samedi 28 août 2010

l'origine talmudique de l'islam

ISLAM ET JUDAISME
Par M. l’abbé Curzio Nitoglia

LA THESE DU PERE THERY

En 1955 le célèbre théologien dominicain, le
Père Théry (1), sous le pseudonyme de
Hanna Zakarias, publiait “De Moïse à Mohammed”,
deux gros volumes réunis par la
suite en un seul “Vrai Mohammed et faux
Coran” (2), dans lequel il étudiait de manière
approfondie la question des origines de l’Islam.

Dans le présent article j’essayerai de résumer
et d’illustrer les thèses contenues
dans ses livres, les corroborant aussi par
d’autres études sérieuses et en me renforçant
de l’avis d’un célèbre orientaliste de
l’Université de Turin.

Les textes du Père Théry ne se trouvent
plus dans le commerce, mais l’essentiel de sa
thèse a été repris par l’abbé J. Bertuel, dont
l’oeuvre est encore disponible dans les librairies
françaises (3). Bonnet-Eymard écrit du
Père Théry qu’il «doit être considéré comme
le fondateur de l’“exégèse scientifique” du
Coran…, bien qu’il demeure… le grand absent
de toutes les bibliographies. Il est certain
que l’anonymat [ou le pseudonyme de
H. Zakarias n.d.r.] et l’édition privée, voulus
pour ne pas exposer à de terribles représailles
les religieux et les prêtres travaillant
en terre d’Islam, ont desservi son oeuvre.
Publié sous le vrai nom de son auteur, médiéviste
honorablement connu dans le monde
de la recherche scientifique, elle n’eût sans
doute pas joui d’un accueil plus favorable de
la part des islamisants, mais elle les eût forcés
à controverser à visage découvert. Feignant
d’ignorer l’identité de Hanna Zakarias
qui, très rapidement, ne fut plus un secret
pour personne, ils purent le présenter, sans
risque, “de bouche à oreille, comme un bluffeur
et un ignorant; le mépris de l’auteur rejaillissait
évidemment sur son oeuvre”» (4).

Ce ne fut seulement qu’en 1960 (5), un an
après sa mort, que la revue des dominicains
de Rome Angelicum leva officiellement
l’anonymat sur l’oeuvre de Théry, en résumant
de manière concise mais avec exactitude
le contenu des deux premiers volumes (6).
Les conclusions auxquelles parvient
l’éminent théologien et historien dominicain
peuvent être résumées ainsi:

1) L’Islam est seulement la religion juive
postmessianique, expliquée aux arabes par
un rabbin.

2) Mahomet n’a jamais été inspiré par
Dieu. Il se convertit au Judaïsme talmudique,
poussé par sa femme Khadidja, juive
de naissance, et aidé par son maître, le rabbin
de La Mecque, à réaliser son projet de
judaïsation de l’Arabie.

3) Le Coran a été composé et rédigé par
le rabbin de La Mecque et Mahomet était
seulement un “prosélyte de la porte”.

4) Le Coran primitif (traduction et
abrégé arabe du Pentateuque de Moïse) a
été rédigé par un rabbin juif, mais après
Mahomet fut perdu (VIIème s.). L’actuel
Coran ne contient plus, comme le premier,
la traduction et l’adaptation de l’histoire
sacrée d’Israël; c’est seulement un livre
d’anecdotes, d’histoires, presque une sorte
de rapport dressé par l’auteur lui-même sur
ses affaires apostoliques, qu’il aurait fallu
appeler plus correctement “Les Actes de
l’Islam”. Ces “Actes” constituent la seule
source authentique qui nous permettent de
connaître les origines de l’Islam, c’est-àdire
en substance la judaïsation de l’Arabie,
dont le rabbin de La Mecque, Mahomet
et sa femme Khadidja furent les premiers
auteurs.
Seule l’étude critique des “Actes de
l’Islam” (ou actuel Coran) peut nous fournir
une base solide pour une reconstruction des
origines de l’Islam, c’est-à-dire de la conversion
de l’Arabie au Judaïsme talmudique.
Les juifs étaient présents en Arabie et habitaient
dans les différents oasis du désert arabique
et dans les trois cités de Médine, La
Mecque et Taif. Ils étaient particulièrement
nombreux à Médine (plus de la moitié de la
population). Les chrétiens étaient moins
nombreux que les juifs, mais n’étaient pas
des catholiques romains; ils appartenaient
au contraire à des sectes hérétiques, telles
que le Jacobisme et le Nestorianisme, et au
Christianisme d’Abyssinie, fortement mélangé
d’éléments juifs.

5) Les “Actes de l’Islam”, justement parce
qu’écrits par un rabbin, sont essentiellement
antichrétiens. Les musulmans ne sont rien
d’autre que des arabes convertis au Judaïsme
talmudique à partir du VIIème siècle.



LA MECQUE

Au VIème siècle La Mecque devint l’un
des plus importants centres commerciaux de
la péninsule arabe. Là, depuis le IIème
siècle, selon le Père Théry, existait le temple
de la “Ka’ba”, une sorte de caisse actuellement
longue de 12 mètres, large de 10 et
haute de 15, posée sur un piédestal de
marbre de 25 cm et couverte d’un tapis noir
changé chaque année.

Dans la “Ka’ba” on
trouve une pierre noire, visible encore aujourd’hui
(7), dont on ignore la provenance
et la datation; selon les musulmans elle fut
portée directement par l’Archange Gabriel :)
Au VIème siècle la “Ka’ba” était aussi pleine
de pierres grises récoltées dans les déserts
d’Arabie, considérées comme divinités et
adorées comme telles; la majeure partie des
personnes qui la fréquentait était formée
d’arabes polythéistes, qui vénéraient outre la
pierre noire encastrée dans la “Ka’ba”, les
pierres et les idoles qu’elle contenait (8).

A La Mecque, selon la thèse du Père
Théry, vivait aussi une communauté juive, dirigée
par un rabbin très bien formé, fin
connaisseur du Talmud, qui aurait conçu le
projet de convertir les arabes polythéistes à la
religion post-biblique. Pour atteindre son but
il se serait servi d’un jeune arabe, Mahomet,
marié à une jeune juive Khadidja; telle est en
résumé selon le Père Théry, l’histoire des origines
de l’Islam: la conversion des polythéistes
arabes au Judaïsme talmudique.



NAISSANCE ET MARIAGE DE
MAHOMET

On considère habituellement que Mahomet
est né en 580, même si l’on a pas une documentation
certaine. Sa famille était
pauvre, comme l’atteste le rabbin de La
Mecque dans les “Actes de l’Islam” (l’actuel
Coran) (9), et, resté orphelin très vite, il paraît
avoir été recueilli par son oncle Abu
Tàlib, caravanier de La Mecque. C’était un
enfant éveillé et intelligent, et son oncle
l’emmenait souvent avec lui dans les caravanes
qu’il conduisait à Gaza. Mahomet se
maria avec Khadidja (10), une femme plus
âgée que lui mais très riche, de caractère fort
et entreprenant, s’il est vrai, comme l’affirme
le Père Théry, que c’est elle qui prit l’initiative
du mariage et par conséquent était volontaire
et dominatrice d’un mari craintif de
perdre sa position. “A l’âge de 25 ans Mahomet
se maria” (11). Ce mariage avec une juive
explique l’évolution du jeune arabe, puisque
sa femme le poussera à abandonner les
idoles de la “Ka’ba” pour adhérer à la religion
judaïque post-biblique; après elle ce
sera le rabbin de La Mecque qui le formera à
la religion d’Israël et le lancera au milieu des
arabes comme son porte-voix.


LA CONVERSION DE MAHOMET AU
JUDAISME
Le culte des idoles est encore très répandu
à La Mecque quand une voix commence
à prêcher un message nouveau aux oreilles
des polythéistes arabes.
“Je le jure par Allah (lire: Yahwé), qui a
créé le mâle et la femelle. Celui qui fait l’aumône
et qui craint Dieu sera récompensé.
Quant à celui qui est avare, empli de suffisance,
il sera précipité dans l’abîme. A quoi lui
servira sa fortune? Je vous avertis dès maintenant
d’un feu qui flamboie, réservé pour
celui qui ne craint pas ” (12).

Comme il connaît bien l’Ancien Testament
cet orateur de La Mecque, qui divise
l’humanité en deux catégories: ceux qui craignent
Dieu, ceux qui croient à la Résurrection,
au Jugement, au Ciel et à l’Enfer et les
infidèles, les avares, les orgueilleux! Dans ses
prédications nous retrouvons des réminiscences
vétérotestamentaires et talmudiques:
“Je le jure par le figuier et l’olivier, je le jure par
le Mont Sinaï …Ceux qui croient et font le bien
recevront une rétribution” (13). Mais quel est ce
prédicateur qui ridiculise les idoles de la
“Ka’ba”, qui annonce l’existence d’un Dieu
unique (“Yahwé” en hébreu, “Allah” en
arabe), qui jure sur le figuier et sur l’olivier, les
deux arbres de la félicité terrestre de l’Ancien
Testament? C’est certainement quelqu’un qui
connaît et qui annonce la religion d’Israël.

Si,
ensuite, on applique la critique historique, on
est obligé de conclure, selon le Père Théry,
que ce prédicateur est un juif.
C’est l’orateur même qui nous propose
cette conclusion avec ses affirmations: “Tout
ce que je vous annonce est contenu dans des
feuilles vénérées” (14), “les feuilles de Moïse
et d’Aaron” (15). “Mecquois idolâtres, vous
ne savez donc pas que le Dieu Créateur a
parlé? Oui, il a parlé ici, sur le Mont Sinaï, à
Moïse! C’est Yahwé (le Dieu unique) qui a
révélé à Moïse le “Coran hébreu”, le seul
Coran (Livre Saint) qui ait jamais existé, le
Coran glorieux du Mont Sinaï” (16).

A partir de ce texte le rabbin de La
Mecque donnera une traduction en arabe et
sera le premier Coran arabe écrit, puis perdu
et remplacé par l’actuel “Coran”, qui peutêtre
serait appelé avec plus d’exactitude
“Actes de l’Islam”.
Les discours qu’on y trouve ne contiennent
rien qui ne soit pas juif, ou mieux vétérotestamentaire,
et corroborent la thèse que
l’auteur est un juif qui connaît de manière
approfondie l’Ancien Testament et le Talmud,
c’est-à-dire le rabbin de La Mecque.

