samedi 20 février 2010

CRÉATION DE L’HOMME NOUVEAU 1 ère Partie

Racisme , vous avez dit racisme ?

Le terme raciste est tout compte fait d'origine assez récente.
Si l'on en croit le Nouveau Petit Larousse Illustré, dictionnaire encyclopédique , publié sous la direction de Claude Augé en 1933 , p853, on trouve ------ et de là on saute a .... point de .
En revanche, juste après la guerre, toujours dans le Nouveau Petit Larousse Illustré sous la direction de Claude et Paul Augé, nouvelle édition publié en 1950, on trouve a la page 853 le mot et la définition suivante :
: n.m. Théorie qui tend a préserver l'unité de la race dans une nation.

En 1961, toujours dans le Petit Larouss, 5e tirage, p868, la définition devient : : n.m Systeme qui affirme la supériorité d'un groupe racial sur les autres en préconisant en particulier la séparation de ceux ci a l'intérieur d'un pays (ségrégation raciale).

"L'évolution" faisant son chemin, Le Petit Robert , dépot légal juin 1986 donnait comme définition : : [nasism(e)] n.m(1930 de race) Théorie de la hériarchie des racesqui conclut a la nécéssité de préserver la race dites supérieure de tout croisement et a son droit de dominer les autres.

Et le Petit Larousse edition 1987de donner : : n.m Idéologie qui affirme la supériorité d'un groupe raciale sur les autres en préconisant en particulier la séparation de ceux ci a l'intérieur d'un pays (ségrégation raciale) ou même en visant a leur élimination(génocide, racisme des nazis) .

Quelle "évolution" dans la définition !
On pourrait se demander si la Licra ou autres n'y ont pas été pour quelque chose..

et sinon, le racisme ne serait il pas un protectionnisme du patrimoine génétique, une légitime défense pour éviter la dispartion pur et simple ?
Quand on parle de diversité mais qu'on interdit au peuple de survivre, ne serait ce pas du foutage de gueule ?

Aujourd'hui les médias nous informe que la race n'existe plus, alors comme pourrait il y avoir eu un génocide ?
Pas de race pas de gènes ...



"Ce facteur, la race, doit être mis au premier rang, Car à lui seul il dépasse de
beaucoup en importance tous les autres. Nous l'avons suffisamment étudié dans un
autre ouvrage pour qu'il soit inutile d'y revenir encore. Nous avons fait voir, dans un
précédent volume, ce qu'est une race historique, et comment, lorsque ses caractères
sont formés, elle possède de par les lois de l'hérédité une puissance telle, que ses
croyances, ses institutions, ses arts, en un mot tous les éléments de sa civilisation, ne
sont que l’expression extérieure de son âme."

Gustave Le Bon, Psychologie des foules (1895). Édition publiée par Félix Alcan, 1905.





L’homme : Hérédité plus histoire
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Au moment de la conception, la cellule-oeuf contient en puissance tout le développement ultérieur de l’être humain, tel qu’il se produira, mais aussi tel qu’il se produirait dans d’autres circonstances. A cet instant de sa création, l’homme possède un ensemble de possibilités entre lesquelles il lui faudra choisir sans cesse ; Et ce choix permanent éliminera de son futur possible non seulement la réalité qui s’incorporera à sa mémoire — psychique et physiologique —, mais encore le refusé et toutes ses conséquences virtuelles. La vie de l’être humain est, par conséquent, enrichissement continuel par l’actualisation de possibilités qui deviennent effectives, mais aussi appauvrissement continuel par le refus de possibilités qui deviennent irréalisables. A l’origine de l’homme, il y a donc un capital potentiel reçu ; Et nous savons qu’il l’hérite de ses parents. Mais, à chaque instant de son existence, lui-même influe sur ce capital par le choix qu’il effectue : Choix qui dépend de ses besoins, c’est-à-dire du milieu dans lequel il vit et qui pèse sur lui, mais aussi de son passé qui, sous forme de mémoire, a transformé son être. L’homme choisit en une adaptation constante à soi-même et au monde extérieur. Son être dépend donc de deux facteurs : L’hérédité qui lui fournit l’ensemble de ses possibilités, et les circonstances selon lesquelles s’effectue son choix et qui dirigent, par conséquent, son histoire. Il n’est pas possible d’étudier l’homme en laissant de côté l’un de ces deux éléments. Il n’est pas possible non plus d’agir efficacement sur lui en les ignorant. Du double point de vue de l’étude et de l’action, la politique doit tenir compte de l’hérédité de l’homme, c’est-à-dire, au sens le plus large du terme, de sa race, ainsi que de son milieu.


