. La médecine, s’il lui arrive parfois de sauver des êtres de valeur, s’applique la plupart du temps à soutenir les faibles, les tarés et les dégénérés, auxquels elle permet ainsi de vivre, ce qui n’a pas grande importance, mais aussi de se reproduire et de corrompre les générations à venir. Parallèlement à cette action anti-naturelle dont profitent des éléments nuisibles pour la Communauté, le monde moderne pratique une véritable sélection à rebours. Les guerres d’autrefois étaient peu sanglantes. Elles exigeaient des qualités physiques et morales dont l’absence déterminait la mort. Elles produisaient, par conséquent, une sélection naturelle violente, en particulier au sein de la noblesse qui gagnait ainsi en vigueur ce qu’elle perdait en nombre. Aujourd’hui, la guerre exige de moins en moins de valeur de la part de ceux qui la font. Atrocement meurtrière, elle atteint surtout la jeunesse qui forme les troupes de choc. Le courage est en elle un facteur de mort. Les meilleurs éléments sont sacrifiés au profit des faibles et des lâches, qui restent à l’arrière. La guerre sociale et les désordres qui en sont la conséquence ont un résultat encore plus manifeste. L’aristocratie, produit d’une sélection millénaire, est éliminée par massacre, expulsion ou imposition de conditions de vie qui provoquent rapidement sa dégénérescence. Enfin, la guerre civile tue des volontaires qui, de par leur seule présence en première ligne, démontraient leurs qualités morales.
Aristocratie et élites
Lorsque l’aristocratie, décimée par la guerre ou détruite par la lutte sociale, se renouvelle en absorbant les éléments supérieurs de la bourgeoisie ou du prolétariat, beaucoup de ceux qu’elle sélectionne trouvent ainsi le chemin de leur propre réalisation, mais ils provoquent l’appauvrissement qualitatif des couches dont ils surgissent. Dans une société organique, chaque groupe est hiérarchisé exactement comme la Communauté elle-même. Si la couche sociale dirigeante attire les chefs naturels des collectivités secondaires, il dissocie ces dernières et, avec le temps, les détruit. C’est là un mauvais calcul, de tout point de vue, car l’appauvrissement des couches inférieures provoque leur dégénérescence biopsychique et, par là même, l’épuisement des sources dont surgit l’indispensable renouvellement de l’aristocratie. Nous ne nous contredisons nullement. Il est normal et nécessaire que l’aristocratie ou, d’une manière plus générale, la couche dirigeante s’incorpore les mutants qui sortent des élites des couches inférieures. Mais il est nuisible qu’elle absorbe lesdites élites dont l’existence est indispensable au bon fonctionnement de la Communauté.
Le déséquilibre biopsychique de la Communauté
La sélection à rebours, dont nous venons d’analyser rapidement les aspects essentiels, ne constitue pas le seul facteur du déséquilibre biopsychique que produit la raréfaction des éléments supérieurs de la population. Il nous faut signaler aussi un phénomène parallèle à celui que nous avons noté dans le domaine de la lutte des races : La stérilité relative des couches de plus haut niveau par rapport à la prolificité des inférieures. C’est un fait indiscutable que les familles qui appartiennent aux couches supérieures ont peu d’enfants. Les raisons matérielles de cet état de choses sont multiples : Difficultés de logement et de service, ressources insuffisantes par rapport aux exigences d’une vie raffinée, travail des femmes, etc. Ajoutons la peur de la maternité de la part de femmes qui veulent, même lorsqu’elles n’exercent aucune profession, sortir de leur rôle naturel, l’affaiblissement des disciplines religieuses et des traditions, et aussi la dégénérescence physiologique, produit du milieu urbain. Si donc la prolifération des ensembles ethniques de couleur constitue une grave menace pour les Communautés de race blanche, celle des éléments inférieurs du point du vue biopsychique est déjà un fait accompli. Bien sûr, il existe encore de nombreux descendants non dégénérés des anciennes aristocraties et la formation fonctionnelle suffirait, avec le temps, à reconstituer des couches dirigeantes dignes de ce nom. Ce qui nous paraît plus grave, c’est le double processus d’appauvrissement numérique de l’aristocratie, ou de ce qui la remplace, et d’augmentation des éléments inférieurs, processus qui se déroule sur un rythme accéléré sans que rien ne permette d’en prévoir la fin prochaine et sans que l’on ne fasse rien pour l’entraver, bien au contraire. Notre société libérale s’achemine vers un état uniforme de médiocrité, vers une confusion générale qui mettrait un terme définitif à la suprématie de la race blanche et, transformant en troupeaux ses Communautés organiques, la conduirait à sa fin.
La disparition de l’ordre social biopsychique
Gobineau voyait dans le métissage le seul facteur de la décadence des ensembles ethniques et du déclin des civilisations. Nous savons maintenant que la dégénérescence biopsychique peut se produire par simple transformation du milieu. Les blancs qui s’installent sous les tropiques dégénèrent. Les Communautés qui détruisent l’ordre social biopsychique dégénèrent. Notre époque subit non seulement le métissage, mais encore l’égalité fonctionnelle des sexes, la confusion des couches sociales, la réabsorption des élites et des aristocraties privées de leurs fonctions. Comme l’annonçait Maurras il y a plus d’un demi-siècle, l’or prime le sang. Tout est perdu ? Non, car la race blanche n’est pas victime de la fatalité mais de sa propre inconscience. La mauvaise politique est la cause de la disparition de l’ordre naturel. Une bonne politique suffirait à rétablir les conditions d’une régénération.
CRÉATION DE L’HOMME NOUVEAU 1 ère Partie
Racisme , vous avez dit racisme ?
Le terme raciste est tout compte fait d'origine assez récente.
Si l'on en croit le Nouveau Petit Larousse Illustré, dictionnaire encyclopédique , publié sous la direction de Claude Augé en 1933 , p853, on trouve------ et de là on saute a .... point de .
En revanche, juste après la guerre, toujours dans le Nouveau Petit Larousse Illustré sous la direction de Claude et Paul Augé, nouvelle édition publié en 1950, on trouve a la page 853 le mot et la définition suivante :
: n.m. Théorie qui tend a préserver l'unité de la race dans une nation.
En 1961, toujours dans le Petit Larouss, 5e tirage, p868, la définition devient : : n.m Systeme qui affirme la supériorité d'un groupe racial sur les autres en préconisant en particulier la séparation de ceux ci a l'intérieur d'un pays (ségrégation raciale).
"L'évolution" faisant son chemin, Le Petit Robert , dépot légal juin 1986 donnait comme définition : : [nasism(e)] n.m(1930 de race) Théorie de la hériarchie des racesqui conclut a la nécéssité de préserver la race dites supérieure de tout croisement et a son droit de dominer les autres.
Et le Petit Larousse edition 1987de donner : : n.m Idéologie qui affirme la supériorité d'un groupe raciale sur les autres en préconisant en particulier la séparation de ceux ci a l'intérieur d'un pays (ségrégation raciale) ou même en visant a leur élimination(génocide, racisme des nazis) .
Quelle "évolution" dans la définition !
On pourrait se demander si la Licra ou autres n'y ont pas été pour quelque chose..
et sinon, le racisme ne serait il pas un protectionnisme du patrimoine génétique, une légitime défense pour éviter la dispartion pur et simple ?
Quand on parle de diversité mais qu'on interdit au peuple de survivre, ne serait ce pas du foutage de gueule ?
Aujourd'hui les médias nous informe que la race n'existe plus, alors comme pourrait il y avoir eu un génocide ?
Pas de race pas de gènes ...
"Ce facteur, la race, doit être mis au premier rang, Car à lui seul il dépasse de
beaucoup en importance tous les autres. Nous l'avons suffisamment étudié dans un
autre ouvrage pour qu'il soit inutile d'y revenir encore. Nous avons fait voir, dans un
précédent volume, ce qu'est une race historique, et comment, lorsque ses caractères
sont formés, elle possède de par les lois de l'hérédité une puissance telle, que ses
croyances, ses institutions, ses arts, en un mot tous les éléments de sa civilisation, ne
sont que l’expression extérieure de son âme."
Gustave Le Bon, Psychologie des foules (1895). Édition publiée par Félix Alcan, 1905.