L’auditoire du rabbin cependant ne veut
pas renoncer à ses idoles ancestrales pour se
convertir au Dieu unique “Yahwé”. Parmi
les assistants il y a cependant un jeune arabe
qui a épousé une juive: et le soir Mahomet,
clandestinement, poussé par sa femme, va
chez le rabbin pour connaître la nouvelle religion.
Il apprend ainsi qu’il y a un seul Dieu,
que ses paroles ont été recueillies par Moïse
sur le Mont Sinaï et ont été écrites dans un
Livre (le Pentateuque), en arabe appelé
CORAN. Etant donné que Mahomet n’est
pas en mesure de lire et de comprendre le
Coran juif, ce sera au rabbin de lui lire et de
lui expliquer oralement les histoires d’Abraham,
Isaac, Jacob, Joseph, Moïse.
Mahomet apprit aussi la nouvelle profession
de foi enseignée par le rabbin: “Il est
unique Yahwé; Yahwé, il est seul. IL N’A
PAS ENGENDRE et n’a pas été engendré.
PERSONNE N’EST EGAL A LUI” (17).

Quelle belle profession de foi judaïcotalmudique
et antichrétienne (le Père N’A
PAS ENGENDRE le Fils; en Dieu il N’ y a
PAS TROIS PERSONNES EGALES et
distinctes)!
Mahomet ne cache plus sa conversion, il l’a
rend publique, rompt tous les liens avec l’idolâtrie
de la “Ka’ba”. La Mecque est secouée: cet
arabe marié à une juive ne risque peut-être t-il
pas de ruiner le vieux Panthéon de la cité? La
“Ka’ba” est l’un des sanctuaires les plus riches
du pays, et Mahomet arrive pour le ruiner!
Face à ces accusations que lui lançaient ses
compatriotes il y avait la protection du rabbin
sur son disciple: “Dis-leur, Mahomet: O Infidèles!
Je n’adorerai pas ce que vous adorez. Et
vous, vous n’adorez pas ce que j’adore. … A
vous, votre religion. Moi, j’ai la mienne” (18).
Selon le Père Théry, à côté de Mahomet
il n’y a jamais eu d’“Allah” révélateur, mais
seulement un juif, qui lui a raconté les histoires
des Patriarches contenues dans le
Pentateuque de Moïse. Le Père dominicain
arrive à cette conclusion après avoir prouvé
que la conversion de Mahomet au Judaïsme,
a eu lieu sous la forte pression de sa femme,
à la limite du chantage psychologique,
conversion qui devait servir à la judaïsation
de la race arabe, comme il était dans l’intention
du rabbin de La Mecque.

“Un seul fait
est certain, qui ressort de la lecture... des
“Actes de l’Islam”: un arabe, Mahomet, mari
de Khadidja, après avoir suivi les leçons
d’un rabbin, s’est converti au Judaïsme
parmi les arabes. …Mahomet ne sera rien
de plus que le porte-parole d’un juif, l’élève
d’un rabbin, pour une entreprise strictement
et absolument juive” (19).



LA FORMATION RELIGIEUSE DE
MAHOMET ET SON APOSTOLAT

Mahomet désormais sait que les idoles de
la “Ka’ba” sont muettes, que Dieu n’a pas
parlé. “Oh! Quelle nuit solennelle que cette
nuit de la Révélation!” (20). Elle advint sur le
Mont Sinaï, Moïse était accompagné de tout
le peuple élu au pied de la montagne, une
voix l’appela et Dieu lui révéla la Loi, lui
remit un Code, le Coran, qui est autant un
livre religieux qu’un code législatif, en hébreu
“Torah” (le message religieux de “Yahwé” et
sa loi). Et le Coran juif ou “Torah” aurait dû
diriger tous les hommes (21). En conclusion
pour le Père Théry, ce n’est pas “Allah” qui a
révélé à Mahomet l’histoire d’Israël, Mahomet
n’est pas un prophète mais seulement
l’élève dévot d’un rabbin, le mont Hirà,
comme copie du Sinaï n’existe pas: Mahomet,
en substance, est seulement le canal à travers
lequel filtre l’enseignement rabbinique pour
la judaïsation de l’Arabie. Les arabes qui ensuite
ont suivi Mahomet ont graduellement
mis de côté l’origine judaïco-rabbinique de
l’Islam, pour affirmer et marquer toujours
plus la révélation d’“Allah” à Mahomet pour
la gloire des arabes eux-mêmes, qui ont donc
supplanté les juifs dans leur mission.


LES ENSEIGNEMENTS DU RABBIN A
MAHOMET

Avec la conversion de Mahomet au Judaïsme,
selon le Père Théry, le travail du rabbin
n’est pas fini, puisque sa vraie fin était la
conversion de tous les arabes à la Synagogue
juive. Sa mission maintenant est de former
l’esprit du néophyte, d’en faire un apôtre du
Judaïsme parmi ses compatriotes; Mahomet
sera ainsi instruit profondément sur l’histoire
d’Israël, apprendra à prier comme les juifs, à
se prosterner vers l’orient, à invoquer le nom
du Dieu Unique (mais non en trois Personnes!).
Parmi les connaissances religieuses,
“Les Actes de l’Islam” n’apportent rien de
nouveau à la littérature judaïco-talmudique
et à l’histoire sacrée de l’Ancien Testament:
un paradis terrestre, ou mieux charnel, est
promis à ceux qui se soumettront au Dieu
Unique d’Israël. L’apologétique utilisée pour
la conversion des arabes se fonde non sur des
motifs de crédibilité et sur des “preambula
fidei”, mais sur les instincts plus élémentaires
de l’homme, sur la promesse d’une vie future
de plaisirs séduisants en échange de la
conversion au Judaïsme (22). Poussé par sa
femme, dressé par le rabbin, le jeune chamelier
ne pouvait laisser échapper l’occasion qui
se présentait à lui: il devint l’apôtre du Judaïsme
parmi les arabes.


REACTION DES HABITANTS DE LA
MECQUE FACE A LA PREDICATION
DE MAHOMET
Face à la prédication de l’histoire sacrée
d’Israël, les habitants de La Mecque répondent
mal et avec animosité. Ils ne veulent pas
suivre le jeune arabe qui s’est converti à la
religion de sa femme. Même s’il est encouragé
par le rabbin, Mahomet est découragé et
est tenté de retourner à sa vieille idolâtrie.
“Ils ont été sur le point de te séduire et de
t’éloigner de ce que nous t’avons révélé” (23).


LE CORAN ARABE: LE “CORABOR”
ET LE “CORABECRIT”
Selon le Père Théry l’objection des Mecquois,
selon laquelle le Coran révélé par Dieu
à Moïse est écrit en hébreu et que par conséquent
ils ne peuvent ni le lire ni le comprendre,
conduit le rabbin à le récrire en
arabe. Dans la première phase de l’apostolat
du rabbin on ne trouve pas trace d’un texte
religieux pour les arabes; dans la seconde, au
contraire, qui commence par la sourate
LXXX, le rabbin raconte aux idolâtres qu’il
existe un livre de Vérité et de direction, composé
de feuillets très anciens, écrits par Abraham,
Moïse, Aaron. Ces feuillets forment le
Coran, c’est-à-dire un Livre ou livre de
Moïse. Cependant quand le rabbin, dans la
sourate LXXXV, 21, parle pour la première
fois d’un Coran glorieux “sur une table
gardée”, il se réfère encore au Coran de
Moïse (ou Pentateuque) en langue hébraïque.
Ce n’est seulement que dans les “Actes de
l’Islam” qu’il sera fait allusion à un Coran en
langue arabe (24): “Nous l’avons rendu facile
pour ta langue”, et aussi “Nous l’avons révélé
sous forme de révélation arabe” (25).
En conclusion, le Coran en arabe apparaît
comme l’oeuvre d’un rabbin qui a traduit et
adapté en langue arabe le Pentateuque mosaïque
et ne contient aucun nouveau dogme,
aucune originalité, aucune nouvelle Révélation.
“Allah” n’est rien d’autre que la traduction
arabe de “Jahwé” (le Dieu Unique). Le
Coran a pour auteur “Jahwé”, qui l’a confié en
langue hébraïque à Moïse en 1280 avant J.-C.
et a été porté à la connaissance des arabes par
une traduction du VIIème siècle après J.-C.
Selon le Père Théry, Mahomet confiera
le Coran arabe à ses compatriotes en deux
moments successifs, d’abord oralement et
dans un second temps par écrit. La première
étape est celle du “CORABOR” (CORan
AraBe ORal), la seconde celle du “CORABECRIT”
(CORan AraBe ECRIT), traduction
en arabe du Coran juif de Moïse.



LA COMPOSITION DU CORAN ET
L’ACTIVITE LITTERAIRE DU RABBIN
DE LA MECQUE

Récitons les versets 86-87 de la sourate
XV: “En Vérité, ton Seigneur est le Créateur,
l’Omniscient Nous t’avons déjà apporté
SEPT (VERSETS) DE LA REPETITION
et LE CORAN SUBLIME”.
Ces deux versets sont adressés par le
rabbin à Mahomet pour lui dire que son Seigneur
est le Créateur, et non les idoles de la
“Ka’ba”. Leur auteur est celui qui a déjà
composé les sept versets de la Répétition et
le Coran sublime, c’est-à-dire le même rabbin
qui a composé les “Actes de l’Islam” et
le Corabécrit.

1) LA “PRIERE DES LAUDES” OU
“LES SEPT VERSETS DE LA REPETITION”.
L’auteur est évidemment un juif:
“Ton Seigneur est l’Omniscient”, il ne s’agit
donc pas des idoles de la “Ka’ba”. En affirmant
ensuite avoir déjà “apporté les sept versets
de la Répétition”, il rappelle à l’élève
avoir déjà composé “sept versets” spéciaux
avant le Corabécrit. Ces versets en effet sont
bien différents de ceux contenus dans le Corabécrit,
et forment un tout très net, concret,
bref: ils sont destinés à une répétition fréquente;
d’où le nom de “Versets de la Répétition”.
Ils sont courts, récités fréquemment,
par conséquent sont une prière; c’est la prière
en sept versets dont les musulmans font
précéder leur recueil des sourates. Pour arriver
à cette conclusion le Père Théry se fonde
sur l’exégèse du verset 87 de la Sourate XV
des “Actes de l’Islam”, qui déclare: “Nous
t’avons déjà apporté sept (versets) de la Répétition
et le Coran sublime”. Il démontre que
cette prière a été composée déjà à l’époque
de la sourate XV et est postérieure au Corabor,
que le rabbin racontait à Mahomet.
Durant cette période il n’y a aucun écrit
arabe du rabbin de La Mecque, qui se sert
uniquement du “Coran” de Moïse (ou Pentateuque)
en hébreu, pour faire le “catéchisme”
à Mahomet en langue arabe, en le transformant
ainsi en Corabor. En outre, le rabbin
parle d’abord des “Sept Versets de la Répétition”
et ensuite du “Coran Sublime”, donnant
une priorité chronologique à la “prière des
Laudes” par rapport au Corabécrit, rédigé
dans un but apologétique comme concession
aux arabes, hostiles à la prédication de Mahomet,
de connaître directement d’un texte écrit
la Révélation de Yahwé sur le Mont Sinaï. La
“Prière des Laudes”, à l’inverse, contemporaine
du “Corabécrit” n’est pas une oeuvre apologétique,
et, s’adressant aux arabes DEJA
convertis au Judaïsme, suppose l’existence
d’une communauté de musulmans désormais
convertis au Dieu d’Israël, après avoir abandonné
les idoles de la “Ka’ba”.