Le fait de la race
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Le concept de race est, aujourd’hui, si vaste qu’il en devient vraiment par trop imprécis, au point d’en perdre presque toute utilité. On applique indifféremment le terme à l’ensemble de notre ou de nos espèces (‘‘la race humaine’’) ; Aux grands groupes ‘‘de couleur’’ (‘‘la race blanche’’) et à telle ou telle de ses fractions (‘‘la race aryenne’’) ; À des sociétés historiques (‘‘la race italienne’’) et même à des ensembles linguistiques ou culturels (‘‘la race latine’’). Sans doute a-t-on vaguement idée, dans tous les cas, que la race est liée au facteur héréditaire de l’homme et qu’un ensemble racial possède une certaine communauté de caractères, transmis avec la vie, qui le différencie des autres. Mais on a vu, cependant, des sociologues et des politicologues attribuer au seul milieu l’inégalité des ensembles humains et soutenir, par conséquent, que tous possèdent d’identiques possibilités. D’autres, en même temps qu’ils affirmaient d’une manière arbitraire l’homogénéité raciale des communautés primitives, se sont fondés sur la diversité de types d’un ensemble déterminé pour nier l’existence actuelle des races. Par ailleurs, les anthropologistes tendent à établir leurs classifications sur la base de tel ou tel facteur arbitrairement choisi. Parfois, la couleur de la peau constitue le seul élément de discrimination des ensembles raciaux ; Ou bien la forme du crâne, ou encore les propriétés de coagulation du sang. Dans le cas le plus favorable, on considère plusieurs caractères somatiques et on exclut expressément tout facteur psychique, voire biologique. Le hasard d’une découverte ou pseudo-découverte, ou tout simplement la mode, transforme périodiquement, sans raison valable, une branche essentielle de la science de l’homme. Les idéologies se sont mêlées de l’affaire. Ce sont là les raisons pour lesquelles il nous semble indispensable de reconsidérer le problème en partant des données que l’expérience nous fournit. Il n’y a pas besoin de théories pour pouvoir affirmer le fait de la race. Tout le monde distingue un Congolais d’un Chinois ; Tout le monde saisit la différence qui existe entre un groupe de cent Suédois et un autre de cent Espagnols. Tout le monde sait aussi que le nègre qui naît à New York est aussi noir que celui qui voit le jour au Congo et que, par conséquent, certains des caractères qui permettent au moins compétent de reconnaître une différence ethnique sont héréditaires. C’est seulement avec la définition du concept de race que la difficulté commence. Essayons d’écarter les facteurs qui la déforment. Nous pouvons y parvenir très facilement en considérant, non plus l’homme, mais des animaux d’autres genres. Si nous arrivons ainsi à établir une définition zoologique de la race, il nous sera facile de voir dans quelle mesure elle s’applique au phénomène racial humain.