L’homme : Hérédité plus histoire
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Au moment de la conception, la cellule-oeuf contient en puissance tout le développement ultérieur de l’être humain, tel qu’il se produira, mais aussi tel qu’il se produirait dans d’autres circonstances. A cet instant de sa création, l’homme possède un ensemble de possibilités entre lesquelles il lui faudra choisir sans cesse ; Et ce choix permanent éliminera de son futur possible non seulement la réalité qui s’incorporera à sa mémoire — psychique et physiologique —, mais encore le refusé et toutes ses conséquences virtuelles. La vie de l’être humain est, par conséquent, enrichissement continuel par l’actualisation de possibilités qui deviennent effectives, mais aussi appauvrissement continuel par le refus de possibilités qui deviennent irréalisables. A l’origine de l’homme, il y a donc un capital potentiel reçu ; Et nous savons qu’il l’hérite de ses parents. Mais, à chaque instant de son existence, lui-même influe sur ce capital par le choix qu’il effectue : Choix qui dépend de ses besoins, c’est-à-dire du milieu dans lequel il vit et qui pèse sur lui, mais aussi de son passé qui, sous forme de mémoire, a transformé son être. L’homme choisit en une adaptation constante à soi-même et au monde extérieur. Son être dépend donc de deux facteurs : L’hérédité qui lui fournit l’ensemble de ses possibilités, et les circonstances selon lesquelles s’effectue son choix et qui dirigent, par conséquent, son histoire. Il n’est pas possible d’étudier l’homme en laissant de côté l’un de ces deux éléments. Il n’est pas possible non plus d’agir efficacement sur lui en les ignorant. Du double point de vue de l’étude et de l’action, la politique doit tenir compte de l’hérédité de l’homme, c’est-à-dire, au sens le plus large du terme, de sa race, ainsi que de son milieu.
Le fait de la race
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Le concept de race est, aujourd’hui, si vaste qu’il en devient vraiment par trop imprécis, au point d’en perdre presque toute utilité. On applique indifféremment le terme à l’ensemble de notre ou de nos espèces (‘‘la race humaine’’) ; Aux grands groupes ‘‘de couleur’’ (‘‘la race blanche’’) et à telle ou telle de ses fractions (‘‘la race aryenne’’) ; À des sociétés historiques (‘‘la race italienne’’) et même à des ensembles linguistiques ou culturels (‘‘la race latine’’). Sans doute a-t-on vaguement idée, dans tous les cas, que la race est liée au facteur héréditaire de l’homme et qu’un ensemble racial possède une certaine communauté de caractères, transmis avec la vie, qui le différencie des autres. Mais on a vu, cependant, des sociologues et des politicologues attribuer au seul milieu l’inégalité des ensembles humains et soutenir, par conséquent, que tous possèdent d’identiques possibilités. D’autres, en même temps qu’ils affirmaient d’une manière arbitraire l’homogénéité raciale des communautés primitives, se sont fondés sur la diversité de types d’un ensemble déterminé pour nier l’existence actuelle des races. Par ailleurs, les anthropologistes tendent à établir leurs classifications sur la base de tel ou tel facteur arbitrairement choisi. Parfois, la couleur de la peau constitue le seul élément de discrimination des ensembles raciaux ; Ou bien la forme du crâne, ou encore les propriétés de coagulation du sang. Dans le cas le plus favorable, on considère plusieurs caractères somatiques et on exclut expressément tout facteur psychique, voire biologique. Le hasard d’une découverte ou pseudo-découverte, ou tout simplement la mode, transforme périodiquement, sans raison valable, une branche essentielle de la science de l’homme. Les idéologies se sont mêlées de l’affaire. Ce sont là les raisons pour lesquelles il nous semble indispensable de reconsidérer le problème en partant des données que l’expérience nous fournit. Il n’y a pas besoin de théories pour pouvoir affirmer le fait de la race. Tout le monde distingue un Congolais d’un Chinois ; Tout le monde saisit la différence qui existe entre un groupe de cent Suédois et un autre de cent Espagnols. Tout le monde sait aussi que le nègre qui naît à New York est aussi noir que celui qui voit le jour au Congo et que, par conséquent, certains des caractères qui permettent au moins compétent de reconnaître une différence ethnique sont héréditaires. C’est seulement avec la définition du concept de race que la difficulté commence. Essayons d’écarter les facteurs qui la déforment. Nous pouvons y parvenir très facilement en considérant, non plus l’homme, mais des animaux d’autres genres. Si nous arrivons ainsi à établir une définition zoologique de la race, il nous sera facile de voir dans quelle mesure elle s’applique au phénomène racial humain.
Le concept zoologique de race
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Considérons un certain nombre de chiens du type berger allemand. Pourquoi disons-nous qu’ils appartiennent à une race déterminée ? Superficiellement, parce qu’ils se ressemblent. Ils possèdent une même conformation physique et manifestent les mêmes qualités psychiques : Taille moyenne, long poil de couleur brune, museau pointu, queue en panache, courage à l’attaque, intelligence supérieure à celle de la majorité des autres races canines, etc. Tous les bergers allemands ne sont cependant pas identiques. Leur taille varie de quelques centimètres ; Leur poil est plus ou moins long et sa couleur couvre toute la gamme des bruns, du presque jaune au presque noir ; Leur courage et leur intelligence sont sujets à gradation. Tel individu possède parfois un pelage plus sombre que celui d’un doberman dont la couleur caractéristique est le noir, ou est moins intelligent qu’un danois, qui appartient à une race peu favorisée dans ce domaine. Si on essayait, comme on le fait si souvent en ce qui concerne l’homme, de définir la race des bergers allemands par un seul de leurs caractères, on arriverait à des résultats dont l’absurdité sauterait aux yeux. Mais personne ne songe à le faire. Parce que, lorsqu’il s’agit de chiens, chacun sait fort bien que la race zoologique est un ensemble d’individus qui possèdent en commun, dans une certaine mesure quantitative et qualitative, un certain nombre de caractères physiques, physiologiques et psychiques qui se transmettent par hérédité. L’individu représentatif d’une race est tout simplement celui qui réunit en soi tous ses caractères poussés à leur plus haut degré. Or il en est de même lorsque l’on dit que l’homme nordique est grand, blond, dolichocéphale, résistant, courageux, etc. ; On ne définit ainsi qu’un ‘‘exemplaire de concours’’ et bien des nordiques sont de taille moyenne, bruns, brachycéphales, faibles ou lâches. Ce qui ne veut absolument pas dire que la race nordique soit une fiction. Tout au plus pourrait-on soutenir qu’il ne s’agit pas d’une race pure. Mais cette expression a-t-elle un sens ?
L’erreur de la ‘‘race pure’’
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Nous avons jusqu’ici considéré l’ensemble racial comme un conglomérat statique d’individus. Il convient, afin de pouvoir répondre à la question antérieure, de ‘‘examiner sous son aspect évolutif. Quand disons-nous d’un berger allemand qu’il est de race pure ? Non pas lorsqu’il atteint la perfection du type, mais lorsqu’il est né de parents non métissés. En remontant ainsi de génération en génération, nous parviendrons à l’origine de la race, c’est-à-dire au moment où, par mutation ou de n’importe quelle autre manière, une portée de bergers allemands est née de parents qui ne l’étaient pas. Nous pourrions remonter ainsi, de race en espèce et d’espèce en genre, jusqu’à la petite masse de protéines qui, un beau jour, s’est mise à vivre. Tout cela n’aurait aucun sens. Si nous considérons l’origine commune, la race embrasse l’animalité entière. Si nous fixons arbitrairement son début à l’instant de sa dernière différenciation, elle est fondée sur une hétérogénéité originelle, même si l’on suppose qu’aucun métissage n’est intervenu depuis lors, ce qu’il serait osé d’affirmer dans le cas des races animales les mieux contrôlées depuis longtemps. Ceci ne signifie pas le moins du monde que les données généalogiques soient sans intérêt, puisque c’est d’elles que procèdent, selon un processus que nous étudierons plus loin, les caractères communs et leur fréquence d’apparition, mais qu’il est erroné de faire de la pureté un critérium d’existence et, à plus forte raison, de valeur de la race. En ce qui concerne les ensembles humains, il faudrait, si on admettait leur filiation à partir d’un couple primitif, les considérer comme appartenant à une seule race, ce qui est contraire aux faits. Et si on acceptait l’idée de multiples mutations originelles, il nous faudrait encore oublier le facteur métissage. En biopolitique, les définitions théoriques qui ne correspondent pas à la réalité ne nous sont d’aucune utilité. Ce que l’on appelle ‘‘degré de pureté’’ d’une race, c’est tout simplement son homogénéité relative, c’est-à-dire la fait que chacun de ses composants possède, en plus ou moins grand nombre et d’une manière plus ou moins marquée, les caractères distinctifs de l’ensemble en question.