2) LE CORAN ARABE ECRIT (CORABECRIT).
Alors qu’il composait la “Prière des
Laudes”, le rabbin travaillait aussi à la traduction
en arabe du Coran de Moïse, le Corabécrit
ou Coran sublime dont parle la sourate
XV, verset 87. Mais que signifie exactement
Coran? C’est un écrit destiné à la récitation,
un livre qu’on lit à haute voix et qu’on psalmodie,
et c’est aussi un livre d’enseignements.
En traduisant et en adaptant en arabe le Pentateuque
mosaïque le rabbin avait comme but
unique celui d’enseigner aux arabes la révélation
sinaïtique; c’est pour cela que le Corabor
et le Corabécrit ne sont rien d’autre qu’une
répétition (orale et écrite) du Coran de
Moïse. Dans les “Actes de l’Islam” (l’actuel
Coran) on lit: “Le Livre de Moïse est un modèle
(un guide) de la Miséricorde divine” (26).
Dieu est l’auteur des vérités qu’il contient, les
ayant révélées à Moïse en 1280 sur le Mont
Sinaï, comme le confirment les sourates du
Coran arabe: “Il (Coran) est la confirmation
de ce qui était avant lui (Pentateuque). Il n’est
que l’explication du Livre du Seigneur des
Mondes” (27). “Avant celui-ci (le Coran arabe),
il y avait le Livre de Moïse... Et c’est un livre
confirmant l’autre, en langue arabe” (28).

3) LES ACTES DE L’ISLAM.
Aujourd’hui nous connaissons un livre
appelé improprement “Coran”, qui comprend
114 chapitres ou sourates et 6.226 versets.
Il n’y a pas identité - affirme le Père
Théry - entre le Coran arabe, composé par le
rabbin de La Mecque au VIIème siècle, et le
Coran officiel que nous possédons
aujourd’hui (qu’il serait mieux de définir
“Actes de l’Islam”); en définitive le “Coran”
actuel n’est pas l’original. En effet aux versets
86-87 de la XVème sourate l’auteur rappelle
à Mahomet qu’il a déjà composé deux
oeuvres, une “Prière des Laudes” et le “Coran
Sublime”: cette affirmation montre qu’il est
donc aussi l’auteur d’une TROISIEME
OEUVRE, l’actuel qui comprend la XVème
sourate. C’est pourquoi nous nous trouvons
en présence de trois oeuvres distinctes:

1. La Prière des Laudes ou Sept versets.
2. Le Coran arabe (oral ou écrit) [perdu].
3. Un troisième écrit (qui inclut la sourate
XV, dans laquelle aux versets 86-87 il est
question des deux oeuvres précédentes).
C’est seulement en lisant les versets 86-87
que l’on peut conclure que l’oeuvre à laquelle
ils appartiennent, appelée vulgairement
ou de manière erronée Coran, est nettement
différente du “Corabor” ou du “Corabécrit”,
et devrait s’appeler Pseudo-Coran ou
“Actes de l’Islam”. Les différences existantes
entre les deux oeuvres, le Coran arabe
et le “Coran actuel” sont de trois types.

1° DIFFERENCE CHRONOLOGIQUE.
A l’époque de la sourate XV, le “Corabor”
et le “Corabécrit” sont déjà terminés:
“Nous t’avons déjà apporté le Coran Sublime”.
On peut donc affirmer que le “Corabécrit”
ait été composé au début de la seconde
période de La Mecque: “Nous l’avons rendu
facile pour ta langue, c’est-à-dire nous avons
adapté en arabe le Coran hébreu de Moïse”.
L’adaptation du Coran de Moïse est désormais
terminée quand le rabbin écrivait les
“Actes de l’Islam” qui contiennent la sourate
XV; mais le livre à laquelle elle appartient
n’est pas encore achevé entièrement: commencé
avec l’apostolat du rabbin, il en raconte
les péripéties et le suit tant qu’il est en vie.
Il sera terminé seulement avec la fin de
l’apostolat du rabbin par la conversion de Mahomet
et à travers lui de tout le peuple arabe.
Par sa nature ce livre, qui est comme un journal
de la vie apostolique du rabbin de La
Mecque, et a des similitudes avec “Les Actes
des Apôtres” des chrétiens, a été défini par le
Père Théry les “Actes de l’Islam”, probablement
terminé dans sa version définitive à Médine,
même s’il a été commencé à La Mecque.

2° DIFFERENCE DE BUTS.
Le Coran arabe est essentiellement:
a) un
livre de prières juives, destinées à faire
prendre conscience de la Providence de Dieu
aux arabes de La Mecque, à leur faire abandonner
le polythéisme pour embrasser la foi
en Yahwé.
b) C’est aussi un livre liturgique:
comme on récite la Torah (ou Coran juif) en
hébreu dans les synagogues, ainsi les judéoarabes
ou musulmans (soumis à Yahwé, Dieu
Unique d’Israël) devront dans leurs assemblées
réciter le Coran arabe, en langue arabe.
Les Actes de l’Islam, au contraire, ne sont
ni un livre de prières, ni un livre liturgique,
mais la chronique du travail apostolique du
rabbin de La Mecque et de Mahomet.

3° DIFFERENCES LITTERAIRES.
- Le Coran arabe devait être essentiellement
un livre dogmatique, d’enseignement,
stable et immuable.
- Les Actes de l’Islam nous racontent, au
contraire, les mille péripéties de l’affirmation,
à La Mecque, de la religion judéo-rabbinique
et les violentes luttes de la période
de Médine. C’est une vraie CHRONIQUE
qui nous raconte les réactions des habitants
de La Mecque qui ne voulurent pas renoncer
à leurs idoles et aux gestes de Mahomet,
sous l’influence de Khadidja et du rabbin.
«Bref, – conclut le Père Théry – le livre des
“Actes”, que tout le monde appelle aujourd’hui
“le Coran”, n’est pas le Coran
arabe, ou adaptation arabe du Coran de
Moïse. Des trois oeuvres composées en
arabe par le rabbin de La Mecque, on a
conservé, jusqu’à maintenant la “Prière des
Laudes” et “Les Actes de l’Islam”» (29).


LE SORT DU CORAN ARABE
LE CORAN ARABE EST PERDU.
Une question surgit spontanément: “Quelle
fin a-t-il eu?” Il faudrait chercher dans la
masse des manuscrits arabes pour voir s’il
existe une version arabe du Pentateuque et
une fois trouvée la confronter avec les
courts récits de l’histoire sacrée de Moïse
que nous trouvons dans les “Actes de
l’Islam”. Le fait certain - selon le Père Théry
- est que le vrai Coran arabe est perdu. Il
n’était rien d’autre que l’explication des
principales histoires de l’Ancien Testament
écrites en hébreu. Aujourd’hui personne ne
possède ce livre. Les musulmans contemporains
de Mahomet et de son maître le possédaient;
les musulmans actuels ne le possèdent
plus. L’unique écrit du VIIème siècle
encore en leur possession est la “Prière des
Laudes ” ou les “Sept versets de la Répétition”,
mis comme prologue à leurs
“Actes”, eux aussi du VIIème siècle.
Cependant dans les “Actes de l’Islam” on
trouve des EXTRAITS (en plus de l’histoire
de la judaïsation de l’Arabie) du vrai Coran
arabe. Les “Actes” ont donc une énorme importance
pour la connaissance de l’existence
de la date de l’auteur du “Corabécrit” et, partiellement,
de son contenu. C’est comme si,
par absurde, on avait perdu les quatre Evangiles,
mais qu’on ait conservé les “Actes des
Apôtres”. Grâce aux “Actes de l’Islam” nous
sommes en mesure de connaître quelque
chose sur l’origine de l’Islam: même les
“Actes” sont un livre juif, mais d’un Judaïsme
DILUE, pour ne pas heurter la susceptibilité
des arabes idolâtres. Le rabbin, d’après
le Père Théry, se contente de parler de l’existence
d’un Dieu Unique, de sa bonté, de la
Résurrection. Quant à l’histoire sacrée qui
constituait l’essence du vrai Coran, dans les
“Actes” il y est à peine fait allusion, puisque
des personnages de l’Ancien Testament
(Moïse, Abraham, Noé, etc.) y sont seulement
mentionnés et vaguement rappelés.
La perte du Coran est un fait grave, mais
est atténuée par la présence des “Actes”,
qui en permettent une reconstitution partielle.
Quant ensuite aux conjonctures sur le
sort du Coran arabe authentique, on peut
penser qu’il a été détruit à Médine par
Othmàn ou Abu-Bakr, ou qu’il a été
perdu… mais on ne peut pas avoir de certitudes
dans ce sens.


LES PREMIERS MUSULMANS
La première période de La Mecque est caractérisée
par l’apostolat du rabbin et la
conversion de Mahomet au Judaïsme; la seconde
par la présence du Coran arabe oral par
lequel Mahomet catéchisera ses compatriotes.
Il fait désormais partie des “prosternés”
(30), qui dans la littérature rabbinique sont
les adorateurs de Yahwé, c’est-à-dire les
juifs. Mahomet prie prosterné comme eux,
fréquente la synagogue, a leur ’foi’. Il réunit
les arabes pour les faire devenir eux aussi
des prosternés.
Il faut ici analyser une parole fondamentale,
qui suffit à elle seule à nous faire comprendre
l’essence de l’Islam. Les grands de
l’Ancien Testament furent grands parce que
SOUMIS A DIEU et le Coran arabe les
présente comme des modèles à suivre: c’est
pourquoi le musulman (ou l’arabe qui accepte
le Coran arabe) est un SOUMIS à
Dieu, un MUSLIM (ou musulman). Et les
Patriarches furent soumis à la volonté de
Dieu et donc “musulmans”. A l’époque du
rabbin maître de Mahomet, les termes musulman
et Islam ne représentent pas une
nouvelle religion, mais la religion du passé
par rapport au Christianisme, la religion
judéo-talmudique qui refuse précisément la
divinité du Christ. Les musulmans par excellence
sont donc les juifs; les arabes devront
les imiter, ils sont musulmans par participation.
La religion des musulmans (ou des soumis
à Dieu) s’appelle ISLAM et n’est rien
d’autre que la religion de la Synagogue judaïco-
talmudique exportée en Arabie: Islam
signifie donc SOUMISSION TOTALE A
LA VOLONTE DE DIEU. “Celui que
Yahwé (ou Allah, en arabe) désire garder, Il
étend son coeur jusqu’à l’Islam [à la soumission
totale de sa volonté à Dieu]” (31). Viendra
un temps où les arabes, voulant faire oublier
leurs origines judaïques (quant à la religion
qu’ils embrassèrent au VIIème siècle
avec Mahomet), se déclarèrent les seuls et
authentiques MUSULMANS et non plus les
MUSULMANISES; les seuls représentants
de l’ISLAM et non les ISLAMISES. Ce sera
le début du grand bluff religieux du bassin
méditerranéen (32), qui nous présentera
“Allah” révélant à son prophète Mahomet
le Coran, c’est-à-dire la religion musulmane
ou islamique comme quelque chose de
propre aux arabes, nouveau peuple élu de
Dieu, totalement “soumis” à sa Volonté.