Le concept zoologique de race
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Considérons un certain nombre de chiens du type berger allemand. Pourquoi disons-nous qu’ils appartiennent à une race déterminée ? Superficiellement, parce qu’ils se ressemblent. Ils possèdent une même conformation physique et manifestent les mêmes qualités psychiques : Taille moyenne, long poil de couleur brune, museau pointu, queue en panache, courage à l’attaque, intelligence supérieure à celle de la majorité des autres races canines, etc. Tous les bergers allemands ne sont cependant pas identiques. Leur taille varie de quelques centimètres ; Leur poil est plus ou moins long et sa couleur couvre toute la gamme des bruns, du presque jaune au presque noir ; Leur courage et leur intelligence sont sujets à gradation. Tel individu possède parfois un pelage plus sombre que celui d’un doberman dont la couleur caractéristique est le noir, ou est moins intelligent qu’un danois, qui appartient à une race peu favorisée dans ce domaine. Si on essayait, comme on le fait si souvent en ce qui concerne l’homme, de définir la race des bergers allemands par un seul de leurs caractères, on arriverait à des résultats dont l’absurdité sauterait aux yeux. Mais personne ne songe à le faire. Parce que, lorsqu’il s’agit de chiens, chacun sait fort bien que la race zoologique est un ensemble d’individus qui possèdent en commun, dans une certaine mesure quantitative et qualitative, un certain nombre de caractères physiques, physiologiques et psychiques qui se transmettent par hérédité. L’individu représentatif d’une race est tout simplement celui qui réunit en soi tous ses caractères poussés à leur plus haut degré. Or il en est de même lorsque l’on dit que l’homme nordique est grand, blond, dolichocéphale, résistant, courageux, etc. ; On ne définit ainsi qu’un ‘‘exemplaire de concours’’ et bien des nordiques sont de taille moyenne, bruns, brachycéphales, faibles ou lâches. Ce qui ne veut absolument pas dire que la race nordique soit une fiction. Tout au plus pourrait-on soutenir qu’il ne s’agit pas d’une race pure. Mais cette expression a-t-elle un sens ?


L’erreur de la ‘‘race pure’’
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Nous avons jusqu’ici considéré l’ensemble racial comme un conglomérat statique d’individus. Il convient, afin de pouvoir répondre à la question antérieure, de ‘‘examiner sous son aspect évolutif. Quand disons-nous d’un berger allemand qu’il est de race pure ? Non pas lorsqu’il atteint la perfection du type, mais lorsqu’il est né de parents non métissés. En remontant ainsi de génération en génération, nous parviendrons à l’origine de la race, c’est-à-dire au moment où, par mutation ou de n’importe quelle autre manière, une portée de bergers allemands est née de parents qui ne l’étaient pas. Nous pourrions remonter ainsi, de race en espèce et d’espèce en genre, jusqu’à la petite masse de protéines qui, un beau jour, s’est mise à vivre. Tout cela n’aurait aucun sens. Si nous considérons l’origine commune, la race embrasse l’animalité entière. Si nous fixons arbitrairement son début à l’instant de sa dernière différenciation, elle est fondée sur une hétérogénéité originelle, même si l’on suppose qu’aucun métissage n’est intervenu depuis lors, ce qu’il serait osé d’affirmer dans le cas des races animales les mieux contrôlées depuis longtemps. Ceci ne signifie pas le moins du monde que les données généalogiques soient sans intérêt, puisque c’est d’elles que procèdent, selon un processus que nous étudierons plus loin, les caractères communs et leur fréquence d’apparition, mais qu’il est erroné de faire de la pureté un critérium d’existence et, à plus forte raison, de valeur de la race. En ce qui concerne les ensembles humains, il faudrait, si on admettait leur filiation à partir d’un couple primitif, les considérer comme appartenant à une seule race, ce qui est contraire aux faits. Et si on acceptait l’idée de multiples mutations originelles, il nous faudrait encore oublier le facteur métissage. En biopolitique, les définitions théoriques qui ne correspondent pas à la réalité ne nous sont d’aucune utilité. Ce que l’on appelle ‘‘degré de pureté’’ d’une race, c’est tout simplement son homogénéité relative, c’est-à-dire la fait que chacun de ses composants possède, en plus ou moins grand nombre et d’une manière plus ou moins marquée, les caractères distinctifs de l’ensemble en question.