L’hérédité
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Nous savons, grosso modo, comment se transmettent ces caractères. Chacun des deux progéniteurs fournit à l’être nouveau la moitié des gènes dont il a besoin et qui sont, en puissance, son futur possible. Deux individus qui possèdent, sauf en ce qui concerne le sexe, le même capital héréditaire et sont par conséquent identiques — deux personnes ou deux souris de race blanche — donneront des descendants de race blanche. La question se complique lorsque l’on considère le croisement de deux individus de dotations héréditaires différentes. Chacun sait, d’après les deux premières lois de Mendel, que leur progéniture est hybride, c’est-à-dire unit en soi les gènes opposés de ses parents, soit qu’ils se combinent pour donner un caractère nouveau, soit que les uns prédominent aux dépens des autres que l’on appelle alors récessifs. A la deuxième génération, après le croisement de deux de ces hybrides, un quart de la descendance apparaît identique à l’un des grands-parents, un quart possède les gènes de l’autre et la moitié est hybride comme ses progéniteurs. Ces deux premières lois de Mendel paraissent donc indiquer que l’hybridation est un phénomène transitoire et qu’il se produit un retour, de plus en plus marqué du point de vue numérique, aux types primitifs. Rien n’est plus dangereux, cependant, que la généralisation abusive et la vulgarisation facile de la génétique mendélienne. S’il est exact, en effet, que le croisement d’une souris blanche de race ‘‘pure’’ avec une souris grise également de race ‘‘pure’’ donne, à la première génération, une portée d’hybrides qui ne doivent leur couleur grise qu’au caractère dominant du gris sur le blanc et, à la deuxième génération, un quart de blanches ‘‘pures’’, un autre quart de grises ‘‘pures’’ et la moitié d’hybrides, il n’en est pas de même lorsqu’il s’agit d’êtres humains. Le croisement de deux mulâtres, produits de l’union d’un blanc et d’une négresse, ne donne que des mulâtres de diverses tonalités, sans que réapparaissent le type blanc ni le type nègre. Peu importent les explications. Le fait seul nous intéresse : Le type hybride se reproduit indéfiniment. La troisième loi de Mendel suffirait, par ailleurs, à établir cette permanence. La première ne s’applique, en effet, qu’à un caractère, c’est-à-dire à un gène, isolé de l’ensemble auquel il appartient. Si l’on considère, non plus un, mais deux caractères, ceux-ci se transmettront indépendamment l’un de l’autre. Le croisement d’une souris blanche à queue longue avec une grise à queue courte donnera, à la deuxième génération, des individus semblables aux grands-parents, mais dans la proportion d’un huitième, et des individus blancs à queue courte et gris à queue longue [1]. Lorsqu’il s’agit, non plus de deux gènes, mais de milliers, les lois du calcul des probabilités rendent impossible l’apparition d’un individu identique à l’un de ses ancêtres primitifs et tous les descendants du couple considéré, à toutes les générations, seront des hybrides en ce sens qu’ils posséderont quelques-uns des caractères de chacun des types originels tandis que, à d’autres points de vue, ils se rattacheront à l’un et à l’autre. Donc, non seulement les deux premières lois de Mendel ne sont valables pour l’homme que d’une manière relative, mais encore la troisième nous démontre que la multiplicité des caractères en jeu suffirait à interdire pratiquement tout retour automatique aux types primitifs d’un lignage métissé.
L’hérédité des caractères acquis
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Il convient également de tenir compte d’un autre facteur non moins important, bien que nié jusqu’à ces dernières années par la majeure partie des biologistes et des psychologues : L’hérédité des caractères acquis. Nous savons que l’individu peut contracter des habitudes. Ses organes et son esprit sont capables d’augmenter leurs possibilités d’action par le jeu de la mémoire. Le métier d’un artiste ou d’un ouvrier n’est qu’un ensemble d’habitudes ‘‘emmagasinées’’ qui constituent un ajout à leur dotation héréditaire. Mais cet individu transmet-il à sa descendance tout ou partie d’un tel accroissement de son être ? De nombreux biologistes du XIXe siècle, formés dans le cadre d’un scientisme extrême, le nièrent pour la seule raison qu’ils n’avaient pas pu produire le phénomène en laboratoire. Ni les souris ni les mouches drosophiles ne paraissaient transmettre à leurs respectives descendances leurs caractères acquis. Qu’est-ce que cela prouvait, sauf que l’expérimentation biologique était impuissante, dans certains domaines, à reproduire les réalités de la vie ?
Aujourd’hui, l’hérédité des caractères acquis a été pleinement démontrée grâce aux résultats obtenus aux Etats-Unis à l’aide de la Colchicine et en Russie par la méthode naturelle de Mitchourine. D’autre part, il ne manque pas, en dehors des laboratoires, de cas bien connus d’habitudes transmises par hérédité. Prenons l’exemple décisif des chiens d’arrêt. Tout éleveur, voire tout chasseur, sait parfaitement qu’un chiot de race pointer prendra l’arrêt dès sa première sortie s’il s’agit d’un animal de bon lignage et que, de toute manière, un dressage rapide suffira à obtenir de lui ce que l’on en attend. Il n’y a rien de plus contre-nature, cependant, que l’arrêt chez un chien dont les ancêtres vivaient de la chasse. Il s’agit donc, sans aucun doute, d’une prédisposition héritée d’une longue série d’ascendants qui furent l’objet d’un dressage adéquat. Nul n’ignore que la qualité et la valeur d’un chien d’arrêt dépendent précisément de son pedigree, c’est-à-dire du niveau atteint par le lignage au moment de sa naissance. Sur le plan humain, il est bien connu, quoique mis en doute par les négateurs de l’hérédité des caractères acquis, que plusieurs générations sont nécessaires pour former un bon ouvrier dans certains métiers difficiles, la cristallerie, par exemple. Nous avons bien plus confiance, sur ce point, dans le témoignage et, surtout, dans la pratique des industriels qui affirment la réalité de phénomène que dans les assertions des théoriciens scientistes. En outre, ne se contredisaient-ils pas eux-mêmes, ces transformistes du siècle dernier qui, tout en niant l’hérédité des habitudes, fondaient leur théorie de l’évolution des espèces sur une lente modification des générations sous l’effet du milieu, modifications qui ne pouvaient s’effectuer que grâce à la transmission héréditaire des progrès réalisés ?
La mémoire héréditaire
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Quoi qu’il en soit, les faits, aujourd’hui établis même en laboratoire, ne peuvent plus être mis en doute. Les gènes, non seulement sont capables d’actualiser, par mutation, des caractères jusqu’alors purement potentiels, mais encore sont susceptibles de transformation. Les cellules reproductrices enregistrent dans une certaine mesure les modifications mnémoniques et les transmettent. Il est évident que, si les membres successifs d’un lignage vivent tous la même expérience, la répétition influera de plus en plus énergiquement sur le groupe considéré et que l’habitude, au sens le plus large du terme, de chaque individu se transformera en instinct héréditaire. C’est vraisemblablement ainsi que les abeilles ont acquis la technique qui leur permet de fabriquer le miel. C’est certainement ainsi que le dressage de nombreuses générations de chiens a transformé une espèce sauvage en race domestique. Nous venons, volontairement, de choisir deux exemples très dissemblables. Dans le cas de l’abeille, en effet, il s’agit d’une auto-modification par adaptation à des besoins d’existence. Dans celui du chien, au contraire, il s’agit d’une modification imposée par l’homme. La race se modifie donc par acquisition de caractères sous l’action du milieu qui lui impose certaines conditions de vie, mais l’homme peut s’incorporer audit milieu et agir ainsi sur les ensembles ethniques qu’il souhaite transformer. Ceci est vrai en ce qui concerne l’homme comme les autres animaux. Mais il doit être bien entendu que les nouveaux caractères ne s’acquièrent que dans la mesure où la race considérée se montre capable d’adaptation et d’éducation. Ce serait en vain que l’on élèverait au milieu des fleurs des générations successives de mouches : Elles ne se mettraient pas à fabriquer du miel. Et on essayerait en vain de domestiquer le tigre. Il en est de même pour l’homme. La biopolitique possède dans l’hérédité des caractères acquis un moyen d’action efficace, mais seulement dans la mesure où les modifications qu’elle souhaite obtenir dans un ensemble ethnique sont incluses à titre de possibilités dans la masse héréditaire de ce dernier.