DISPUTES ENTRE LES CHRETIENS
DE LA MECQUE ET LE RABBIN
Les chrétiens qui vivaient à La Mecque,
selon le Père Théry, avaient mésestimé les
débuts de la prédication du rabbin, mais
commencèrent bien vite à s’inquiéter quand
ils virent les progrès du Judaïsme parmi le
peuple arabe. Mahomet avait déjà convaincu
quelques-uns de ses compatriotes et le
rabbin avait déjà traduit en arabe le Pentateuque
et il y avait ajouté les intégrations
talmudiques et antichrétiennes. Les chrétiens
se décidèrent alors à entrer publiquement
dans la dispute qui voyait s’opposer les
idolâtres aux judaïsants. De même que le
rabbin avait prêché à Mahomet les personnages
de l’Ancien Testament, ainsi les chrétiens
devront-ils prêcher leurs personnages
du Nouveau Testament et spécialement St
Jean-Baptiste, la Vierge Marie et Notre-Seigneur
Jésus-Christ. Nous ne possédons pas
naturellement le texte des prédications des
chrétiens de La Mecque, mais dans les
“Actes de l’Islam” nous lisons les réponses
du rabbin, et à partir d’elles nous pouvons y
remonter. Naturellement les chrétiens ne rejettent
pas la révélation du Mont Sinaï.
Comme aujourd’hui tout bon chrétien accepte
l’Ancien Testament, perfectionné
dans l’Evangile de Jésus-Christ; mais ils rejettent
les fables talmudiques qui ont dénaturé
la Révélation du Sinaï. Le point nodal
qui sépare le chrétien du juif (et donc du
musulman) est le dogme de l’Unité et de la
Trinité de Dieu et de l’Incarnation, de la
Passion et de la Mort de Notre-Seigneur.
Les chrétiens de La Mecque prêchaient la
Très Sainte Trinité et l’Incarnation du
Verbe éternel, Notre-Seigneur Jésus-Christ
crucifié par les juifs, pour maintenir les
arabes au Christianisme et les libérer du
Talmudisme. La conversion de Mahomet au
Judaïsme était très dangereuse pour le
Christianisme, qui, en Arabie, avait déjà
connu des moments de fortune et de succès.
Sur la base des réponses fournies par le rabbin
de La Mecque dans les “Actes de
l’Islam”, on peut déduire que les chrétiens
de La Mecque avaient centré leur prédication
(pour convertir les idolâtres au Christ,
maintenir chrétiens les arabes déjà convertis
et empêcher que l’apostolat de Mahomet
parmi ses compatriotes portât des fruits) sur
trois thèmes principaux: St Jean-Baptiste, la
Très Sainte Vierge Marie et Notre-Seigneur
Jésus-Christ. Et ce sont justement ces trois
thèmes que le rabbin reprend, en contre-attaquant,
dans les “Actes de l’Islam” alors
qu’il mêle à ses récits sur les Patriarches de
l’Ancien Testament (qui sont les vrais muslim,
c’est-à-dire soumis) des histoires du
Nouveau Testament, vidées de toute saveur
chrétienne, avec même un contenu essentiellement
anti-chrétien. Les histoires du
Baptiste, de Marie et de Jésus dans les
“Actes de l’Islam”, sont seulement la réponse
du Judaïsme à la prédication des chrétiens
de La Mecque et avaient comme
unique but celui de convertir les arabes au
Judaïsme. Il n’est pas vrai que le Coran actuel
ait des points de contact avec le Christianisme!
Au contraire! Si le rabbin parle de
Jésus c’est seulement pour dire qu’Il n’était
pas Dieu, que c’était un grand homme, mais
non Dieu et cela - évidemment - n’est pas un
point de contact avec le Christianisme, mais
un point de rupture. Les trois personnages
de l’Evangile, le Précurseur de Jésus, la
Mère de Jésus et Jésus Lui-même ne sont
pas présentés comme objet de foi musulmane,
mais sont réfutés, vidés de toute valeur
chrétienne. En bref Jésus-Christ, dans les
“Actes de l’Islam”, n’est pas le Christ de
l’Evangile, la seconde Personne de la très
Sainte Trinité qui s’est incarnée dans le sein
de Marie, pour qui le Baptiste n’est pas le
Précurseur du Messie ni Marie la Mère de
Dieu. Ces figures ont perdu complètement
dans l’actuel Coran tout sens chrétien, elles
sont même l’opposé du Christianisme qui
est la Religion de la divinité de Jésus-Christ.
Si le rabbin a contre-attaqué, il l’a fait pour
répondre aux objections émises à son apostolat
par des chrétiens de La Mecque, qui
annonçaient le Christ crucifié “folie pour les
idolâtres et scandale pour les juifs”. C’est
donc le moment de cesser de présenter l’actuel
Coran, oecuméniquement, comme un
livre respectueux du Christianisme! (Ces
propositions ne viennent pas par “Allah” et
par Mahomet son prophète, mais par le rabbin
de La Mecque successeur de ceux qui
ont crucifié Notre-Seigneur Jésus-Christ).
Les “Actes de l’Islam” nous parlent du
Baptiste (33), mais totalement séparé de
Jésus-Christ (dont au contraire il est le Précurseur),
comme l’un des nombreux miracles
que Yahwé a fait à Israël: c’est une personne
de l’Ancienne Alliance qui n’a rien affaire
avec l’Alliance Nouvelle et Eternelle. La
Très Sainte Vierge aussi dans les “Actes de
l’Islam” (34) n’a rien de commun avec la
Vierge Marie, Mère de Dieu. Comme il
l’avait déjà fait pour le Baptiste, le rabbin
place Marie dans l’Ancienne Alliance et
ignore tout rapport de Marie avec la Nouvelle
et Eternelle Alliance. Nonobstant cela on
trouve toujours, malheureusement, des chrétiens
malades de syncrétisme qui veulent à
tout prix voir dans le “Coran” une considération
et une dévotion mariale qui n’existent
absolument pas sinon dans leur fantaisie. Par
exemple selon le rabbin, la très Sainte Vierge
est la soeur de Moïse et d’Aaron, qui vécut
1200 ans avant la Sainte Vierge (35): “O soeur
d’Aaron, ton père n’était pas un père indigne,
ni ta mère une prostituée”. Enfin ils en viennent
à Jésus, “pierre d’angle et d’achoppement”.
Le pseudo-Coran essayera de détruire
sa Personne divine, qui fait subsister en
Lui deux natures, la nature divine ab æterno
et la nature humaine, prise dans le sein de la
Bienheureuse Vierge Marie. Jésus, pour le
rabbin, n’est qu’un Prophète juif et ce serait
un blasphème de l’appeler Dieu… Mais
quelqu’un, comme nous rapporte l’Evangile,
avait déjà crié au blasphème quand il entendit
Jésus Lui-même affirmer être Dieu: et il
s’agissait de Caïphe, grand-prêtre de la religion
juive! Et le pseudo-Coran met spécialement
en garde contre cette, selon lui, dangereuse
hérésie de présenter le Christ comme
Dieu: “Yahwé a fait descendre sur Moïse
l’Ecriture, pour avertir ceux qui disent: ’Dieu
a pris pour lui un fils’… Monstrueux est le
mot qui sort de leurs bouches. Ils ne disent
qu’un mensonge” (36); “En vérité Yahwé…
n’a pris pour Lui ni compagne ni fils” (37).
Pour le Coran actuel Jésus n’est qu’un serviteur
de Yahwé, un bon prophète, mais n’est
absolument pas le Fils de Dieu, consubstantiel
au Père.