L’hérédité
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Nous savons, grosso modo, comment se transmettent ces caractères. Chacun des deux progéniteurs fournit à l’être nouveau la moitié des gènes dont il a besoin et qui sont, en puissance, son futur possible. Deux individus qui possèdent, sauf en ce qui concerne le sexe, le même capital héréditaire et sont par conséquent identiques — deux personnes ou deux souris de race blanche — donneront des descendants de race blanche. La question se complique lorsque l’on considère le croisement de deux individus de dotations héréditaires différentes. Chacun sait, d’après les deux premières lois de Mendel, que leur progéniture est hybride, c’est-à-dire unit en soi les gènes opposés de ses parents, soit qu’ils se combinent pour donner un caractère nouveau, soit que les uns prédominent aux dépens des autres que l’on appelle alors récessifs. A la deuxième génération, après le croisement de deux de ces hybrides, un quart de la descendance apparaît identique à l’un des grands-parents, un quart possède les gènes de l’autre et la moitié est hybride comme ses progéniteurs. Ces deux premières lois de Mendel paraissent donc indiquer que l’hybridation est un phénomène transitoire et qu’il se produit un retour, de plus en plus marqué du point de vue numérique, aux types primitifs. Rien n’est plus dangereux, cependant, que la généralisation abusive et la vulgarisation facile de la génétique mendélienne. S’il est exact, en effet, que le croisement d’une souris blanche de race ‘‘pure’’ avec une souris grise également de race ‘‘pure’’ donne, à la première génération, une portée d’hybrides qui ne doivent leur couleur grise qu’au caractère dominant du gris sur le blanc et, à la deuxième génération, un quart de blanches ‘‘pures’’, un autre quart de grises ‘‘pures’’ et la moitié d’hybrides, il n’en est pas de même lorsqu’il s’agit d’êtres humains. Le croisement de deux mulâtres, produits de l’union d’un blanc et d’une négresse, ne donne que des mulâtres de diverses tonalités, sans que réapparaissent le type blanc ni le type nègre. Peu importent les explications. Le fait seul nous intéresse : Le type hybride se reproduit indéfiniment. La troisième loi de Mendel suffirait, par ailleurs, à établir cette permanence. La première ne s’applique, en effet, qu’à un caractère, c’est-à-dire à un gène, isolé de l’ensemble auquel il appartient. Si l’on considère, non plus un, mais deux caractères, ceux-ci se transmettront indépendamment l’un de l’autre. Le croisement d’une souris blanche à queue longue avec une grise à queue courte donnera, à la deuxième génération, des individus semblables aux grands-parents, mais dans la proportion d’un huitième, et des individus blancs à queue courte et gris à queue longue [1]. Lorsqu’il s’agit, non plus de deux gènes, mais de milliers, les lois du calcul des probabilités rendent impossible l’apparition d’un individu identique à l’un de ses ancêtres primitifs et tous les descendants du couple considéré, à toutes les générations, seront des hybrides en ce sens qu’ils posséderont quelques-uns des caractères de chacun des types originels tandis que, à d’autres points de vue, ils se rattacheront à l’un et à l’autre. Donc, non seulement les deux premières lois de Mendel ne sont valables pour l’homme que d’une manière relative, mais encore la troisième nous démontre que la multiplicité des caractères en jeu suffirait à interdire pratiquement tout retour automatique aux types primitifs d’un lignage métissé.