Les gènes ne s’accroissent donc pas de possibilités mais d’expérience, c’est-à-dire de dynamismes d’actualisation qui se manifestent automatiquement dans les générations héritières au lieu de se réaliser au prix de longs efforts individuels. Par l’hérédité des caractères acquis, une race devient adulte, exactement comme un enfant dont l’être absorbe des connaissances mnémoniques au cours de son expérience. Il est donc possible d’élever’’ une race comme on élève un être humain.
L’action du milieu
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Nos analyses antérieures nous permettent de mieux comprendre le rôle du milieu comme facteur de l’évolution des races. Et par ‘‘milieu’’ nous voulons dire, non seulement les conditions géophysiques et géopolitiques de la vie des ensembles ethniques, mais encore celles que nous pourrions appeler éducatives, en ce sens qu’elles dépendent d’une volonté d’action intérieure ou extérieure à la communauté. Le milieu agit sur la race comme agent d’actualisation et de sélection de ses possibilités immanentes. L’ensemble se trouve, par rapport à lui, dans une situation semblable à celle du joueur d’échecs en face de l’échiquier. Il possède une force — c’est-à-dire des possibilités virtuelles de jouer de telle ou telle manière —qui est donnée au début de la partie et qui provient de ses dons biopsychiques et de son expérience. Mais son jeu effectif dépend, non seulement de cette force, mais encore de la position des pièces de son adversaire et des siennes à un moment donné. Celle-ci représente la condition du milieu qui influe sur sa décision de mouvoir telle ou telle pièce dans telle ou telle direction, alors que bien d’autres combinaisons sont théoriquement possibles. Deux joueurs de même force mis en présence de conditions différentes ne réagiront évidemment pas de la même manière, et pas davantage deux joueurs de force — voire simplement de technique — différente placés en face d’un même problème. Remplaçons échiquier par conditions géographiques et sociales et joueur par ensemble ethnique, et nous aurons défini l’action du milieu sur la race. Nul n’ignore, par exemple, que la mer suscite, chez l’homme blanc, l’audace ; La montagne, la résistance ; Et le climat tropical, l’apathie. Mais le nègre de la côte d’Afrique n’est jamais devenu navigateur, ne résiste pas à l’altitude et a besoin d’un climat chaud pour soutenir sa relative énergie. Chaque race est donc capable de s’adapter à un certain éventail de conditions posées par le milieu et, en s’adaptant, elle se modifie en fonction dudit milieu, mais toujours selon les possibilités de sa masse héréditaire.
Le double effet du milieu
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Lorsque l’on considère un ensemble ethnique dans un milieu déterminé, on constate un double processus de différenciation et d’unification de la communauté qu’il constitue. Différenciation par rapport aux autres groupes de même race nécessairement soumis à des conditions de développement différentes : Dans certaines régions isolées, racialement homogènes, on note encore aujourd’hui, malgré le brassage produit par l’extension des moyens de transport, des différences, qu’il nous faut bien appeler ethniques, de village en village. Le sol et, par conséquent, une partie des aliments consommés ne sont pas absolument identiques, ni ces ‘‘forces telluriques’’ dont on constate les effets sans que l’on sache encore à quoi elles correspondent exactement. Si l’on considère, par contre, deux ensembles de même origine mais placés l’un dans les terres glacées du Grand-Nord et l’autre sur l’Equateur, le milieu agira, en sens contraires, avec une telle puissance que l’on aura parfois l’impression, avec le temps, de se trouver en face de communautés sans grande parenté ethnique. Notons que, dans la pratique, et même en ce qui concerne les temps historiques, il est souvent impossible d’établir avec certitude quelle est la part du métissage et quelle est celle du milieu dans la différenciation des races. Il est, au contraire, plus facile de saisir le phénomène de l’unification d’un ensemble hétérogène sous l’action du milieu. Toutes les nations européen nes d’aujourd’hui sont le produit de mélanges récents et leur homogénéité par endogamie est encore loin d’être parfaite. Cependant, l’identité de conditions de vie a fait surgir des caractères nationaux qui permettent de distinguer à première vue un groupe de cent Italiens d’un autre de cent Anglais. Il en est de même au sein de communautés sociales réduites qui vivent sur le même sol mais sont soumises à des conditions d’existence différentes sur tel ou tel point : Dans une ville déterminée, on distingue sans la moindre difficulté, tout au moins dans les pays où la stratification sociale n’est pas très récente, un ouvrier d’un bourgeois.
Limites de l’action du milieu
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Prenons garde, cependant, de ne pas tomber dans l’erreur courante de mettre sur un pied d’égalité la race et le milieu. On a beaucoup exagéré l’efficacité de ce dernier facteur, souvent pour des raisons fort peu scientifiques. Constate-t-on, au sein de la grande race blanche, des différences ethniques aussi marquées que celles qui distinguent les Suédois des Siciliens ? On oublie presque toujours les métissages successifs qui ont modifié la race de ces derniers. On oublie de même fréquemment que la différenciation, sous l’action du milieu, de races qui proviennent d’un même tronc s’est produite au cours de millénaires et que les modifications historiquement observables se réduisent à peu de chose en comparaison de la partie stable de la masse héréditaire des ensembles ethniques. Donc, sans nier que le milieu ait été le facteur de la formation des races actuelles, il nous faut bien constater qu’à notre échelle d’observation et d’action son influence n’est que secondaire et qu’il est erroné de lui attribuer la responsabilité des différences fondamentales qui séparent les races. S’il paraît établi que l’indice céphalique, que l’on considérait jusqu’à il y a peu un caractère héréditaire inaltérable, est susceptible de subir l’action du milieu, comme c’est le cas des fils d’immigrants blancs à New York, il n’en reste pas moins certain que les enfants nés dans cette ville de parents sémites ou nègres conservent leurs caractéristiques ethniques essentielles : Seul le métissage répété arrive à les unifier, du moins extérieurement, avec les Américains d’origine européenne. Il y a déjà un siècle que Gobineau a remarqué avec raison que ‘‘partout le monde a vu florir successivement, et sur les mêmes sols, la barbarie et la civilisation’’ selon les races qui les ont peuplés. L’action actualisatrice du milieu, que l’on accepte ou non les théories monogénistes, est, sans doute, le facteur de la différenciation des races. Mais il nous faut bien constater que l’essentiel de cette différenciation était déjà réalisé à l’origine des âges qui nous sont plus ou moins connus et qu’il n’est pas possible, d’autre part, de revenir sur l’histoire de l’espèce — ou des espèces — qui s’impose à nous. Aucune action du milieu ne peut aujourd’hui effacer ni même atténuer d’une manière perceptible les différences acquises entre les grandes races ‘‘de couleur’’ ni entre les principales races constituées au sein de celles-ci, exactement comme de simples changements de climat, d’alimentation et d’entraînement sont incapables de transformer en percheron un pony des Shetland. Mais nous savons aussi que les caractères acquis au cours de leur évolution par les divers ensembles ethniques possèdent une marge de variation soumise au milieu. Le climat tropical ne transformera pas en nègres un lignage de blancs, mais il atténuera son dynamisme et ses facultés d’invention. Et il suffira de deux ou trois générations à l’usine pour transformer en prolétaires, physiquement et psychiquement, un lignage de paysans, tandis que les conditions de la vie urbaine moderne produisent la rapide dégénérescence de ceux qui subissent leurs effets. Les races humaines sont un peu, aujourd’hui, dans la situation du joueur d’échecs à la fin d’une longue partie. Celui-ci ne peut pas revenir sur ses décisions antérieures ni récupérer les pièces perdues et doit tenir compte de l’histoire de la partie, qui pèse sur ses dernières possibilités. Peut-être serait-il agréable à un Arabe de remonter au point de séparation des races blanches et de s’orienter alors vers les Aryens : Ce serait là un souhait dépourvu de toute signification. Mais un chef conscient pourra l’empêcher d’abandonner ses chameaux pour quelque usine et éviter ainsi qu’un milieu dégradant détruise les possibilités qui lui restent. C’est .un fait auquel on ne peut rien changer que le milieu, agent efficace de différenciation, d’unification et de progrès — ou de décadence — des ensembles ethniques, n’agit de manière décisive que dans le cadre des races existantes et se montre incapable de revenir sur le passé.