AUTRES AUTORITES
Il y a d’autres autorités, qui peuvent être
citées comme contre-épreuve de la conclusion
que rejoint le Père Théry. En voici
quelques-unes.
Selon Edouard Pertus, Mahomet aurait
fréquenté à La Mecque des chrétiens-judaïsants,
et cela expliquerait la fausse interprétation
du Christianisme contenue dans le
Coran, telle, par exemple, la négation de la
divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ et
de la divine maternité de Marie, professée
déjà par Nestorius (38).
L’historien juif Bernard Lazare affirme
également que “Mahomet fut nourri de l’esprit
juif” (39). La position de l’un des plus célèbres
islamologues actuels, Bernard Lewis
(juif lui aussi) est la suivante: “Les juifs, y
compris les ’convertis’ au Christianisme, restaient
des orientaux; dans le conflit sur la
question orientale, ils prenaient le parti de
l’Asie contre l’Europe, du monde islamique
contre le monde chrétien. L’AMITIE
ENTRE JUIFS ET MUSULMANS ETAIT
UN FAIT PREVISIBLE… Pendant plusieurs
siècles, plus dans le passé que maintenant, évidemment
[après la création de l’Etat d’Israël,
n.d.r.], LA MAJORITE DE PEUPLE JUIF
A MANIFESTE UNE VIVE SYMPATHIE
POUR LES MUSULMANS. Un ennemi
commun est un grand lien d’amitié et DU
MOMENT QUE LES CHRETIENS
ETAIENT ENNEMIS TANT DES MUSULMANS
QUE DES JUIFS, CES DEUX
PEUPLES ONT CONCLU UNE SORTE
D’ALLIANCE ENTRE EUX. …Au temps
des croisades les juifs furent les alliés qui aidèrent
les musulmans à repousser le flot de l’invasion
chrétienne… et en Espagne les juifs
ont été les alliés et les amis fidèles des maures
contre les habitants chrétiens du pays.
…Les juifs avaient prospéré dans l’Espagne
musulmane et avaient trouvé refuge
dans la Turquie musulmane. …Rien dans
l’Islam n’était comparable à cette haine spécifique…
dirigée contre les juifs dans le
monde chrétien. …On pourrait… parler
d’une TRADITION JUDEO-ISLAMIQUE,
étant donné que LA RELIGION MUSULMANE,
…EST ETROITEMENT LIEE A
SES ANCETRES JUIFS” (40).
Pour quiconque lit le Coran l’influence du
Judaïsme est évidente. Quant à l’interprétation
de cette influence il existe différentes explications:
il y en a qui, comme le Père Théry,
voient dans le Judaïsme l’unique moteur de
l’Islam, d’autres qui, comme Pertus, voient
des influences juives et en même temps,
même si elles sont moins fortes, nestoriennes
ou chrétiennes-judaïsantes. Reste le fait acquis
du rapport de cause à effet entre Judaïsme
post-biblique et Islam, puisque les hérésies
antitrinitaires ou négatrices de la divinité
du Christ (comme le Nestorianisme) furent
amplement fomentées par le Judaïsme (41).
Le même Pertus reconnaît que “le Coran fut
profondément imprégné, sinon inspiré par le
Judaïsme” (42). Voilà pourquoi les mots
d’Arafat (le chef de l’O.L.P.) ne doivent pas
nous surprendre: “LE JUDAISME EST
UNE PARTIE DE MA RELIGION” (43);
“NOUS VOULONS LA PAIX AVEC NOS
COUSINS JUIFS” (44). René Sirat, président
des rabbins européens, a lui aussi confirmé le
lien qui unit le Judaïsme à l’Islam et l’opposition
qui règne, au contraire, entre Israël et
l’Eglise catholique romaine. L’ex-grand rabbin
de France et aujourd’hui président du
conseil permanent de la Conférence des rabbins
européens a déclaré à “30 JOURS”: “Je
souhaite que la même qualité de dialogue
soit possible avec les chrétiens de toutes les
confessions et avec les musulmans. AVEC
CES DERNIERS, NOUS N’AVONS,
NOUS LES JUIFS, AUCUN CONTENTIEUX
THEOLOGIQUE, CAR LES MUSULMANS
NE SOUTIENNENT PAS
QU’ILS SONT LE ’VRAI ISRAEL’
[comme les chrétiens]. Pour eux, nous
sommes …le peuple du Livre. PAR CONSEQUENT,
LE DIALOGUE AVEC EUX
SERA BEAUCOUP PLUS FACILE” (45).
«La polémique juive – écrit Messori (46) -
[est] convaincue que L’EVANGILE EN
LUI-MEME (avec son affaire de Passion et
de Mort de Jésus par responsabilité du Sanhédrin)
constitue une source éternelle
d’hostilité antijuive. Pour le dire avec la
brute sincérité d’un auteur juif: ’Tant que
quelqu’un prendra comme historique le
récit évangélique de la passion de Jésus, ce
sera dangereux pour nous’.

