mercredi 25 novembre 2009

Tuishou / poussée des mains ou mains collantes



Tai Chi Chuan style Yang - 8 portes

Les techniques se font par le contact des avant-bras. On peut pousser, tirer ou renverser quelqu'un avec les mains, les avant-bras, l'épaule ou le corps tout entier. Au niveau confirmé , des frappes sont introduites avec la main ouverte, le poing, le coude, le genoux, la tête ……

Il y a deux types d' entraînement : le Tui Shou à une main puis à deux mains , sur place et en déplacement. On y développe le sens du toucher et on y apprend à contrôler l'axe de son opposant tout en protégeant le nôtre. On s'exerce ainsi à toujours bien placer le centre de gravité, qui est conditionné par le déplacement. C'est ce qu'on appelle en langage codé "maîtriser la notion du plein et du vide".Nous étudions aussi l’application des lois biomécaniques comme les leviers, les forces centrifuge, centripète, en diagonale ou en spirale.
L’efficacité des poussées des mains dépend des justes appuis, de la flexion, de l’ écart des jambes et des déplacements. Une bonne position montre que le pratiquant a compris comment amener la force (Li) jusque dans ses mains.

Ce travail s’apprend pendant les étapes de postures, essayer la force, la marche et sortir la force. Le Tui-Shou n’est qu’une application et une suite de ces phases.
Le Tui Shou, au départ d’apprentissage, par l’absence de percussions, est la face « homéopathique » du combat libre. Elle sert par exemple à l’apprentissage du coup de poing direct du bras avant. Ce qui différencie les deux techniques c’est d’une part, poussée à main ouverte et d’autre part percussion avec le poing. Les divers éducatifs intermédiaires d’apprentissage sont : sur place, avec feinte ou pas glissé, mais applicables pour les deux techniques. Par la suite le but suprême est de déséquilibrer l’ opposant en le frappant.

LE TYPE DE FORCE UTILISEE



Pendant la « poussée des mains », toutes les articulations, qui servent de leviers, sont légèrement pliées. La force émise, ou utilisée en défense, est multidirectionnelle. C’est la force que nous avons expérimentée en posture et pendant les étapes d’« essayer la force » et de "sortir la force". Souvent, elle prend la forme d’une spirale. Les cercles effectués par les avant-bras contiennent obligatoirement cette force en spirale. Elle provient des mouvements de l’ensemble du corps. Ces cercles s’orientent horizontalement, verticalement ou en linaire et en diagonale. Que l’on attaque ou que l’on défende, ces forces doivent se combiner. La force est émise au point de contact des avant-bras, et elle atteint l’axe de l’opposant. La mutation d’un type de force à un autre est caractéristique de l’entraînement du Tui Shou, et affecte les changements du mouvement. Le déplacement est la base de la réussite de notre attaque ou de l’efficacité de la défense : demi-pas ou pas entier, sur ligne droite , en décalage ou en cercle.
Si le Yi (intention, image mentale en action) stimule continuellement le système nerveux et innerve son réseau, la force de résistance multidirectionnelle est ressentie par le corps en mouvement.

Cette force est disponible en permanence pour être émise en action (attaque) ou en réaction (défense, contre-attaque). La personne devient comme un énorme ballon élastique et dense sur lequel on peut presser ou frapper indifféremment sur toute la surface : nous sommes repoussés instantanément d’une manière plus ou moins explosive. Cela dépend de la force exercée sur le ballon.

Pousser ou se faire pousser par quelqu’un qui possède cette force donne la sensation d’une élasticité, laquelle, bien mesurée, est de nature non rugueuse et même agréable. Elle est émise sans contraction musculaire et avec une souplesse apparente, parce que l’ensemble de la force est réparti dans tout le corps. Non contrôlée, elle est ressentie comme la percussion d’une voiture qui vous éjecte.

Par contre si le mouvement se fait sans qu’il soit rempli par le Yi (intention), toute cette force disparaît. Dans ce cas, l’expression des mouvements est dure, brutale, carré, cassante, accompagnée d’une contraction musculaire due à l’utilisation partielle du corps. Dans ce cas, on remarque aussi une élévation inconsidérée du rythme cardio-pulmonaire.