Création de la race
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Nous sommes maintenant en condition de saisir le processus de constitution d’un groupe racial dans les diverses hypothèses possibles. La race se crée par métissage et sous l’action du milieu. Mais, tandis que le métissage est capable par lui-même, y compris dans les cas extrêmes, de réaliser l’homogénéité de l’ensemble originellement complexe, le milieu ne peut qu’actualiser les caractères virtuels communs aux divers éléments ethniques qui interviennent dans la formation de la nouvelle communauté. C’est-à-dire que son action est limitée par les possibilités déjà existantes, bien que non manifestes, de la masse héréditaire des composants du groupe. L’homme ne s’adapte au milieu que dans la mesure où il possède en soi la réponse aux conditions que celui-ci lui pose. Notons cependant que par la sélection — que nous étudierons plus loin — le milieu est capable d’un action, négative, sans doute, mais qui domine l’hérédité de l’ensemble considéré, puisqu’elle peut éliminer certains éléments constitutifs au profit d’autres plus résistants ou mieux adaptés. Nous saisissons mieux, maintenant, la hiérarchie qui existe entre les facteurs de création de la race. La masse héréditaire d’un ensemble constitue la totalité de ses possibilités biopsychiques et reste essentiellement invariable. Mais certaines de ces possibilités ne se manifestent que dans des conditions particulières de milieu, alors que la sélection détermine un certain choix entre les caractères hérités. D’où il ressort, non seulement que la race, loin d’être un souvenir plus ou moins mythique du passé, est au contraire une création continue de l’histoire, mais encore qu’il nous est possible d’agir sur son processus de formation. C’est ce que font, d’une manière plus ou moins empirique, les éleveurs : Ils modifient, par métissage, la masse héréditaire du groupe qui les intéresse ; Ils imposent à celui-ci des conditions de vie qui suscitent ou, du moins, favorisent tel ou tel caractère souhaité ; Ils le soumettent éventuellement à un entraînement qui se transmettra, avec le temps, sous la forme de caractère acquis, de génération en génération ils sélectionnent les individus mutants, soit pour les éliminer, soit pour les utiliser comme reproducteurs ; Ils écartent, enfin, les éléments qui ne correspondent pas au type souhaité. Ils parviennent ainsi à créer des races presque parfaitement homogènes et bien adaptées à une fonction déterminée. Il appartient à la biopolitique d’étudier, sur les bases ainsi établies, quelle est l’importance du facteur ethnique dans les sociétés humaines et de préciser dans quelle mesure il est possible et souhaitable de leur appliquer les méthodes de la zootechnique. Il lui appartient, ensuite, d’agir. Il est temps, en effet, que l’homme s’occupe de sa race autant que de celle de ses animaux domestiques.
Le terme raciste est tout compte fait d'origine assez récente.
Si l'on en croit le Nouveau Petit Larousse Illustré, dictionnaire encyclopédique , publié sous la direction de Claude Augé en 1933 , p853, on trouve
En revanche, juste après la guerre, toujours dans le Nouveau Petit Larousse Illustré sous la direction de Claude et Paul Augé, nouvelle édition publié en 1950, on trouve a la page 853 le mot et la définition suivante :
En 1961, toujours dans le Petit Larouss, 5e tirage, p868, la définition devient :
"L'évolution" faisant son chemin, Le Petit Robert , dépot légal juin 1986 donnait comme définition :
Et le Petit Larousse edition 1987de donner :
Quelle "évolution" dans la définition !
On pourrait se demander si la Licra ou autres n'y ont pas été pour quelque chose..
et sinon, le racisme ne serait il pas un protectionnisme du patrimoine génétique, une légitime défense pour éviter la dispartion pur et simple ?
Quand on parle de diversité mais qu'on interdit au peuple de survivre, ne serait ce pas du foutage de gueule ?
Aujourd'hui les médias nous informe que la race n'existe plus, alors comme pourrait il y avoir eu un génocide ?
Pas de race pas de gènes ...
"Ce facteur, la race, doit être mis au premier rang, Car à lui seul il dépasse de
beaucoup en importance tous les autres. Nous l'avons suffisamment étudié dans un
autre ouvrage pour qu'il soit inutile d'y revenir encore. Nous avons fait voir, dans un
précédent volume, ce qu'est une race historique, et comment, lorsque ses caractères
sont formés, elle possède de par les lois de l'hérédité une puissance telle, que ses
croyances, ses institutions, ses arts, en un mot tous les éléments de sa civilisation, ne
sont que l’expression extérieure de son âme."
Gustave Le Bon, Psychologie des foules (1895). Édition publiée par Félix Alcan, 1905.
L’homme : Hérédité plus histoire
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Au moment de la conception, la cellule-oeuf contient en puissance tout le développement ultérieur de l’être humain, tel qu’il se produira, mais aussi tel qu’il se produirait dans d’autres circonstances. A cet instant de sa création, l’homme possède un ensemble de possibilités entre lesquelles il lui faudra choisir sans cesse ; Et ce choix permanent éliminera de son futur possible non seulement la réalité qui s’incorporera à sa mémoire — psychique et physiologique —, mais encore le refusé et toutes ses conséquences virtuelles. La vie de l’être humain est, par conséquent, enrichissement continuel par l’actualisation de possibilités qui deviennent effectives, mais aussi appauvrissement continuel par le refus de possibilités qui deviennent irréalisables. A l’origine de l’homme, il y a donc un capital potentiel reçu ; Et nous savons qu’il l’hérite de ses parents. Mais, à chaque instant de son existence, lui-même influe sur ce capital par le choix qu’il effectue : Choix qui dépend de ses besoins, c’est-à-dire du milieu dans lequel il vit et qui pèse sur lui, mais aussi de son passé qui, sous forme de mémoire, a transformé son être. L’homme choisit en une adaptation constante à soi-même et au monde extérieur. Son être dépend donc de deux facteurs : L’hérédité qui lui fournit l’ensemble de ses possibilités, et les circonstances selon lesquelles s’effectue son choix et qui dirigent, par conséquent, son histoire. Il n’est pas possible d’étudier l’homme en laissant de côté l’un de ces deux éléments. Il n’est pas possible non plus d’agir efficacement sur lui en les ignorant. Du double point de vue de l’étude et de l’action, la politique doit tenir compte de l’hérédité de l’homme, c’est-à-dire, au sens le plus large du terme, de sa race, ainsi que de son milieu.
Le fait de la race
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Le concept de race est, aujourd’hui, si vaste qu’il en devient vraiment par trop imprécis, au point d’en perdre presque toute utilité. On applique indifféremment le terme à l’ensemble de notre ou de nos espèces (‘‘la race humaine’’) ; Aux grands groupes ‘‘de couleur’’ (‘‘la race blanche’’) et à telle ou telle de ses fractions (‘‘la race aryenne’’) ; À des sociétés historiques (‘‘la race italienne’’) et même à des ensembles linguistiques ou culturels (‘‘la race latine’’). Sans doute a-t-on vaguement idée, dans tous les cas, que la race est liée au facteur héréditaire de l’homme et qu’un ensemble racial possède une certaine communauté de caractères, transmis avec la vie, qui le différencie des autres. Mais on a vu, cependant, des sociologues et des politicologues attribuer au seul milieu l’inégalité des ensembles humains et soutenir, par conséquent, que tous possèdent d’identiques possibilités. D’autres, en même temps qu’ils affirmaient d’une manière arbitraire l’homogénéité raciale des communautés primitives, se sont fondés sur la diversité de types d’un ensemble déterminé pour nier l’existence actuelle des races. Par ailleurs, les anthropologistes tendent à établir leurs classifications sur la base de tel ou tel facteur arbitrairement choisi. Parfois, la couleur de la peau constitue le seul élément de discrimination des ensembles raciaux ; Ou bien la forme du crâne, ou encore les propriétés de coagulation du sang. Dans le cas le plus favorable, on considère plusieurs caractères somatiques et on exclut expressément tout facteur psychique, voire biologique. Le hasard d’une découverte ou pseudo-découverte, ou tout simplement la mode, transforme périodiquement, sans raison valable, une branche essentielle de la science de l’homme. Les idéologies se sont mêlées de l’affaire. Ce sont là les raisons pour lesquelles il nous semble indispensable de reconsidérer le problème en partant des données que l’expérience nous fournit. Il n’y a pas besoin de théories pour pouvoir affirmer le fait de la race. Tout le monde distingue un Congolais d’un Chinois ; Tout le monde saisit la différence qui existe entre un groupe de cent Suédois et un autre de cent Espagnols. Tout le monde sait aussi que le nègre qui naît à New York est aussi noir que celui qui voit le jour au Congo et que, par conséquent, certains des caractères qui permettent au moins compétent de reconnaître une différence ethnique sont héréditaires. C’est seulement avec la définition du concept de race que la difficulté commence. Essayons d’écarter les facteurs qui la déforment. Nous pouvons y parvenir très facilement en considérant, non plus l’homme, mais des animaux d’autres genres. Si nous arrivons ainsi à établir une définition zoologique de la race, il nous sera facile de voir dans quelle mesure elle s’applique au phénomène racial humain.