L’Islamisme n’est pas au contraire considéré
aussi dangereux par les juifs, et on tend
à attribuer seulement aux DETAILS DES
CIRCONSTANCES HISTORIQUES le
conflit entre l’Etoile de David et le Croissant
musulman.
Par le passé même il y eut un lien étroit
entre l’Islam et le judaïsme dans un but antichrétien:
L’Islam se tint ici [en Israël] avec
l’aide active et au milieu des cris d’exultation
de ces mêmes juifs qui maintenant essayent…
de le combattre avec les armes.
Mahomet mourut en 632. Il suffit d’un peu
plus de vingt années aux hordes arabes sorties
du désert pour arriver en Occident. …Un
blitz victorieux sans précédent et qui n’est explicable
que si l’on pense au ROLE QU’Y
EURENT AUSSI LES COMMUNAUTES
JUIVES. Il est en effet historiquement établi
que, par aversion pour le Christianisme, LES
JUIFS JOUERENT LE ROLE DE ’CINQUIEME
COLONNE’ EN FAVEUR DES
MUSULMANS. Ce n’est pas une légende,
mais la vérité qui se trouve aussi dans les
chroniques arabes: on arrive à remettre aux
assiégeants [musulmans] les clefs des villes et
à dévoiler les points faibles de la défense.
C’est un fait que l’arrivée de la cavalerie
arabe fut saluée avec enthousiasme du côté
juif. …Comme l’écrit … Daniel Rops: “Les
juifs se firent, et avec joie, les fourriers des
conquérants musulmans. …AU MOMENT
DES INVASIONS, LES COMMUNAUTES
JUIVES FURENT CONSTAMMENT
AVEC LES ASSAILLANTS”» (47).
Déjà en 1833 le chercheur juif Abraham
Geiger publia le célèbre livre Was hat Mohammed
aus dem Judenthume aufgenommen?
(Qu’est-ce que Mahomet a assimilé de l’Hébraïsme?),
dans lequel, étudiant l’influence de
la religion juive postchrétienne sur la religion
islamique, il mettait en évidence les éléments
vétérotestamentaires et rabbiniques dans les
premiers textes islamiques et arrivait à la
conclusion qu’il s’agissait de CONTRIBUTIONS
JUIVES A L’ISLAM (48).
Cette première étude, qui précède celle
du Père Théry de bien cent-trente ans, fut
suivit ensuite par beaucoup d’autres. “Certains
chercheurs arrivèrent jusqu’à émettre
l’hypothèse que Mahomet avait eu des enseignants
ou des éducateurs juifs qui lui avaient
fourni les rudiments de sa religion” (49). Ces
opinions furent même partagées par le célèbre
arabisant écossais Richard Bell et par le
grand chercheur suédois Tor Andrae, professeur
de religions comparées. «Plus récemment
de nouvelles approches sur le sujet des
…influences juives ont vu le jour. Alors que
l’origine juive de certains concepts islamiques
a été mise en évidence initialement par des
chercheurs juifs, pour la plupart rabbins...
Très récemment l’ouvrage de deux jeunes
chercheurs …a présenté la relation historique
entre Judaïsme et Islam sous une lumière tout
à fait nouvelle, dans laquelle le rôle dévolu à
l’Hébraïsme dans l’Islam est décrit comme
quelque chose de bien plus important qu’une
simple ’contribution’ ou qu’une ’influence’.
Ce travail qui dépeint L’ISLAM comme une
espèce de DERIVE …du judaïsme (50) a suscité
de violentes controverses» (51).
Bernard Lewis, l’un des plus célèbres
orientalistes contemporains (52), cite aussi
Hanna Zakarias (pseudonyme du Père
Théry), “chercheur dominicain connu” (53).
Il est intéressant de retrouver dans le livre
(54) de Lewis les analogies entre Judaïsme et
Islam et une opposition entre Judaïsme et
Christianisme beaucoup plus radicale que
celle existant entre Judaïsme et Islam. En
effet “alors que les juifs reconnaissaient
l’Islam comme une religion strictement monothéiste
du même type que la leur, ils
avaient des doutes, partagés par les musulmans,
à propos du Christianisme. …Il était
moins grave de témoigner que Mahomet
était le prophète de Dieu, plutôt que d’affirmer
que Jésus était le Fils de Dieu…
Concernant les règles alimentaires Judaïsme
et Islam sont aussi très semblables entre
eux et dissemblables du Christianisme» (55).
Le problème des rapports entre Judaïsme
et Islam a été également récemment traité
par Shelom Goitein, professeur émérite de
l’Université Hébraïque de Jérusalem et actuellement
membre de l’Institute for Advanced
Study de Princeton, lequel affirme: “La
ville de Médine …hébergeait une population
juive si grande que, à son exemple… elle fut
en mesure de préparer ses voisins Arabes à
accepter la religion monothéiste” (56).
Médine, centre principal de l’activité de
Mahomet, fut à l’origine une ville de Kohanim
(prêtres) juifs. “Le témoignage le plus éloquent
du caractère judaïque des communautés
israélites d’Arabie …se trouve dans le Coran
lui-même, qui continuellement fait référence à
leurs rabbins. Le Coran fait allusion plusieurs
fois au samedi comme à un jour de repos et au
jeûne judaïque et aux autres lois… qui se rencontrent
dans la lecture talmudique”(57).
Le Coran dit (58) que la Résurrection arrivera
en un clin d’oeil; et ce verset, fait remarquer
le chercheur, est récité par les juifs
trois fois par jour.
“Enfin dans le Livre Sacré de l’Islam se
sont trouvés les sans équivoque ’Midrashim’
juifs, qui jusqu’à maintenant n’ont pas été
retrouvés dans la littérature juive. …C’est
pourquoi, on trouve dans le Coran des inscriptions
qui louent les juifs parce qu’ils observent
le sabbat ou qui leur font des reproches
parce qu’ils ne l’observent pas, ces
légendes peuvent avoir leur origine seulement
d’une source juive” (59).
Goitein se demande alors de quelle religion
s’est servi Mahomet comme son modèle
immédiat ou quels ont été ses maîtres, étant
donné que le Coran fait allusion plusieurs fois
à des personnes qui instruisirent le Prophète.
La réponse peut être triple.
Une première thèse soutient que le Coran
contient une grande quantité de matériaux
qu’on peut faire remonter tant à des sources
judaïques que chrétiennes. Mais (seconde
thèse) ce que Mahomet dit concernant Jésus-
Christ et le Christianisme ne peut s’appliquer
à aucune des diverses confessions chrétiennes
d’alors et donc la proposition chrétienne serait
écartée. Enfin (troisième thèse) une troisième
tradition de type gnostique ésotérique
pourrait exister, qui pourrait avoir influencé
Mahomet, une espèce de gnosticisme chrétien
reconductible, comme antitradition parasitaire,
à la Cabale impure judaïque.
C’est en pratique la thèse de Harnack,
selon laquelle “l’Islam est un remaniement
de la religion juive sur le sol arabe, après
que la même religion juive ait subi des modifications
d’un christianisme gnostico-judaïque”
(60).
Mais, selon Goitein, cette thèse ne peut
être soutenue, puisque la prédication de Mahomet
ne contient aucune réelle idée gnostique
et révélerait une position religieuse très
différente de celle des cercles ésotériques. La
seconde thèse, comme on l’a vu, semble s’exclure
d’elle-même: il ne reste donc qu’à sonder
la piste juive dans la formation de l’Islam.
Goitein soutient que “dans la dernière
période de son activité, à Médine, MAHOMET
FUT INFLUENCE DE MANIERE
CONSIDERABLE PAR LA PENSEE ET
PAR LE MODE DE VIE DES JUIFS.
…LA SPIRITUALITE DE MAHOMET,
avec son irréductible monothéisme [interprété
dans un but antitrinitaire, n.d.r.] EUT EN
CELA BEAUCOUP DE L’ESPRIT DU
JUDAISME. …l’hypothèse selon laquelle
Mahomet, au début de son activité de prophète,
fut principalement inspiré par des
chrétiens …y compris les judéo-chrétiens,
semble devoir être écartée d’une manière
plus absolue par le simple fait qu’il n’y a aucune
référence à la figure (même au nom) du
Christ. …On a l’impression que Mahomet a
fait une étude spécifique des …dogmes chrétiens
uniquement dans une phase beaucoup
plus tardive de son activité” (61).
La figure dominante du Coran, d’autre
part, est Moïse, cité plus de cent fois contre
les quatre où est cité Jésus-Christ. En outre
les histoires sur Moïse remplissent tout le
Coran et ne sont pas limitées à certains chapitres
spécifiques. Le groupe juif, qui influença
Mahomet, n’était donc pas une secte
judéo-chrétienne et ébionite, puisque le
CORAN PRESENTE DES AFFINITES
TRES ETROITES AVEC LA LITTERATURE
TALMUDIQUE.
C’est pourquoi la solution proposée par
Goitein est celle de l’influence du Judaïsmetalmudique
sur l’Islam. “La bataille que Mahomet
a remportée si glorieusement et facilement
sur les arabes compatriotes a été décidée
plusieurs siècles avant sur les collines
de la Judée. LES VALEURS réelles DE
LA FOI EN UN SEUL DIEU… ARRIVERENT
A MAHOMET, comme il ne cessa
jamais de le mettre en évidence,
d’ISRAEL” (62).
L’Islam, comme le Judaïsme, est une religion
de ’Halaka’, c’est-à-dire un précepte
qui règle MINUTIEUSEMENT tous les aspects
de la vie. “En face de ces considérations
- conclut Goitein, confirmant la
conclusion de Théry - on est amené à penser
que L’INFLUENCE DU JUDAISME SUR
L’ISLAM DES ORIGINES DOIT AVOIR
ETE TRES CONSIDERABLE, SINON
DECISIVE” (63).
Un autre historien et journaliste connu,
Paul Johnson, écrit très lucidement sur les
rapports entre Islam et Judaïsme: “…l’Islam
fut à l’origine un mouvement hétérodoxe à
l’intérieur du Judaïsme, en divergeant au
point de devenir une religion indépendante.
… La présence juive en Arabie est très ancienne
… Durant les premiers temps de l’ère
chrétienne le Judaïsme se diffuse en Arabie
septentrionale et certaines tribus devinrent
entièrement juives. Ce sont des preuves que
des poètes juifs ont fleuri dans la région de
Médine au VIIème siècle, et il est même possible
qu’un état dominé par des juifs ait existé
là à cette époque. Selon des sources arabes,
environ vingt tribus à Médine et aux alentours
étaient juives… L’influence du Christianisme,
qui à ses yeux [de Mahomet, n.d.r.] ne
pouvait pas apparaître strictement monothéiste,
fut très faible… Il semble que l’objectif
de Mahomet fut celui de détruire le paganisme
polythéiste de la civilisation des oasis,
en transmettant aux arabes le monothéisme
éthique hébraïque en un langage qu’ils puissent
comprendre et en des termes adaptés à
leurs coutumes. Il accepta le Dieu des hébreux
et leurs prophètes …le Coran étant le
substitut arabe de la Bible. Le développement
de la part de Mahomet d’une religion
indépendante, commença quand il se rendit
compte que les juifs de Médine n’étaient pas
disposés à accepter sa version arabe arbitrairement
élaborée du Judaïsme” (64).
Lea Sestrieri est aussi substantiellement
du même avis, concernant l’origine judaïque
de l’Islam et la ’rupture’ qui a suivi: “En
contact avec les juifs… les arabes avaient acquis
une certaine familiarité avec l’idée monothéiste.
Pas étonnant qu’à un moment déterminé
l’un d’eux… ait senti l’appel du
Dieu unique. …Il est très probable… que les
arabes de religion essentiellement idolâtre,
arrivèrent à l’horreur de l’idolâtrie à travers
le contact permanent avec les juifs, qui depuis
des siècles vivaient parmi eux. …L’essence
de la doctrine de Mahomet peut être
résumée dans ces points: croire en Dieu, aux
Anges, aux Ecritures… A cela on peut ajouter:
la prière, l’aumône, les jeûnes, les pèlerinages
à La Mecque. Chacun de ces points
se réfère à la foi et à la pratique juive, y
compris l’idée du pèlerinage (pour lequel
seule la ville change)” (65).
Lea Sestrieri se demande comment s’est
produite la rupture entre Judaïsme et Islam,
qui aujourd’hui continuent à s’appeler cousins
(cf. note n° 51) et répond: “La séparation
entre Judaïsme et Christianisme fut déterminée
… par le caractère christologique
de Jésus [et par la divinité de Jésus, n.d.r.]…
Mais dans la prédication de Mahomet il n’y
a pas de doctrines qui constituent une séparation
du judaïsme” (66).
Voilà expliqué en bref ce qu’on cherche
à prouver: entre Christianisme et Hébraïsme
il y a une opposition de contradiction de caractère
théologique: pour le Christianisme
Jésus est Dieu; pour le Judaïsme Jésus n’est
pas Dieu. Entre Islam et Judaïsme, au
contraire, il n’y a aucune opposition de caractère
théologique, alors qu’il y a une opposition
de contradiction entre Christianisme
et Islam au sujet des deux principaux
Mystères de la Foi: Unité et Trinité de Dieu
et Incarnation, Passion et Mort de Jésus-
Christ, vrai Dieu et vrai Homme.
Selon Lea Sestrieri la rupture entre Judaïsme
et Islam se produisit pour des motifs
de caractères ou de personnes; en effet “pour
une personnalité comme celle de Mahomet la
méfiance des juifs dictée par la supériorité et
la tradition… furent plus que suffisantes pour
produire la rupture… C’est pourquoi on
pourrait conclure que la séparation Hébraïsme-
Islamisme est seulement en partie religieuse;
elle fut dictée essentiellement par le
désir de suprématie de l’Islam” (67).
Un autre éminent chercheur, Günter
Stemberger, admet la dépendance de l’Islam
du Judaïsme: “AU DEBUT L’HEBRAISME,
…A FORTEMENT INFLUENCE
L’ISLAM, même si par la suite il en subit
l’influence féconde. …Précisément le milieu
politico-culturel de l’Islam a contribué à la
diffusion du Judaïsme rabbinique” (68); il
entre ensuite dans des détails et confirme
l’influence rabbinique sur Mahomet: “Déjà
bien avant Mahomet existaient en Arabie
des communautés juives: elles développèrent
une intense activité missionnaire …MAHOMET
eut ainsi l’opportunité de les rencontrer
et de connaître leur tradition. …Il basa
LARGEMENT SA DOCTRINE SUR LA
TRADITION BIBLICO-HEBRAIQUE.
…Il y a DE TRES NOMBREUX ELEMENTS
QUI REUNISSENT clairement LE
CORAN et la pensée islamique postérieure
A LA TRADITION JUIVE” (69).
Stemberger énumère ensuite les points
de contact entre Islamisme et Judaïsme: la
foi, la loi religieuse et les histoires racontées,
que nous avons déjà vues dans le dernier article.
Mais il lui paraît opportun de s’arrêter
sur les prescriptions légales relatives aux aliments.
Mahomet reprend substantiellement
les interdictions déjà connues du Judaïsme,
même s’il y a moins de prohibitions. Toutefois
“on permet aux musulmans de manger
la viande abattue par les juifs” (70).
Verminjon répond à la question soulevée
par Lea Sestrieri, sur la rupture entre Judaïsme
et Islam, en faisant un parallèle avec Luther:
«Luther… se rallia aux juifs et fut soutenu
par eux; mais quand le feu de l’hérésie fut
allumé, eux, faisant machine arrière, se retirèrent.
Pour cette volte-face Luther les attaqua
par l’opuscule Les Juifs et leurs mensonges…
Le rabbin Camerini reconnaît que
la Réforme, en tenant occupés les chrétiens à
lutter entre eux (comme c’était justement
voulu par le Judaïsme), marqua une trêve
aux persécutions antisémites. …Et on peut
donc penser que l’intervention de la Synagogue
n’a pas été étrangère à la source même
du Mahométisme. Mahomet, au début, fut
aidé des juifs par le conseil et par l’or. Mais
UNE FOIS QUE CETTE RELIGION
S’EST DIFFUSEE, ILS TROUVERENT
LA MANIERE DE SE RETIRER EN CATIMINI.
…Ce fut, en réalité, le fanatisme
d’une poignée de juifs, parmi les plus réputés
de la ville de Médine, qui jeta les fondements
de la puissance politico-religieuse de l’Islam.
Après quoi, plus facilement, on déduit combien
le Judaïsme a intérêt à ce que les
“goyim” luttent entre eux et soient au plus
haut degré distraits de ces choses» (71).


LES JUIFS A MEDINE
«Quand les deux tribus arabes des Aus et
des Khazradj s’étaient avancés vers l’oasis de
Yathrib [vers 620 avant J.-C.] elles trouvèrent
la ville déjà occupée par des tribus de
juifs, et donc les arabes furent obligés de se
mettre sous la protection des tribus juives...
La tradition appelait les tribus juives de
trois noms: Les ’Banu Qurayza’... La 2ème
tribu des juifs était celle des ’Banu an-Nadir’...
La 3ème tribu des juifs était celle des ’Banu
Qaynuqa’... Si on considère aussi qu’à Médine
il y avait un nombre considérable de juifs qui
ne faisaient pas partie de ces trois tribus, on
peut estimer que... la population hébraïque
dans son ensemble était d’environ 10.000 personnes
» (J. BOUMAN, Il Corano e gli Ebrei,
Queriniana, Brescia 1992, pp. 73-74).

MAHOMET SE RAPPROCHE DES
JUIFS DE MEDINE
Mahomet, toujours selon le professeur
Johan BOUMAN (enseignant d’islamologie
à Beyrouth et d’histoire des religions à Marburg),
se rapprocha des juifs de Médine
dans des buts précis.
«Après environ 12 ans de prédication à
La Mecque il s’était convaicu que son message
n’était rien d’autre que celui des juifs...
et qu’il avait été choisi par Dieu pour l’annoncer
aux Arabes, dans une claire langue
arabe». (Op. cit., p. 75).
Mais, selon notre auteur, il y avait déjà
une dichotomie cachée dans le rapport entre
Mahomet et les juifs, qui portera, au fur et à
mesure, vers la rupture et la tragédie...
«D’un côté Mahomet avait besoin du soutien
moral et religieux des juifs, pendant sa
première année à Médine, de l’autre côté,
cependant, il n’était pas très intéressé par les
juifs mais surtout par les Arabes et la lutte
contre l’idolâtrie et le polythéisme... Mahomet
prit plusieurs pratiques religieuses
juives, qui cependant n’éliminèrent pas
l’ambivalence... La praxis de la prière des
juifs... Le repos sabbatique qui commençait
le vendredi soir... Mahomet, déjà bien avant
l’Egire, s’était efforcé de former les pratiques
de piété islamiques selon le modèle
des juifs... Mais là aussi on se trouve face à
des ambivalences: Mahomet a suivi en partie
des traditions hébraïques; mais en partie
aussi leur a donné un contenu nouveau en
les adaptant... à la manière arabe d’appréhender
les choses. (...)
Mahomet, non seulement à La Mecque,
mais aussi à Médine, considérait l’hébraïsme
comme une religion étroitement liée à l’Islam,
avec la conséquence que les Juifs de Médine
devaient être des alliés sûrs dans sa lutte
contre les polythéistes» (Op. cit., pp. 75-78).
Mais Mahomet a gardé tout son ’être
arabe’, ce qui a maintenu une certaine ambiguïté
dans ses rapports avec le judaïsme, et
qui peu à peu a porté vers la rupture. (Cf. op.
cit., p. 80) à cause des motifs ethniques ou de
nationalités et pas du tout religieux, comme,
par exemple, les Eglises nationales (gallicane,
anglicane...) qui se sont détachées de la
Religion catholique, au début surtout pour
des motifs de nationalisme ou de régalisme.