L’hérédité des caractères acquis
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Il convient également de tenir compte d’un autre facteur non moins important, bien que nié jusqu’à ces dernières années par la majeure partie des biologistes et des psychologues : L’hérédité des caractères acquis. Nous savons que l’individu peut contracter des habitudes. Ses organes et son esprit sont capables d’augmenter leurs possibilités d’action par le jeu de la mémoire. Le métier d’un artiste ou d’un ouvrier n’est qu’un ensemble d’habitudes ‘‘emmagasinées’’ qui constituent un ajout à leur dotation héréditaire. Mais cet individu transmet-il à sa descendance tout ou partie d’un tel accroissement de son être ? De nombreux biologistes du XIXe siècle, formés dans le cadre d’un scientisme extrême, le nièrent pour la seule raison qu’ils n’avaient pas pu produire le phénomène en laboratoire. Ni les souris ni les mouches drosophiles ne paraissaient transmettre à leurs respectives descendances leurs caractères acquis. Qu’est-ce que cela prouvait, sauf que l’expérimentation biologique était impuissante, dans certains domaines, à reproduire les réalités de la vie ?
Aujourd’hui, l’hérédité des caractères acquis a été pleinement démontrée grâce aux résultats obtenus aux Etats-Unis à l’aide de la Colchicine et en Russie par la méthode naturelle de Mitchourine. D’autre part, il ne manque pas, en dehors des laboratoires, de cas bien connus d’habitudes transmises par hérédité. Prenons l’exemple décisif des chiens d’arrêt. Tout éleveur, voire tout chasseur, sait parfaitement qu’un chiot de race pointer prendra l’arrêt dès sa première sortie s’il s’agit d’un animal de bon lignage et que, de toute manière, un dressage rapide suffira à obtenir de lui ce que l’on en attend. Il n’y a rien de plus contre-nature, cependant, que l’arrêt chez un chien dont les ancêtres vivaient de la chasse. Il s’agit donc, sans aucun doute, d’une prédisposition héritée d’une longue série d’ascendants qui furent l’objet d’un dressage adéquat. Nul n’ignore que la qualité et la valeur d’un chien d’arrêt dépendent précisément de son pedigree, c’est-à-dire du niveau atteint par le lignage au moment de sa naissance. Sur le plan humain, il est bien connu, quoique mis en doute par les négateurs de l’hérédité des caractères acquis, que plusieurs générations sont nécessaires pour former un bon ouvrier dans certains métiers difficiles, la cristallerie, par exemple. Nous avons bien plus confiance, sur ce point, dans le témoignage et, surtout, dans la pratique des industriels qui affirment la réalité de phénomène que dans les assertions des théoriciens scientistes. En outre, ne se contredisaient-ils pas eux-mêmes, ces transformistes du siècle dernier qui, tout en niant l’hérédité des habitudes, fondaient leur théorie de l’évolution des espèces sur une lente modification des générations sous l’effet du milieu, modifications qui ne pouvaient s’effectuer que grâce à la transmission héréditaire des progrès réalisés ?


La mémoire héréditaire
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Quoi qu’il en soit, les faits, aujourd’hui établis même en laboratoire, ne peuvent plus être mis en doute. Les gènes, non seulement sont capables d’actualiser, par mutation, des caractères jusqu’alors purement potentiels, mais encore sont susceptibles de transformation. Les cellules reproductrices enregistrent dans une certaine mesure les modifications mnémoniques et les transmettent. Il est évident que, si les membres successifs d’un lignage vivent tous la même expérience, la répétition influera de plus en plus énergiquement sur le groupe considéré et que l’habitude, au sens le plus large du terme, de chaque individu se transformera en instinct héréditaire. C’est vraisemblablement ainsi que les abeilles ont acquis la technique qui leur permet de fabriquer le miel. C’est certainement ainsi que le dressage de nombreuses générations de chiens a transformé une espèce sauvage en race domestique. Nous venons, volontairement, de choisir deux exemples très dissemblables. Dans le cas de l’abeille, en effet, il s’agit d’une auto-modification par adaptation à des besoins d’existence. Dans celui du chien, au contraire, il s’agit d’une modification imposée par l’homme. La race se modifie donc par acquisition de caractères sous l’action du milieu qui lui impose certaines conditions de vie, mais l’homme peut s’incorporer audit milieu et agir ainsi sur les ensembles ethniques qu’il souhaite transformer. Ceci est vrai en ce qui concerne l’homme comme les autres animaux. Mais il doit être bien entendu que les nouveaux caractères ne s’acquièrent que dans la mesure où la race considérée se montre capable d’adaptation et d’éducation. Ce serait en vain que l’on élèverait au milieu des fleurs des générations successives de mouches : Elles ne se mettraient pas à fabriquer du miel. Et on essayerait en vain de domestiquer le tigre. Il en est de même pour l’homme. La biopolitique possède dans l’hérédité des caractères acquis un moyen d’action efficace, mais seulement dans la mesure où les modifications qu’elle souhaite obtenir dans un ensemble ethnique sont incluses à titre de possibilités dans la masse héréditaire de ce dernier.
Les gènes ne s’accroissent donc pas de possibilités mais d’expérience, c’est-à-dire de dynamismes d’actualisation qui se manifestent automatiquement dans les générations héritières au lieu de se réaliser au prix de longs efforts individuels. Par l’hérédité des caractères acquis, une race devient adulte, exactement comme un enfant dont l’être absorbe des connaissances mnémoniques au cours de son expérience. Il est donc possible d’élever’’ une race comme on élève un être humain.



