dimanche 25 avril 2010

le cinéma et les juifs de 1900 a 1941 partie 2

LE JUIF CHEZ PATHÉ
La fin de « l’ère du muet » voit émerger dans Paris de singulières et inquiétantes physionomies.
Les plus notoires sont celles de MM. Jacques Haïk, Osso et des Tanenzaft, dits Natan.
M. Jacques Haïk est un petit Juif tunisien, grimaçant, remuant, parfaitement inculte. Il s’est déjà
signalé, pendant la grande guerre, où il se trouvait bien entendu à l’abri, par son zèle à concurrencer le
cinéma français chancelant, en devenant l’introducteur le plus actif des films de la juiverie américaine.
Ce n’est un inconnu ni pour la police, ni pour les tribunaux devant qui l’ont déjà conduit un joli nombre
de faillites ténébreuses mais dont il a toujours su sortir pimpant et redoré.
M. Ossovitsky, dit Osso, est un Juif russe, né en Palestine, Américain jusqu’à vingt ans, puis devenu
citoyen français, bistré comme un tzigane, de caractère altier et qui mène la vie à grandes guides.
Les Natan, Juifs roumains, sont deux frères, M. Bernard, né à Jassy dans une misérable boutique de
verrerie, et son ombre fidèle, M. Émile. Il circule sur eux force documents illustrés. Faut-il les
reconnaître dans ces photos de gamins juifs à cadenettes, loqueteux et fangeux, barbotant dans le
cloaque de leur ghetto natal ? Ce qui est bien certain, en tout cas, c’est qu’ils figurent en pied dans une
série fameuse de films pornographiques qui ont connu une glorieuse carrière dans maintes maisons d’illusion.
C’est par cette charmante spécialité, en effet, que Bernard Natan, arrivé à Paris en savates pour y
chercher fortune, a débuté dans sa carrière de producteur. Les deux frères ne dédaignaient pas de
participer à l’interprétation de ces mignardises tantôt en déshabillé civil, tantôt en retroussé clérical. On
ignore toutefois si c’était par penchant d’amateurs ou pour réduire les frais généraux. Inutile de dire que
les voluptés dont ils nous proposent l’image n’ont que de très lointains rapports avec l’Oaristys de
Théocrite.
Cette industrie a valu à Bernard Natan, en 1911, une condamnation à quatre mois de prison pour
outrage aux moeurs. Il a trouvé le moyen de se faire réhabiliter et naturaliser du même coup pour ses
services de guerre qui furent en effet brillants ! Mobilisé quelque temps à Paris dans un vague bureau, ce
curieux soldat, dont il faut reconnaître au moins l’intrépidité comme récidiviste, a fait campagne en
organisant la vente à l’Amérique de ses films obscènes, insérés entre deux morceaux de pellicule
anodine pour tromper les douaniers.
Directeur depuis 1920 d’une obscure petite entreprise de tirage, aux finances très embrouillées,
Rapid-Film, Bernard Natan se trouve brusquement, à la veille du lancement du film sonore, à la tête de
la plus grosse firme du cinéma français. Il s’installe dans le fauteuil de M. Charles Pathé qui laisse une
affaire en pleine prospérité : une caisse riche de 96 millions et un actif immédiatement réalisable de 392
millions. Les titres de la société, émis à 100 francs, en valent 970, des valeurs de père de famille. M. Pathé
s’en va, remplacé par un Juif. C’est la dernière fois que dans le cinéma français on entend ce mot
superbe : un actif.


CHAPITRE II
LES PREMIÈRES TRIBUS EN FRANCE :
OSSO, HAIK ET LES NATHAN suite

TECHNIQUE DU « SIPHONAGE »
Le spectateur qui n’a d’autre élément d’enquête que les films qu’une maison lui montre, a déjà
jugé, à la qualité de leur marchandise, l’abjection des Natan. L’homme d’affaires, qui connaît les secrets
des Conseils d’Administration et de la finance interlope, traduit en chiffres ce dégoût instinctif.
Les escroqueries de Bernard Natan ont été si nombreuses, si bien emmêlées entre elles que des
experts comptables et des juristes à tous crins ont dû passer des mois de labeur sur les pièces à
conviction pour en débrouiller à peu près les fils. C’est assez dire que nous n’avons point à entrer ici
dans les détails de la « technique » de ce Juif, ce qui imposerait au lecteur un étrange travail.
Contentons-nous des grandes lignes. L’escroc est devenu le maître d’une société riche de plus de
trois cents millions, répartis entre une foule d’actionnaires. Cela ne se vole pas comme une montre.
Pour y parvenir, un des procédés favoris de l’escroc, exécuté avec toutes les variantes possibles, sera
celui du siphonage.
CHAPITRE II
LES PREMIÈRES TRIBUS EN FRANCE :
OSSO, HAIK ET LES NATHAN suite suite