VERS LA RUPTURE
«Aujourd’hui il n’est plus possible d’établir
pour quelles raisons exactes les Juifs se
sont refusés à Mahomet. ...[Cependant] dans
le Coran de la période de Médine, on peut
trouver la réaction suivante de Mahomet au
refus des Juifs...» (Op. cit., p. 84).
En tout cas on peut affirmer que Mahomet
a appris sa religion à l’école juive, qu’il
a pensé se mettre avec les Juifs pour lutter
contre les polythéistes, tout en gardant son
’être arabe’, et que face au refus des Juifs
pour des motifs ethniques «qui n’ont pas
voulu admettre que Mahomet était le prophète
» (Op. cit., p. 85), il s’est révolté contre
eux qui étaient ses maîtres à penser. En
effet «un prophète arabe qui aidait les
arabes à conquérir une grande puissance,
n’était certainement pas une des attentes
des Juifs vis-à-vis du Messie. Les buts ethniques
de Mahomet n’étaient pas compatibles
avec ceux des Juifs».

MAHOMET CONTRE LES JUIFS
Les musulmans gagnèrent la bataille de
Badr (an II de l’Egire). Mahomet fut convaincu
que Dieu était avec lui et son peuple, donc
«il pensa qu’était arrivé le temps de se décharger
du poids toujours plus lourd des Juifs»
(Op. cit., p. 89). Il n’acceptait pas la MISSION
DIVINE DES ARABES (en effet chacun est
convaincu, hélas, qu’il y a une seule mission
divine et que naturellement elle appartient à
son peuple...).
«Après sa rupture avec les Juifs, même
le lien avec le Judaïsme se ralentit. Le
centre de l’histoire de la Révélation se déplaça
de Jérusalem à La Mecque. La période
d’ARABISATION de l’Islam commençait
donc... L’Islam trouva ainsi son centre
géographique... au coeur de l’Arabie» (Op.
cit., pp. 102-103).
Le Professeur Sergio Noja, grand islamologue
italien, écrit aussi à ce sujet: «L’attitude
initiale de Mahomet vis-à-vis des Juifs a été
empruntée à l’ouverture la plus large et candide;
ceci explique l’amertume postérieure de
Mahomet et sa réaction violente. En effet... il
avait indiqué Jérusalem comme la direction
vers laquelle prier, mais, au lieu de recevoir
de la part des Juifs, des mots de sympathie et
d’adhésion, il fut l’objet de moqueries féroces:
“Mahomet et ses compagnons ne savaient
pas où était la ’qiblah’ [direction de la
prière], jusqu’au moment où nous les avons
dirigés”... L’homme qui avait supporté pendant
plusieurs années à La Mecque les moqueries
qui étaient lancées tous les jours
contre lui [par les Arabes] ne pouvait pas se
résigner à ne pas être bien reçu par les Juifs.
(...) Le signal de rupture fut le changement de
la ’qiblah’; (...) Maintenant la nouvelle direction
de la prière, était fixée vers la “Ka’ba”»
(S. NOJA, Maometto profeta dell’Islam,
Mondadori, Milan 1974, pp. 210-217).
Il semble donc tout à fait permis d’affirmer
que, si le Marxisme est une version laïcisée
du Judaïsme talmudique, l’Islamisme
est un Judaïsme simplifié et armé contre les
chrétiens. C’est le propre de l’Islam de vouloir
imposer son Croissant par l’épée, alors
que l’Eglise admet le recours à la force uniquement
pour empêcher à l’hérétique de répandre
l’erreur dans la société (72) ou pour
se défendre de l’attaque d’un agresseur injuste,
fût-ce même un non-baptisé sur lequel
elle n’a pas juridiction.
“La guerre contre les infidèles est l’un
des devoirs les plus sacrés recommandés par
l’Islam. …la guerre sainte ne doit ni cesser
ni être interrompue avant que le monde soit
entièrement soumis à l’Islam” (73).
Comment ne pas être préoccupés, alors,
face au phénomène toujours plus envahissant
de millions et de millions de musulmans
qui se sont infiltrés en Europe (jadis) chrétienne
pour vouloir l’islamiser?
En 1981 le Dr Israël Shahak (président
de la Ligue israélienne des droits de
l’homme, professeur de chimie à l’Université
hébraïque de Jérusalem) écrivait un appendice
à un article intitulé: “La religion juive et
ses attitudes face aux autres nations” (in
Khamsin N° 9, 1981, Ithaca Press, Londres).
Cet appendice a été traduit en français par
Jacques Monnot, et reproduit comme postface
au livre “L’Azyme de Sion” du général
Moustafà Tlass (première édition française
1990, Damas, Syrie, pp. 303-365).
Même le Dr Shahak admet, dans cet appendice,
que “l’Islam est considéré [par le système
juridique judaïque, n.d.a.] plus favorablement
que le Christianisme” (op. cit., p. 328). «LE
JUDAISME EST IMPREGNE - explique le
Dr Shahak - D’UNE HAINE PROFONDE
ENVERS LE CHRISTIANISME... Cette
haine remonte à l’époque où le Christianisme
était encore faible... Cette attitude... est fondée
sur deux éléments principaux: en premier lieu,
sur la haine et les calomnies contre Jésus... En
second lieu pour des raisons théologiques,
...selon lesquelles le Christianisme est placé
(par l’enseignement rabbinique) parmi les religions
idolâtres. Tout cela à cause de la doctrine
chrétienne sur la très Sainte Trinité... Au
contraire L’ATTITUDE DU JUDAISME
ENVERS L’ISLAM EST RELATIVEMENT
BIENVEILLANTE... Le Coran, à la
différence du Nouveau Testament, n’est pas
condamné à être brûlé. Il n’est pas honoré
comme la loi islamique honore les rouleaux de
la Torah, mais il est traité comme un livre normal.
La majeure partie des autorités rabbiniques
reconnaissent que l’Islam n’est pas idolâtre
» (op. cit., pp. 362-365).
Pour R.A. Rosemberg, «l’Islam, dans l’esprit,
est plus proche du Judaïsme que du
Christianisme classique. Il enseigne en effet
un monothéisme sans compromis et rejette
la présence des images, humaines ou animales,
dans ses lieux de culte. Ses fidèles
pratiquent la circoncision et ne mangent pas
de porc. Ses autorités religieuses ne sont pas
des prêtres qui accomplissent des rites sacrés,
mais des chercheurs de la loi sacrée
comme les rabbins. Mahomet fut extrêmement
influencé par les juifs qu’il avait
connus dans sa ville natale d’Arabie, La
Mecque. Dans ses premiers enseignements il
avait dit à ses disciples de se tourner vers Jérusalem
au moment de la prière, comme
font les juifs. Il voulait qu’ils observassent le
septième jour du sabbat et le Jour du Repentir
comme journée annuelle de jeûne et
d’expiation. Mais il modifia ces pratiques le
jour où les juifs, qu’il avait approchés, se refusèrent
de le considérer comme le dernier
prophète, le successeur des prophètes d’Israël
et de Jésus, lesquels, à ses dires, lui
avaient préparé la voie». (74).

CONCLUSION: LES RAPPORTS
ACTUELS ENTRE MONDE PALESTINIEN
ET ETAT D’ISRAEL
Dans cet article est traitée la question
des origines historiques de l’Islam, sur la
base d’études scientifiques sérieuses et documentées;
en ce qui concerne au contraire
les rapports actuels entre Palestine et Etat
d’Israël le discours est différent.
Il faut donc conclure qu’entre Judaïsme et
Islam le rapport est SUBSTANTIELLEMENT
de cause à effet. Cependant, ACCIDENTELLEMENT
(c’est-à-dire étant donné
les circonstances historiques qui ont fait qu’Israël
occupa par la force les territoires palestiniens),
le monde arabe s’est trouvé dans une
situation conflictuelle avec Israël. Ceci, toutefois,
n’est pas dû à des causes religieuses
(l’Islam étant une émanation du Judaïsme talmudique),
mais seulement à des causes
contingentes et accidentelles, d’ordre politicomilitaire
(75). Il me semble qu’on ne peut pas
nier cependant que la réaction du monde islamique
à l’impérialisme juif (que réalise le
Nouvel Ordre Mondial) soit à considérer
comme quelque chose de positif, “per accidens
et non per se” (diraient les scolastiques).
Mais il ne faut pas exagérer et voir dans la réaction
arabe à l’Etat d’Israël quelque chose
de bon EN SOI ou SUBSTANTIELLEMENT,
de manière à nous faire carrément
embrasser la cause de l’Islam! Il s’agit en effet
de la lutte de la Palestine contre l’Etat d’Israël
et non de l’Islam contre le Judaïsme! Il
serait fatal pour nous, chrétiens, d’oublier que
(comme l’a déclaré Jocelyne Khoueiry, excommandant
de la milice chrétienne libanaise)
“le Liban [chrétien] a été sacrifié pour satisfaire
la Syrie et Israël [musulmans et juifs].
… Sur le Liban… pesaient trois dangers. Le
premier était la Syrie, avec ses visées… Le second
est constitué par l’intégralisme… des nations
islamiques, en particulier l’Iran et l’Arabie
Saoudite. Enfin il y a la menace d’Israël,
qui préférerait un Liban divisé en autant de
petits états qu’il y a de religions. En outre il
ne faut pas oublier que les USA et Israël
avaient conclu un pacte international …dont
le but était de résoudre la question palestinienne
aux dépens des chrétiens libanais. Les
palestiniens n’avaient pas de patrie? Le Liban
deviendra leur patrie. Et les chrétiens? Ils
pourront émigrer vers les USA…” (76).
JUDAISME ET ISLAM SONT TOUJOURS
PRETS (MEME MAINTENANT)
A S’ALLIER, QUAND IL S’AGIT DE
DETRUIRE LE CHRISTIANISME! C’est
pourquoi l’infiltration judéo-maçonnique à
l’intérieur de l’Eglise romaine et la judaïsation
du milieu chrétien, ne doivent pas nous
faire oublier, mais au contraire doivent nous
renforcer toujours plus dans la conviction
que L’UNIQUE VRAI ANTIDOTE AU
JUDAISME TALMUDIQUE N’EST PAS
LE CROISSANT DE LUNE (qui est précédé
et s’entrecroise avec l’étoile de David)
MAIS SEULE ET SEULEMENT LA
CROIX DE JESUS!