L’action du milieu
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Nos analyses antérieures nous permettent de mieux comprendre le rôle du milieu comme facteur de l’évolution des races. Et par ‘‘milieu’’ nous voulons dire, non seulement les conditions géophysiques et géopolitiques de la vie des ensembles ethniques, mais encore celles que nous pourrions appeler éducatives, en ce sens qu’elles dépendent d’une volonté d’action intérieure ou extérieure à la communauté. Le milieu agit sur la race comme agent d’actualisation et de sélection de ses possibilités immanentes. L’ensemble se trouve, par rapport à lui, dans une situation semblable à celle du joueur d’échecs en face de l’échiquier. Il possède une force — c’est-à-dire des possibilités virtuelles de jouer de telle ou telle manière —qui est donnée au début de la partie et qui provient de ses dons biopsychiques et de son expérience. Mais son jeu effectif dépend, non seulement de cette force, mais encore de la position des pièces de son adversaire et des siennes à un moment donné. Celle-ci représente la condition du milieu qui influe sur sa décision de mouvoir telle ou telle pièce dans telle ou telle direction, alors que bien d’autres combinaisons sont théoriquement possibles. Deux joueurs de même force mis en présence de conditions différentes ne réagiront évidemment pas de la même manière, et pas davantage deux joueurs de force — voire simplement de technique — différente placés en face d’un même problème. Remplaçons échiquier par conditions géographiques et sociales et joueur par ensemble ethnique, et nous aurons défini l’action du milieu sur la race. Nul n’ignore, par exemple, que la mer suscite, chez l’homme blanc, l’audace ; La montagne, la résistance ; Et le climat tropical, l’apathie. Mais le nègre de la côte d’Afrique n’est jamais devenu navigateur, ne résiste pas à l’altitude et a besoin d’un climat chaud pour soutenir sa relative énergie. Chaque race est donc capable de s’adapter à un certain éventail de conditions posées par le milieu et, en s’adaptant, elle se modifie en fonction dudit milieu, mais toujours selon les possibilités de sa masse héréditaire.