Le siphonage consiste à créer autour de la société-mère Pathé une série de filiales — on en
comptera plus de trente — à peu près ou totalement irréelles qui absorbent les richesses de cette
société-mère, qui sont destinées à justifier les fuites constantes de capitaux dont s’engraissent Natan et
ses complices.
Le plus fameux des siphonages a été celui de l’affaire Cerf-Johannidès, perpétrée dès 1931, et qui
devait déterminer l’arrestation de Natan-… sept ans plus tard.
Pathé, en cédant la main au Juif, lui a laissé, entre autres richesses, l’appareillage de Pathé-Rural,
destiné à la projection des films de format réduit dans les campagnes.
L’appareil est muet. Il s’agit de le transformer en sonore. Un ingénieur français, M. Charlin, sur
l’invitation de Natan, imagine ce dispositif, •construit un appareil-maquette qui est agréé. Mais en
même temps, Natan fait constituer par son compère le Juif Jean-Simon Cerf et par un homme de paille,
le Grec Johannidès, une société fictive, la S.E.B.A.G.I., société pour l’exploitation des brevets A.G.I.
Johannidès a recopié trait pour trait les plans et dessins que M. Charlin avait remis en toute confiance à
Natan. Les fameux brevets A.G.I. ont été pris sur ce vol.
Johannidès présente, dans une conférence publique, un appareil grossier, construit d’après ces
brevets. L’ingénieur Charlin, informé, et qui n’a pas encore touché un sou sur son invention, s’étonne.
Natan lui répond qu’il s’agit d’un brevet antérieur au sien, et qu’il n’y peut rien. Le goye Charlin en est
pour ses frais d’études. Cependant, la maison Pathé a mis en service plusieurs des appareils conçus par
lui.
Le siphonage va alors fonctionner. La S.E.B.A.G.I. de Cerf et Johannidès, prétextant de l’antériorité
de son brevet, attaque en contrefaçon Pathé-Natan et lui demande de gros dommages et intérêts.
Natan annonce qu’il va arranger l’affaire à l’amiable. Les caisses de Pathé versent une indemnité
forfaitaire de sept millions à la S.E.B.A.G.I. Le faussaire Johannidès, qui joue simplement les « utilités »
dans cette combinaison, touche les sept millions, prélève 250.000 francs pour salaire de ses services.
Cerf et Natan se partagent le gros du magot.
C’est sur cette escroquerie que Natan et ses acolytes ont été condamnés. Ce n’est cependant
qu’une bagatelle auprès de beaucoup d’autres coups de siphon, combien plus énergiques, donnés dans
l’actif de Pathé. L’une des plus grosses de ces ponctions est sans doute celle de la Société de Gérance des
Cinémas Pathé, créée dès 1929 par Natan, au capital de un million. Sur ce million, 250.000 francs
seulement sont versés. Encore les souscripteurs sont-ils fictifs, des prête-noms choisis parmi les
employés de Natan. La somme provient, comme de juste, des fonds de la société Pathé-Natan.
Or, la Société de Gérance est à peine née que ses actions sont rachetées par Pathé-Nathan au prix
de seize millions dont les actionnaires font à nouveau les frais, et qui vont, pour la plupart, se noyer dans
les finances personnelles de M. Natan.
La Société de Gérance ne bornera du reste pas à cela ses manifestations. Après son « rachat », elle
sera le paravent d’une série de siphonnes dont Cerf est encore l’un des exécuteurs et portant pour le
moins sur cinquante millions.