Le concept zoologique de race
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Considérons un certain nombre de chiens du type berger allemand. Pourquoi disons-nous qu’ils appartiennent à une race déterminée ? Superficiellement, parce qu’ils se ressemblent. Ils possèdent une même conformation physique et manifestent les mêmes qualités psychiques : Taille moyenne, long poil de couleur brune, museau pointu, queue en panache, courage à l’attaque, intelligence supérieure à celle de la majorité des autres races canines, etc. Tous les bergers allemands ne sont cependant pas identiques. Leur taille varie de quelques centimètres ; Leur poil est plus ou moins long et sa couleur couvre toute la gamme des bruns, du presque jaune au presque noir ; Leur courage et leur intelligence sont sujets à gradation. Tel individu possède parfois un pelage plus sombre que celui d’un doberman dont la couleur caractéristique est le noir, ou est moins intelligent qu’un danois, qui appartient à une race peu favorisée dans ce domaine. Si on essayait, comme on le fait si souvent en ce qui concerne l’homme, de définir la race des bergers allemands par un seul de leurs caractères, on arriverait à des résultats dont l’absurdité sauterait aux yeux. Mais personne ne songe à le faire. Parce que, lorsqu’il s’agit de chiens, chacun sait fort bien que la race zoologique est un ensemble d’individus qui possèdent en commun, dans une certaine mesure quantitative et qualitative, un certain nombre de caractères physiques, physiologiques et psychiques qui se transmettent par hérédité. L’individu représentatif d’une race est tout simplement celui qui réunit en soi tous ses caractères poussés à leur plus haut degré. Or il en est de même lorsque l’on dit que l’homme nordique est grand, blond, dolichocéphale, résistant, courageux, etc. ; On ne définit ainsi qu’un ‘‘exemplaire de concours’’ et bien des nordiques sont de taille moyenne, bruns, brachycéphales, faibles ou lâches. Ce qui ne veut absolument pas dire que la race nordique soit une fiction. Tout au plus pourrait-on soutenir qu’il ne s’agit pas d’une race pure. Mais cette expression a-t-elle un sens ?
L’erreur de la ‘‘race pure’’
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Nous avons jusqu’ici considéré l’ensemble racial comme un conglomérat statique d’individus. Il convient, afin de pouvoir répondre à la question antérieure, de ‘‘examiner sous son aspect évolutif. Quand disons-nous d’un berger allemand qu’il est de race pure ? Non pas lorsqu’il atteint la perfection du type, mais lorsqu’il est né de parents non métissés. En remontant ainsi de génération en génération, nous parviendrons à l’origine de la race, c’est-à-dire au moment où, par mutation ou de n’importe quelle autre manière, une portée de bergers allemands est née de parents qui ne l’étaient pas. Nous pourrions remonter ainsi, de race en espèce et d’espèce en genre, jusqu’à la petite masse de protéines qui, un beau jour, s’est mise à vivre. Tout cela n’aurait aucun sens. Si nous considérons l’origine commune, la race embrasse l’animalité entière. Si nous fixons arbitrairement son début à l’instant de sa dernière différenciation, elle est fondée sur une hétérogénéité originelle, même si l’on suppose qu’aucun métissage n’est intervenu depuis lors, ce qu’il serait osé d’affirmer dans le cas des races animales les mieux contrôlées depuis longtemps. Ceci ne signifie pas le moins du monde que les données généalogiques soient sans intérêt, puisque c’est d’elles que procèdent, selon un processus que nous étudierons plus loin, les caractères communs et leur fréquence d’apparition, mais qu’il est erroné de faire de la pureté un critérium d’existence et, à plus forte raison, de valeur de la race. En ce qui concerne les ensembles humains, il faudrait, si on admettait leur filiation à partir d’un couple primitif, les considérer comme appartenant à une seule race, ce qui est contraire aux faits. Et si on acceptait l’idée de multiples mutations originelles, il nous faudrait encore oublier le facteur métissage. En biopolitique, les définitions théoriques qui ne correspondent pas à la réalité ne nous sont d’aucune utilité. Ce que l’on appelle ‘‘degré de pureté’’ d’une race, c’est tout simplement son homogénéité relative, c’est-à-dire la fait que chacun de ses composants possède, en plus ou moins grand nombre et d’une manière plus ou moins marquée, les caractères distinctifs de l’ensemble en question.
L’hérédité
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Nous savons, grosso modo, comment se transmettent ces caractères. Chacun des deux progéniteurs fournit à l’être nouveau la moitié des gènes dont il a besoin et qui sont, en puissance, son futur possible. Deux individus qui possèdent, sauf en ce qui concerne le sexe, le même capital héréditaire et sont par conséquent identiques — deux personnes ou deux souris de race blanche — donneront des descendants de race blanche. La question se complique lorsque l’on considère le croisement de deux individus de dotations héréditaires différentes. Chacun sait, d’après les deux premières lois de Mendel, que leur progéniture est hybride, c’est-à-dire unit en soi les gènes opposés de ses parents, soit qu’ils se combinent pour donner un caractère nouveau, soit que les uns prédominent aux dépens des autres que l’on appelle alors récessifs. A la deuxième génération, après le croisement de deux de ces hybrides, un quart de la descendance apparaît identique à l’un des grands-parents, un quart possède les gènes de l’autre et la moitié est hybride comme ses progéniteurs. Ces deux premières lois de Mendel paraissent donc indiquer que l’hybridation est un phénomène transitoire et qu’il se produit un retour, de plus en plus marqué du point de vue numérique, aux types primitifs. Rien n’est plus dangereux, cependant, que la généralisation abusive et la vulgarisation facile de la génétique mendélienne. S’il est exact, en effet, que le croisement d’une souris blanche de race ‘‘pure’’ avec une souris grise également de race ‘‘pure’’ donne, à la première génération, une portée d’hybrides qui ne doivent leur couleur grise qu’au caractère dominant du gris sur le blanc et, à la deuxième génération, un quart de blanches ‘‘pures’’, un autre quart de grises ‘‘pures’’ et la moitié d’hybrides, il n’en est pas de même lorsqu’il s’agit d’êtres humains. Le croisement de deux mulâtres, produits de l’union d’un blanc et d’une négresse, ne donne que des mulâtres de diverses tonalités, sans que réapparaissent le type blanc ni le type nègre. Peu importent les explications. Le fait seul nous intéresse : Le type hybride se reproduit indéfiniment. La troisième loi de Mendel suffirait, par ailleurs, à établir cette permanence. La première ne s’applique, en effet, qu’à un caractère, c’est-à-dire à un gène, isolé de l’ensemble auquel il appartient. Si l’on considère, non plus un, mais deux caractères, ceux-ci se transmettront indépendamment l’un de l’autre. Le croisement d’une souris blanche à queue longue avec une grise à queue courte donnera, à la deuxième génération, des individus semblables aux grands-parents, mais dans la proportion d’un huitième, et des individus blancs à queue courte et gris à queue longue [1]. Lorsqu’il s’agit, non plus de deux gènes, mais de milliers, les lois du calcul des probabilités rendent impossible l’apparition d’un individu identique à l’un de ses ancêtres primitifs et tous les descendants du couple considéré, à toutes les générations, seront des hybrides en ce sens qu’ils posséderont quelques-uns des caractères de chacun des types originels tandis que, à d’autres points de vue, ils se rattacheront à l’un et à l’autre. Donc, non seulement les deux premières lois de Mendel ne sont valables pour l’homme que d’une manière relative, mais encore la troisième nous démontre que la multiplicité des caractères en jeu suffirait à interdire pratiquement tout retour automatique aux types primitifs d’un lignage métissé.