Notes
Les citations du Coran ont été tirées du volume du
Père Théry: “Vrai Mohammed et faux Coran”.
1) 1891-1959. Il fut membre de l’Académie Pontificale,
cofondateur avec Etienne Gilson des Archives
doctrinales et littéraires du Moyen Age, fondateur de
l’“Institut historique de Sainte Sabine” de Rome, professeur
à l’Institut Catholique de Paris, membre de la
section historique de la Sacrée Congrégation des Rites.
2) N.E.L., Paris 1960.
3) J. BERTUEL, L’Islam: ses véritables origines,
N.E.L., Paris 1983-84, 3 vol.
4) BRUNO BONNET-EYMARD fr., Le Coran, CRC
éd., Saint-Parres-lès-Vaudes 1988, tome I, p. XIX.
5) L’édition précédente de De Moïse à Mohammed,
sous le pseudonyme de H. ZAKARIAS, parut en 1955
“chez l’auteur”, suivi du IIIème tome posthume en 1963
aux éditions du Scorpion. Un IVème volume est resté à
l’état de manuscrit.
6) Cf. Angelicum, fascic. 3-4, 1960.
7) Probablement un météorite.
8) A La Mecque se pratiquait soit le polythéisme,
qui adorait une dizaine de divinités, parmi lesquelles
une triade féminine, soit la litholâtrie: le culte des
pierres sacrées.
9) Sourate XVIII, 8.
10) Probablement aux débuts du VIème siècle.
11) E. PERTUS, Connaissance élémentaire de l’Islam,
Action familiale et scolaire, Paris 1991, suppl. au n° 65, p. 24.
12) Sourate XCII.
13) Sourate XCV.
14) Sourate LXXX, 13-16.
15) Sourate XXXVII, 114-120.
16) Sourate LXXXV, 21-22.
17) Sourate CXII.
18) Sourate CIX, 1-6.
19) H. ZAKARIAS, Vrai Mohammed et faux Coran,
N.E.L., Paris 1960, p. 32.
20) Sourate LXXX 11-15, XCVII, LXXXVII, LXVIII
15-52, LVI 76-77.
21) “On reste frappé de la place que tiennent - dans
le Coran - les préceptes, minutieusement détaillés, relatifs
aux femmes; or ces mêmes préceptes occupent environ
un septième du contenu du Talmud”. (E. PERTUS,
op. cit., p. 41).
22) Sourates: LXXVII, 41-44; LXXXIII, 47; LXXVIII,
31; LII, 20; LVI, 22; LV, 72; XXXVII, 47; XLIV,
54; XVI, XXXVII, 47; LV, 47.
23) Sourate XVII, 75.
24) Sourate LIV, 17, 22, 32, 40.
25) Sourate XX, 112.
26) Sourate XI, 20.
27) Sourate X, 38.
28) Sourate XLVI, 11.
29) Op. cit. p. 112.
30) Sourate XXVI, 217-219.
31) Sourate VI, 125.
32) Op. cit., p. 129.
33) Sourate XIX, 1-15.
34) Sourate, XIX, 16-21.
35) Sourate XIX, 29.
36) Sourate XVIII, 3-4.
37) Sourate LXXII, 3.
38) Cf. E. PERTUS, Connaissance élémentaire de l’Islam,
Action familiale et scolaire, Paris 1991, suppl. au n° 65.
39) B. LAZARE, L’antisémitisme, Documents et témoignages,
1969, p. 51.
40) B. LEWIS, La rinascita Islamica, Il Mulino, Bologne
1991, pp. 187-205.
41) Cf. J. MEINVIELLE, Dalla Cabala al progressismo,
Rome 1989.
42) E. PERTUS, op. cit., p. 26.
43) Interview d’Arafat, LA STAMPA, 15/9/1993.
44) L’Osservatore Romano, 21/8/1994, p. 2.
45) 30 JOURS, février 1994, p. 10.
46) V. MESSORI. Pensare la Storia, éd. Paoline,
Milan 1992, p. 624.
47) Ibidem, pp. 117-118.
48) A. GEIGER, Was hat Mohammed aus dem Judenthume
aufgenommen?, Bonn 1833, éd. Rivista, Leipzig
1902.
49) B. LEWIS, Gli Ebrei nel mondo Islamico, Sansoni,
Florence 1991, p. 72.
50) P. CRONE-M. COOK, Magarism: the Making of
the Islamic World, Cambridge, Angleterre, 1977.
51) B. LEWIS, op. cit., p. 73.
52) Il est professeur d’histoire du Moyen Orient à
l’Université américaine de Princenton.
53) B. LEWIS, op. cit., p. 204.
54) Pp. 82-86.
55) Ibidem, pp. 87-88.
Sur le sujet voir aussi:
S. W. BARON, Social and Religious History of the
Jesus, New York 1952.
E. I. J. ROSENTHAL, Judaism and Islam, Londres 1961.
A. I. KATSH, Judaism in Islam, New York 1962.
S. D. GOITHEIN, Studies in Islamic History and Institutions,
Leyde 1966.
M. R. COHEN, The Jewish self-Government in Medieval
Egipt, Princeton 1980.
56) S. D. GOITEIN, Ebrei e Arabi nella storia, Jouvence,
Rome 1980, p. 59.
57) Ibidem, p. 63.
58) Sourate XVI, 77.
59) S. D. GOITEIN, op. cit., p. 65.
60) Dogmengeschichte, II, pp. 553-557.
61) S. D. GOITEIN, op. cit., pp. 68-69.
62) Ibidem. p. 74.
63) Ibidem, p. 76.
64) P. JOHNSON, Storia degli ebrei, Longanesi, Milan
1987, pp. 186-187.
65) L. SESTRIERI, Gli Ebrei nella storia di tre millenni,
Carucci, Rome 1980, pp. 92-95.
66) Ibidem, p. 95.
67) Ibidem, pp. 94-95.
68) G. STEMBERGER, Il Giudaismo classico, Città
nuova, Rome 1991, p. 288.
69) Ibidem, pp. 288-289.
70) Ibidem, p. 290.
71) VERMINJON, Le forze occulte che manovrano il
mondo, Rome 1977, pp. 64-66.
72) En assassinant ainsi l’esprit, ce crime est bien
plus grave que l’homicide [voir Sodalitium n° 5, pp. 14-
23 (éd. it.)].
73) Ibidem, p. 94.
Sur le sujet voir aussi R. BARKAI, Chrétiens, musulmans
et juifs dans l’Espagne médiévale, éd. du Cerf,
Paris 1994.
74) R.A. ROSEMBERG, L’Ebraismo, Storia, pratica,
fede, Mondadori, Milan I995, pp. 84-85.
75) IL GIORNALE du 12/11/94 (p. 15) rapporte une interview
de Mahmud El Adhar, l’un des chefs indiscutés du
Hamas à Gaza, dans laquelle on lit: “POUR NOUS MUSULMANS
LES JUIFS N’ONT JAMAIS CONSTITUE
UN PROBLEME EN TANT QUE TELS. Nous les
avons accueillis chaque fois que vous Européens avez décidé
de vous libérer d’eux. Nous avons commencé il y a
cinq siècles quand les Espagnols commencèrent à les bouter
hors de leur empire”. Arafat lui-même a récemment
déclaré: “Nous voulons la paix avec NOS COUSINS
JUIFS”; de L’OSSERVATORE ROMANO, 21 août 1994, p. 2.
76) J. KHOUEIRY, in Missioni della Consolata, août
1993, pp. 26-28.
BIBLIOGRAPHIE ESSENTIELLE
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Mondadori, Milan 1991.
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8 commentaires:

Rouge Le Renard a dit…

Bon désolé d'être intru pour l'auteur de ce blog, car je suis un arabe.

Mais je voulais juste dire qu'en effet j'ai depuis longtemps senti ça, conscientisé un peu, et avec cet article c'est presque imparable, voilà pourquoi j'ai abandonné l'islam, avec une facilité déconcertante après avoir su ça.

ciao.

Heretique a dit…

Aucun problème ,votre message est le bienvenu, j'ai souvent écouté vos vidéo et découvert René Guénon grâce a vous .

bonne journée

wah fkir a dit…

Cher Whiteman, tout mon respect pour le travail que vous accomplissez et que vous partagez avec nous si généreusement. Celui sur "La presse et les juifs de 1789 a 1941" en particulier. Qui a compris ces enjeux est, à mon humble avis, à moitié chemin de comprendre l'histoire contemporaine. Le volet banques-usurerie-finance complète le tableau. L'Islam à travers le Qoran nous enseigne sur les malversations des Rabbins et leurs méfaits dirigés contre tous les croyants, chrétiens soient-ils ou musulmans. En fait il les désigne comme les "pires ennemis" des croyants. A partir d'interprétations spéculatives personnelles tirées de "l'oeuvre de fiction" que vous avez malencontreusement introduite dans cette article qui contredit le texte qoranique, car selon "l’abbé" le Rabbin de Mecca:
- dévoile les secrets du talmud (racisme, usurerie, génocide, assassinat de prophètes et messagers de Dieu, etc..),tous les maux du judaisme dénoncés clairement dans le Qoran,
-et incite les musulmans à combattre sa propre race (juive)maudite et condamnée maintes fois dans le Message divin, ce qui révélerait l'appartenance de ce Rabbin à quelque secte religieuse sadico-masochiste pratiquant l'auto destruction ou une forme de pratique kamikaze juive à grande échelle ! Ou peut être le précurseur et pionnier de la légalisation du LSD ! hilariant, car mieux vaut en rire que...

Anonyme a dit…

http://www.fluket.com/ebooks-sur-l-occultisme-de-papus-gerard-encausse/p217944/

Anonyme a dit…

... le rabbin de La Mecque, S'il vous plaît j'ai oublié son nom, merci de le publier.

Anonyme a dit…

Et comme par hasard,les juifs installent des noirs,maghrébins et arabes en Europe pour détruire la race blanche.

Anonyme a dit…

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Salsifia a dit…

L'islam et la charia ne sont que le judaïsme des origines. Si les Juifs pratiquent un judaïsme tiède, les "musulmans" pratiquent le judaïsme à la lettre !

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