Le double effet du milieu
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Lorsque l’on considère un ensemble ethnique dans un milieu déterminé, on constate un double processus de différenciation et d’unification de la communauté qu’il constitue. Différenciation par rapport aux autres groupes de même race nécessairement soumis à des conditions de développement différentes : Dans certaines régions isolées, racialement homogènes, on note encore aujourd’hui, malgré le brassage produit par l’extension des moyens de transport, des différences, qu’il nous faut bien appeler ethniques, de village en village. Le sol et, par conséquent, une partie des aliments consommés ne sont pas absolument identiques, ni ces ‘‘forces telluriques’’ dont on constate les effets sans que l’on sache encore à quoi elles correspondent exactement. Si l’on considère, par contre, deux ensembles de même origine mais placés l’un dans les terres glacées du Grand-Nord et l’autre sur l’Equateur, le milieu agira, en sens contraires, avec une telle puissance que l’on aura parfois l’impression, avec le temps, de se trouver en face de communautés sans grande parenté ethnique. Notons que, dans la pratique, et même en ce qui concerne les temps historiques, il est souvent impossible d’établir avec certitude quelle est la part du métissage et quelle est celle du milieu dans la différenciation des races. Il est, au contraire, plus facile de saisir le phénomène de l’unification d’un ensemble hétérogène sous l’action du milieu. Toutes les nations européen nes d’aujourd’hui sont le produit de mélanges récents et leur homogénéité par endogamie est encore loin d’être parfaite. Cependant, l’identité de conditions de vie a fait surgir des caractères nationaux qui permettent de distinguer à première vue un groupe de cent Italiens d’un autre de cent Anglais. Il en est de même au sein de communautés sociales réduites qui vivent sur le même sol mais sont soumises à des conditions d’existence différentes sur tel ou tel point : Dans une ville déterminée, on distingue sans la moindre difficulté, tout au moins dans les pays où la stratification sociale n’est pas très récente, un ouvrier d’un bourgeois.



Limites de l’action du milieu
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Prenons garde, cependant, de ne pas tomber dans l’erreur courante de mettre sur un pied d’égalité la race et le milieu. On a beaucoup exagéré l’efficacité de ce dernier facteur, souvent pour des raisons fort peu scientifiques. Constate-t-on, au sein de la grande race blanche, des différences ethniques aussi marquées que celles qui distinguent les Suédois des Siciliens ? On oublie presque toujours les métissages successifs qui ont modifié la race de ces derniers. On oublie de même fréquemment que la différenciation, sous l’action du milieu, de races qui proviennent d’un même tronc s’est produite au cours de millénaires et que les modifications historiquement observables se réduisent à peu de chose en comparaison de la partie stable de la masse héréditaire des ensembles ethniques. Donc, sans nier que le milieu ait été le facteur de la formation des races actuelles, il nous faut bien constater qu’à notre échelle d’observation et d’action son influence n’est que secondaire et qu’il est erroné de lui attribuer la responsabilité des différences fondamentales qui séparent les races. S’il paraît établi que l’indice céphalique, que l’on considérait jusqu’à il y a peu un caractère héréditaire inaltérable, est susceptible de subir l’action du milieu, comme c’est le cas des fils d’immigrants blancs à New York, il n’en reste pas moins certain que les enfants nés dans cette ville de parents sémites ou nègres conservent leurs caractéristiques ethniques essentielles : Seul le métissage répété arrive à les unifier, du moins extérieurement, avec les Américains d’origine européenne. Il y a déjà un siècle que Gobineau a remarqué avec raison que ‘‘partout le monde a vu florir successivement, et sur les mêmes sols, la barbarie et la civilisation’’ selon les races qui les ont peuplés. L’action actualisatrice du milieu, que l’on accepte ou non les théories monogénistes, est, sans doute, le facteur de la différenciation des races. Mais il nous faut bien constater que l’essentiel de cette différenciation était déjà réalisé à l’origine des âges qui nous sont plus ou moins connus et qu’il n’est pas possible, d’autre part, de revenir sur l’histoire de l’espèce — ou des espèces — qui s’impose à nous. Aucune action du milieu ne peut aujourd’hui effacer ni même atténuer d’une manière perceptible les différences acquises entre les grandes races ‘‘de couleur’’ ni entre les principales races constituées au sein de celles-ci, exactement comme de simples changements de climat, d’alimentation et d’entraînement sont incapables de transformer en percheron un pony des Shetland. Mais nous savons aussi que les caractères acquis au cours de leur évolution par les divers ensembles ethniques possèdent une marge de variation soumise au milieu. Le climat tropical ne transformera pas en nègres un lignage de blancs, mais il atténuera son dynamisme et ses facultés d’invention. Et il suffira de deux ou trois générations à l’usine pour transformer en prolétaires, physiquement et psychiquement, un lignage de paysans, tandis que les conditions de la vie urbaine moderne produisent la rapide dégénérescence de ceux qui subissent leurs effets. Les races humaines sont un peu, aujourd’hui, dans la situation du joueur d’échecs à la fin d’une longue partie. Celui-ci ne peut pas revenir sur ses décisions antérieures ni récupérer les pièces perdues et doit tenir compte de l’histoire de la partie, qui pèse sur ses dernières possibilités. Peut-être serait-il agréable à un Arabe de remonter au point de séparation des races blanches et de s’orienter alors vers les Aryens : Ce serait là un souhait dépourvu de toute signification. Mais un chef conscient pourra l’empêcher d’abandonner ses chameaux pour quelque usine et éviter ainsi qu’un milieu dégradant détruise les possibilités qui lui restent. C’est .un fait auquel on ne peut rien changer que le milieu, agent efficace de différenciation, d’unification et de progrès — ou de décadence — des ensembles ethniques, n’agit de manière décisive que dans le cadre des races existantes et se montre incapable de revenir sur le passé.