Zhan Zhuang Gong - Les postures d' enracinement

Zhan signifie « debout », Zhuang « planté comme un pieu », Gong « entraînement ».
L'ensemble veut dire « entraînement par les postures débout ».
L'ORIGINE DU ZHAN ZHUANG

Les premières indications sur la pratique des postures de Zhan Zhuang en Chine, se trouvent dans un ouvrage médical intitulé « Huang Di Nei Jing » (classique de la médecine interne) apparu sous le régime de l'empereur jaune (Huang Di, 2697-2597 avant notre ère).
Il est dit : « J'ai entendu que, dans un passé lointain, il y avait des hommes sages qui se tenaient debout entre ciel et terre, ils savaient conserver leur esprit, inspiraient le souffle vital, maîtrisaient le Yin et le Yang et unifiaient leurs muscles. Ils étaient le Dao. »

Dans l'œuvre philosophique « Dao De Ching » (la voie et sa vertu) du sage fondateur du taoïsme Lao Zi (6ème siècle avant J.C), il est écrit : « le Dao est la nature. »
Comment s'approche t-on de la nature?
Zhuang Zi disciple de Lao Zi rapporte : « En se tenant, seul, debout, sans bouger, observant tous les mystérieux changements qui se produisent en permanence et à l'infini. »




YI : L'intention
http://www.yiquan.fr/zhan-zhuang-gong-les-postures-d-enracinement.html
Au fil des siècles, cette école se développe seulement parmi la minorité musulmane et ses exercices restent secrets. Une des raisons de cette confidentialité est l'envahissement de la Chine par les mongols et la puissance de la force développée par ce type d'entraînement : les occupants interdisent sa pratique.
Vers la fin du 19ème siècle, Guo Yun Shen, un de plus grands maîtres du Xing Yi Quan, enseigne à quelques élèves, choisis avec beaucoup d'attention, ses principes.Il transmettra son savoir à Wang Xian Zhaî.Nous devons à Maître Wang la divulgation du Zhan Zhuang.



La cosmologie chinoise considère que le cœur (Xin) est la base de la générosité et de la décision.
Son émanation est l’esprit (Shen) qui organise. L’intention (Yi) met les moyens pour tendre vers un but. Le souffle vital (Qi, énergie) se manifeste et le corps agit.
Chacun dans son domaine peut mettre l’intention à son service.
Voici le cheminement de la pratique de l’art martial du Yi Quan : un désir profond venant du cœur nous propulse : « je veux être en bonne santé et devenir puissant tout en accédant à la sérénité ». Alors je dispose de temps et je me rends disponible. Mon esprit, qui me permet de prendre des informations sur mon environnement, contrôle la mise en place du corps et fait émerger des images mentales. L’intention utilise ces images pour animer et remplir les mouvements. L’énergie manifestée se caractérise par une force multidirectionnelle qui envahit le corps qui s’exécute.

COMMENT CA MARCHE ?

Dans l'Art Martial du Yi Quan, le fait de penser à une action, par exemple enfoncer un ballon dans l'eau, apportera au corps toute la résistance et la pression que l'on rencontre dans la réalité de l'acte.


Et pourtant, aucune force musculaire n'est requise. D'ailleurs, si l'on observe le pratiquant pendant cette action, on constate progressivement son changement physique : sa masse musculaire devient très dense tout en paraissant décontractée et souple.
Toute pratique sportive ne modifie pas le nombre des fibres musculaires des individus. Au delà d’un certain niveau, l'augmentation de leur volume ne peut faire évoluer les performances. Seule la qualité de transmission des cellules nerveuses améliore le temps de réaction. En plus, l'élargissement du réseau des cellules du système nerveux central et périphérique fait que les groupes musculaires réagissent ensemble et mettent en évidence l'homogénéité du corps accompagnée par une décontraction et une grande densité. Cette obéissance des muscles à ce que l'on pense favorise la réactivité et fait apparaître une explosion lors des mouvements ou des frappes.
L'application de cette force totale, au moment de la frappe, est décidée par l'habileté du système neveux qui contrôle les fibres musculaires et qui est lui-même guidé par l'esprit et l'intention (Yi).
Plus le contrôle est grand, meilleure est l'explosion de la force sur la frappe.
C'est une étape très délicate de pouvoir penser et sentir en même temps la force se manifester dans les mains.
Comment cela se fait-il ?
La pensée contrôle le système nerveux central qui à son tour contrôle la contraction des muscles, des vaisseaux sanguins et capillaires, énergise et multiplie l'ensemble des terminaisons nerveuses.