L’hérédité des caractères acquis
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Il convient également de tenir compte d’un autre facteur non moins important, bien que nié jusqu’à ces dernières années par la majeure partie des biologistes et des psychologues : L’hérédité des caractères acquis. Nous savons que l’individu peut contracter des habitudes. Ses organes et son esprit sont capables d’augmenter leurs possibilités d’action par le jeu de la mémoire. Le métier d’un artiste ou d’un ouvrier n’est qu’un ensemble d’habitudes ‘‘emmagasinées’’ qui constituent un ajout à leur dotation héréditaire. Mais cet individu transmet-il à sa descendance tout ou partie d’un tel accroissement de son être ? De nombreux biologistes du XIXe siècle, formés dans le cadre d’un scientisme extrême, le nièrent pour la seule raison qu’ils n’avaient pas pu produire le phénomène en laboratoire. Ni les souris ni les mouches drosophiles ne paraissaient transmettre à leurs respectives descendances leurs caractères acquis. Qu’est-ce que cela prouvait, sauf que l’expérimentation biologique était impuissante, dans certains domaines, à reproduire les réalités de la vie ?
Aujourd’hui, l’hérédité des caractères acquis a été pleinement démontrée grâce aux résultats obtenus aux Etats-Unis à l’aide de la Colchicine et en Russie par la méthode naturelle de Mitchourine. D’autre part, il ne manque pas, en dehors des laboratoires, de cas bien connus d’habitudes transmises par hérédité. Prenons l’exemple décisif des chiens d’arrêt. Tout éleveur, voire tout chasseur, sait parfaitement qu’un chiot de race pointer prendra l’arrêt dès sa première sortie s’il s’agit d’un animal de bon lignage et que, de toute manière, un dressage rapide suffira à obtenir de lui ce que l’on en attend. Il n’y a rien de plus contre-nature, cependant, que l’arrêt chez un chien dont les ancêtres vivaient de la chasse. Il s’agit donc, sans aucun doute, d’une prédisposition héritée d’une longue série d’ascendants qui furent l’objet d’un dressage adéquat. Nul n’ignore que la qualité et la valeur d’un chien d’arrêt dépendent précisément de son pedigree, c’est-à-dire du niveau atteint par le lignage au moment de sa naissance. Sur le plan humain, il est bien connu, quoique mis en doute par les négateurs de l’hérédité des caractères acquis, que plusieurs générations sont nécessaires pour former un bon ouvrier dans certains métiers difficiles, la cristallerie, par exemple. Nous avons bien plus confiance, sur ce point, dans le témoignage et, surtout, dans la pratique des industriels qui affirment la réalité de phénomène que dans les assertions des théoriciens scientistes. En outre, ne se contredisaient-ils pas eux-mêmes, ces transformistes du siècle dernier qui, tout en niant l’hérédité des habitudes, fondaient leur théorie de l’évolution des espèces sur une lente modification des générations sous l’effet du milieu, modifications qui ne pouvaient s’effectuer que grâce à la transmission héréditaire des progrès réalisés ?
La mémoire héréditaire
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Quoi qu’il en soit, les faits, aujourd’hui établis même en laboratoire, ne peuvent plus être mis en doute. Les gènes, non seulement sont capables d’actualiser, par mutation, des caractères jusqu’alors purement potentiels, mais encore sont susceptibles de transformation. Les cellules reproductrices enregistrent dans une certaine mesure les modifications mnémoniques et les transmettent. Il est évident que, si les membres successifs d’un lignage vivent tous la même expérience, la répétition influera de plus en plus énergiquement sur le groupe considéré et que l’habitude, au sens le plus large du terme, de chaque individu se transformera en instinct héréditaire. C’est vraisemblablement ainsi que les abeilles ont acquis la technique qui leur permet de fabriquer le miel. C’est certainement ainsi que le dressage de nombreuses générations de chiens a transformé une espèce sauvage en race domestique. Nous venons, volontairement, de choisir deux exemples très dissemblables. Dans le cas de l’abeille, en effet, il s’agit d’une auto-modification par adaptation à des besoins d’existence. Dans celui du chien, au contraire, il s’agit d’une modification imposée par l’homme. La race se modifie donc par acquisition de caractères sous l’action du milieu qui lui impose certaines conditions de vie, mais l’homme peut s’incorporer audit milieu et agir ainsi sur les ensembles ethniques qu’il souhaite transformer. Ceci est vrai en ce qui concerne l’homme comme les autres animaux. Mais il doit être bien entendu que les nouveaux caractères ne s’acquièrent que dans la mesure où la race considérée se montre capable d’adaptation et d’éducation. Ce serait en vain que l’on élèverait au milieu des fleurs des générations successives de mouches : Elles ne se mettraient pas à fabriquer du miel. Et on essayerait en vain de domestiquer le tigre. Il en est de même pour l’homme. La biopolitique possède dans l’hérédité des caractères acquis un moyen d’action efficace, mais seulement dans la mesure où les modifications qu’elle souhaite obtenir dans un ensemble ethnique sont incluses à titre de possibilités dans la masse héréditaire de ce dernier.
Les gènes ne s’accroissent donc pas de possibilités mais d’expérience, c’est-à-dire de dynamismes d’actualisation qui se manifestent automatiquement dans les générations héritières au lieu de se réaliser au prix de longs efforts individuels. Par l’hérédité des caractères acquis, une race devient adulte, exactement comme un enfant dont l’être absorbe des connaissances mnémoniques au cours de son expérience. Il est donc possible d’élever’’ une race comme on élève un être humain.
L’action du milieu
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Nos analyses antérieures nous permettent de mieux comprendre le rôle du milieu comme facteur de l’évolution des races. Et par ‘‘milieu’’ nous voulons dire, non seulement les conditions géophysiques et géopolitiques de la vie des ensembles ethniques, mais encore celles que nous pourrions appeler éducatives, en ce sens qu’elles dépendent d’une volonté d’action intérieure ou extérieure à la communauté. Le milieu agit sur la race comme agent d’actualisation et de sélection de ses possibilités immanentes. L’ensemble se trouve, par rapport à lui, dans une situation semblable à celle du joueur d’échecs en face de l’échiquier. Il possède une force — c’est-à-dire des possibilités virtuelles de jouer de telle ou telle manière —qui est donnée au début de la partie et qui provient de ses dons biopsychiques et de son expérience. Mais son jeu effectif dépend, non seulement de cette force, mais encore de la position des pièces de son adversaire et des siennes à un moment donné. Celle-ci représente la condition du milieu qui influe sur sa décision de mouvoir telle ou telle pièce dans telle ou telle direction, alors que bien d’autres combinaisons sont théoriquement possibles. Deux joueurs de même force mis en présence de conditions différentes ne réagiront évidemment pas de la même manière, et pas davantage deux joueurs de force — voire simplement de technique — différente placés en face d’un même problème. Remplaçons échiquier par conditions géographiques et sociales et joueur par ensemble ethnique, et nous aurons défini l’action du milieu sur la race. Nul n’ignore, par exemple, que la mer suscite, chez l’homme blanc, l’audace ; La montagne, la résistance ; Et le climat tropical, l’apathie. Mais le nègre de la côte d’Afrique n’est jamais devenu navigateur, ne résiste pas à l’altitude et a besoin d’un climat chaud pour soutenir sa relative énergie. Chaque race est donc capable de s’adapter à un certain éventail de conditions posées par le milieu et, en s’adaptant, elle se modifie en fonction dudit milieu, mais toujours selon les possibilités de sa masse héréditaire.