Création de la race
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Nous sommes maintenant en condition de saisir le processus de constitution d’un groupe racial dans les diverses hypothèses possibles. La race se crée par métissage et sous l’action du milieu. Mais, tandis que le métissage est capable par lui-même, y compris dans les cas extrêmes, de réaliser l’homogénéité de l’ensemble originellement complexe, le milieu ne peut qu’actualiser les caractères virtuels communs aux divers éléments ethniques qui interviennent dans la formation de la nouvelle communauté. C’est-à-dire que son action est limitée par les possibilités déjà existantes, bien que non manifestes, de la masse héréditaire des composants du groupe. L’homme ne s’adapte au milieu que dans la mesure où il possède en soi la réponse aux conditions que celui-ci lui pose. Notons cependant que par la sélection — que nous étudierons plus loin — le milieu est capable d’un action, négative, sans doute, mais qui domine l’hérédité de l’ensemble considéré, puisqu’elle peut éliminer certains éléments constitutifs au profit d’autres plus résistants ou mieux adaptés. Nous saisissons mieux, maintenant, la hiérarchie qui existe entre les facteurs de création de la race. La masse héréditaire d’un ensemble constitue la totalité de ses possibilités biopsychiques et reste essentiellement invariable. Mais certaines de ces possibilités ne se manifestent que dans des conditions particulières de milieu, alors que la sélection détermine un certain choix entre les caractères hérités. D’où il ressort, non seulement que la race, loin d’être un souvenir plus ou moins mythique du passé, est au contraire une création continue de l’histoire, mais encore qu’il nous est possible d’agir sur son processus de formation. C’est ce que font, d’une manière plus ou moins empirique, les éleveurs : Ils modifient, par métissage, la masse héréditaire du groupe qui les intéresse ; Ils imposent à celui-ci des conditions de vie qui suscitent ou, du moins, favorisent tel ou tel caractère souhaité ; Ils le soumettent éventuellement à un entraînement qui se transmettra, avec le temps, sous la forme de caractère acquis, de génération en génération ils sélectionnent les individus mutants, soit pour les éliminer, soit pour les utiliser comme reproducteurs ; Ils écartent, enfin, les éléments qui ne correspondent pas au type souhaité. Ils parviennent ainsi à créer des races presque parfaitement homogènes et bien adaptées à une fonction déterminée. Il appartient à la biopolitique d’étudier, sur les bases ainsi établies, quelle est l’importance du facteur ethnique dans les sociétés humaines et de préciser dans quelle mesure il est possible et souhaitable de leur appliquer les méthodes de la zootechnique. Il lui appartient, ensuite, d’agir. Il est temps, en effet, que l’homme s’occupe de sa race autant que de celle de ses animaux domestiques.

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