Un exemple concret
Je tiens un objet et je le tire vers moi. Dans ce cas je mobilise les fibres des 2-3 groupes musculaires qui arriveront rapidement au sommet de leur possibilité. On sait par ailleurs que tout les dix ans, 8 à 10% des muscles deviennent de la graisse. Dans un deuxième cas, je pense que j'évolue dans une matière visqueuse, peut-être de la mêlasse. Je pense aussi que je tiens l'objet et je fais le mouvement en le tirant vers moi en mobilisant tout le corps, qui rencontre une résistance due à la mêlasse. Le fait de penser, de sentir chaque millimètre de mon corps énergise et développe le réseau du système nerveux central et périphérique. Cela aboutira à une force totale du corps, une élasticité, une densité et une résistance multidirectionnelle. C'est ce que cherche tout pratiquant d'art martial. Les bénéfices sont énormes. La répartition de l'effort économise la fatigue. L'entraînement fait surgir une force cachée à l'intérieur qui est différente de la force brute que possède chaque homme à sa naissance. L'élargissement du réseau du système nerveux central et périphérique peut continuer au delà de la quarantaine où tout progrès produit par l'entraînement du premier type parait illusoire.
L'arrivée de la force commence par les pieds qui ont un rôle de pompe pour se diriger vers les mains.
La recherche de la force de frappe (punch) en Yi Quan, passe par la mise en avant du Yi à travers toutes les étapes de l'entraînement.
Le pratiquant devient capable de produire une force vibratoire et multidirectionnelle en position d'immobilité apparente (Zhan Zhuang), en mouvement lent et doux (Shi Li) ou encore explosif (Fa Li).
Le corps devient alors semblable à un ressort. Les changements de direction des forces et de déplacement sont testés pendant le Tui Shou et le combat libre (San Shou ou Sanda).
Lors des étapes de postures et de Shi Li, la force intérieure arrive aux mains. On remarque alors certains phénomènes : les avant-bras et les doigts transpirent davantage que le reste du corps sans que le rythme cardiaque ne s’élève.
« Utiliser la forme pour capter l'intention, utiliser l'intention pour faire apparaître la forme. L'intention naît de la forme, la forme suit l'intention, la force vient de l'esprit, la forme obéit à l'esprit ».
Dans l'enseignement du Yi Quan nous apprenons :
1) A ne pas utiliser la force brute mais l'intention
2) Quand l'intention (Yi) arrive, la force (Li) se manifeste
3) Yi et Li sont inséparables

LE YI ET LA MUSCULATION

Toute activité physique qui développe à outrance un groupe musculaire, le rend contracté.
C'est le cas, par exemple, des tractions ou pompes qui développent les triceps, les pectoraux, les trapèzes et les deltoïdes, etc.
La contraction empêche la vraie force intérieure de se diriger vers les mains, parce qu'elle empêche la libre et rapide interconnexion du réseau des terminaisons nerveuses et entrave la transmutation de la tonicité musculaire en décontraction.


YI OU QI ?

La science traditionnelle chinoise, considère que le Qi est le principe universel à la base de tout ce qui est animé, inanimé, voire invisible. Il est utilisé pour exprimer divers concepts. Par exemple, on parle de « souffle vital » en médecine traditionnelle, de « l'énergie » dans les arts martiaux, mais aussi en calligraphie et en peinture. On dit dans le cas d'apparition de boutons de fièvre que le Qi est très chaud. Le souffle respiratoire se dit Qi. Les experts en Qi Gong décrivent comme manifestations du Qi des sensations comme la perception de chaleur, les fourmillements, les bâillements…
Selon le contexte, un entraînement spécifique lui est consacré.
Dans le Yi Quan nous entraînons le Yi et pas le Qi. Il n'y a aucun travail direct sur le Qi. L'intention traverse instantanément le corps via l'action du système nerveux sur les muscles. Le Qi se déplace beaucoup plus lentement que le Yi et les exercices de Qi, tels que les différents types de respiration avec ou sans visualisation, ralentissent la manifestation de la force vers les extrémités. Aussi toute démonstration de type casse ou encaissement de coups sur le corps, demandent un temps de mobilisation du Qi. Par conséquent ces entraînements sont inefficaces dans le cas d’une confrontation réelle.

3 commentaires:

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