Le double effet du milieu
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Lorsque l’on considère un ensemble ethnique dans un milieu déterminé, on constate un double processus de différenciation et d’unification de la communauté qu’il constitue. Différenciation par rapport aux autres groupes de même race nécessairement soumis à des conditions de développement différentes : Dans certaines régions isolées, racialement homogènes, on note encore aujourd’hui, malgré le brassage produit par l’extension des moyens de transport, des différences, qu’il nous faut bien appeler ethniques, de village en village. Le sol et, par conséquent, une partie des aliments consommés ne sont pas absolument identiques, ni ces ‘‘forces telluriques’’ dont on constate les effets sans que l’on sache encore à quoi elles correspondent exactement. Si l’on considère, par contre, deux ensembles de même origine mais placés l’un dans les terres glacées du Grand-Nord et l’autre sur l’Equateur, le milieu agira, en sens contraires, avec une telle puissance que l’on aura parfois l’impression, avec le temps, de se trouver en face de communautés sans grande parenté ethnique. Notons que, dans la pratique, et même en ce qui concerne les temps historiques, il est souvent impossible d’établir avec certitude quelle est la part du métissage et quelle est celle du milieu dans la différenciation des races. Il est, au contraire, plus facile de saisir le phénomène de l’unification d’un ensemble hétérogène sous l’action du milieu. Toutes les nations européen nes d’aujourd’hui sont le produit de mélanges récents et leur homogénéité par endogamie est encore loin d’être parfaite. Cependant, l’identité de conditions de vie a fait surgir des caractères nationaux qui permettent de distinguer à première vue un groupe de cent Italiens d’un autre de cent Anglais. Il en est de même au sein de communautés sociales réduites qui vivent sur le même sol mais sont soumises à des conditions d’existence différentes sur tel ou tel point : Dans une ville déterminée, on distingue sans la moindre difficulté, tout au moins dans les pays où la stratification sociale n’est pas très récente, un ouvrier d’un bourgeois.
Limites de l’action du milieu
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Prenons garde, cependant, de ne pas tomber dans l’erreur courante de mettre sur un pied d’égalité la race et le milieu. On a beaucoup exagéré l’efficacité de ce dernier facteur, souvent pour des raisons fort peu scientifiques. Constate-t-on, au sein de la grande race blanche, des différences ethniques aussi marquées que celles qui distinguent les Suédois des Siciliens ? On oublie presque toujours les métissages successifs qui ont modifié la race de ces derniers. On oublie de même fréquemment que la différenciation, sous l’action du milieu, de races qui proviennent d’un même tronc s’est produite au cours de millénaires et que les modifications historiquement observables se réduisent à peu de chose en comparaison de la partie stable de la masse héréditaire des ensembles ethniques. Donc, sans nier que le milieu ait été le facteur de la formation des races actuelles, il nous faut bien constater qu’à notre échelle d’observation et d’action son influence n’est que secondaire et qu’il est erroné de lui attribuer la responsabilité des différences fondamentales qui séparent les races. S’il paraît établi que l’indice céphalique, que l’on considérait jusqu’à il y a peu un caractère héréditaire inaltérable, est susceptible de subir l’action du milieu, comme c’est le cas des fils d’immigrants blancs à New York, il n’en reste pas moins certain que les enfants nés dans cette ville de parents sémites ou nègres conservent leurs caractéristiques ethniques essentielles : Seul le métissage répété arrive à les unifier, du moins extérieurement, avec les Américains d’origine européenne. Il y a déjà un siècle que Gobineau a remarqué avec raison que ‘‘partout le monde a vu florir successivement, et sur les mêmes sols, la barbarie et la civilisation’’ selon les races qui les ont peuplés. L’action actualisatrice du milieu, que l’on accepte ou non les théories monogénistes, est, sans doute, le facteur de la différenciation des races. Mais il nous faut bien constater que l’essentiel de cette différenciation était déjà réalisé à l’origine des âges qui nous sont plus ou moins connus et qu’il n’est pas possible, d’autre part, de revenir sur l’histoire de l’espèce — ou des espèces — qui s’impose à nous. Aucune action du milieu ne peut aujourd’hui effacer ni même atténuer d’une manière perceptible les différences acquises entre les grandes races ‘‘de couleur’’ ni entre les principales races constituées au sein de celles-ci, exactement comme de simples changements de climat, d’alimentation et d’entraînement sont incapables de transformer en percheron un pony des Shetland. Mais nous savons aussi que les caractères acquis au cours de leur évolution par les divers ensembles ethniques possèdent une marge de variation soumise au milieu. Le climat tropical ne transformera pas en nègres un lignage de blancs, mais il atténuera son dynamisme et ses facultés d’invention. Et il suffira de deux ou trois générations à l’usine pour transformer en prolétaires, physiquement et psychiquement, un lignage de paysans, tandis que les conditions de la vie urbaine moderne produisent la rapide dégénérescence de ceux qui subissent leurs effets. Les races humaines sont un peu, aujourd’hui, dans la situation du joueur d’échecs à la fin d’une longue partie. Celui-ci ne peut pas revenir sur ses décisions antérieures ni récupérer les pièces perdues et doit tenir compte de l’histoire de la partie, qui pèse sur ses dernières possibilités. Peut-être serait-il agréable à un Arabe de remonter au point de séparation des races blanches et de s’orienter alors vers les Aryens : Ce serait là un souhait dépourvu de toute signification. Mais un chef conscient pourra l’empêcher d’abandonner ses chameaux pour quelque usine et éviter ainsi qu’un milieu dégradant détruise les possibilités qui lui restent. C’est .un fait auquel on ne peut rien changer que le milieu, agent efficace de différenciation, d’unification et de progrès — ou de décadence — des ensembles ethniques, n’agit de manière décisive que dans le cadre des races existantes et se montre incapable de revenir sur le passé.
Création de la race
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Nous sommes maintenant en condition de saisir le processus de constitution d’un groupe racial dans les diverses hypothèses possibles. La race se crée par métissage et sous l’action du milieu. Mais, tandis que le métissage est capable par lui-même, y compris dans les cas extrêmes, de réaliser l’homogénéité de l’ensemble originellement complexe, le milieu ne peut qu’actualiser les caractères virtuels communs aux divers éléments ethniques qui interviennent dans la formation de la nouvelle communauté. C’est-à-dire que son action est limitée par les possibilités déjà existantes, bien que non manifestes, de la masse héréditaire des composants du groupe. L’homme ne s’adapte au milieu que dans la mesure où il possède en soi la réponse aux conditions que celui-ci lui pose. Notons cependant que par la sélection — que nous étudierons plus loin — le milieu est capable d’un action, négative, sans doute, mais qui domine l’hérédité de l’ensemble considéré, puisqu’elle peut éliminer certains éléments constitutifs au profit d’autres plus résistants ou mieux adaptés. Nous saisissons mieux, maintenant, la hiérarchie qui existe entre les facteurs de création de la race. La masse héréditaire d’un ensemble constitue la totalité de ses possibilités biopsychiques et reste essentiellement invariable. Mais certaines de ces possibilités ne se manifestent que dans des conditions particulières de milieu, alors que la sélection détermine un certain choix entre les caractères hérités. D’où il ressort, non seulement que la race, loin d’être un souvenir plus ou moins mythique du passé, est au contraire une création continue de l’histoire, mais encore qu’il nous est possible d’agir sur son processus de formation. C’est ce que font, d’une manière plus ou moins empirique, les éleveurs : Ils modifient, par métissage, la masse héréditaire du groupe qui les intéresse ; Ils imposent à celui-ci des conditions de vie qui suscitent ou, du moins, favorisent tel ou tel caractère souhaité ; Ils le soumettent éventuellement à un entraînement qui se transmettra, avec le temps, sous la forme de caractère acquis, de génération en génération ils sélectionnent les individus mutants, soit pour les éliminer, soit pour les utiliser comme reproducteurs ; Ils écartent, enfin, les éléments qui ne correspondent pas au type souhaité. Ils parviennent ainsi à créer des races presque parfaitement homogènes et bien adaptées à une fonction déterminée. Il appartient à la biopolitique d’étudier, sur les bases ainsi établies, quelle est l’importance du facteur ethnique dans les sociétés humaines et de préciser dans quelle mesure il est possible et souhaitable de leur appliquer les méthodes de la zootechnique. Il lui appartient, ensuite, d’agir. Il est temps, en effet, que l’homme s’occupe de sa race autant que de celle de ses animaux domestiques.
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