Autre épisode de ces brigandages ressortissant cette fois au pot-de-vin pur •et simple.
Bernard Natan a trouvé dans le portefeuille de Pathé 49 % des titres de la maison Kodak-Pathé, le
surplus appartenant à Eastman-Kodak, de Rochester, dans les Etats-Unis.
Natan décide de vendre les titres aux Américains qui lui en offrent trente-quatre millions. Natan
accepte, mais réclame pour lui une commission de quatre millions ! Les acheteurs, en l’occurrence les
directeurs des succursales Kodak de Paris et de Londres, poussent les hauts cris, refusent formellement
de se prêter à une semblable transaction. Natan rentre alors dans sa coquille, s’en tient aux trente-quatre
millions. Mais aussitôt il fait ouvrir par ses bureaux de Pathé un compte spécial, en deux chapitres :
Vente des titres Kodak : trente-quatre millions.
A retenir : commission Antonio Castro : quatre millions.
Interrogé sur l’identité et le rôle de cet Antonio Castro, Natan réplique que c’est l’intermédiaire
qui s’est abouché avec Eastman-Kodak à Paris et à Londres. Or, ni à Paris ni à Londres Eastman-Kodak
ne connaît de Castro. Natan concède alors qu’il a commis un petit mensonge, que Castro a été en
rapport avec les Américains de Rochester, très durs à manier. On ne connaît pas davantage de Castro à
Rochester.
Cependant, les magistrats qui instruisirent l’affaire Natan ont découvert l’existence d’un Castro,
retiré aujourd’hui dans la République de Costa-Rica, après avoir été deux mois, fin 1931, en relations suivies avec Bernard Natan et qui a déclaré avoir reçu de lui les quatre millions. Les deux filous s’étaient
partagés le chapitre de la commission. Il n’a jamais été possible de savoir ce que Natan s’alloua.
On a beaucoup parlé aussi de l’histoire des Ciné-Romans, imbroglio sur lequel les enquêteurs n’ont
pas fait toute la lumière, parce que Natan y eut pour agents et complices Bauer et Marchal, banquiers de
la presse radicalo-maçonnique. Ce qu’on n’a pu toutefois céder, c’est que l’opération de Ciné-Romans se
chiffra, pour les actionnaires de Pathé-Natan, par une perte sèche de dix-neuf millions et demi.

A une pareille cadence, les 392 millions de l’actif initial ne pouvaient pas durer très longtemps.
Insatiable, Natan parvint à faire procéder, en prétextant l’extension croissante des affaires, à des
augmentations de capital de la Société Pathé qui atteignirent plus de 250 millions, tous engloutis à tour
de rôle.
Il faut encore compter que, sitôt l’arrivée de Natan, les actionnaires de Pathé ne devaient plus voir
un centime de dividendes. D’après le chiffre d’affaires officiel déclaré pendant six ans par la maison, c’est
une autre volatilisation de 125 millions.
La première estimation publiée des détournements de Natan, à la fin de 1934, atteignait un total
de 769 millions.
Les évaluations de l’escroquerie entière ont varié entre 800 millions et un milliard.
De pareils brigandages n’avaient pu rester longtemps inaperçus. Les premières plaintes déposées
contre Natan chez le juge Ledoux datent début de 1931, un an et quelques mois après l’entrée du Juif
chez Pathé. Que Natan ait eu ensuite près de huit années d’impunité pour quintupler ses énormes
forfaits, cela suffirait à juger un système social, financier, juridique, les lois et le personnel d’un régime.
Natan avait admirablement su, comme je l’ai indiqué, prendre ses précautions politiques,
approcher, compromettre, corrompre les hommes qu’il lui fallait. Il est évidemment surprenant et
odieux que grâce à eux, de 1929 à 1938, des milliers d’actionnaires se soient trouvés désarmés devant un
des plus cyniques pirates qui s’abattirent jamais sur notre pays. Mais Natan, comme la plupart des
grands rapaces de finances, devait pressentir à merveille la psychologie des actionnaires, savoir combien
ces majorités dispersées ou moutonnières, dépaysées dans ces frimes que l’on appelle les assemblées
générales, pèsent peu devant la volonté de quelques gaillards déterminés, adroits bonimenteurs et sans
la moindre vergogne. On comprend le succès de Natan dans la confrérie radicale. Cet homme avait
dans la peau le maniement des foules démocratiques.
J’ai entendu moi-même à diverses reprises de petits porteurs des vieilles actions Pathé qui
soupiraient aux alentours de 1933, après le temps des « beaux dividendes » : « C’est pourtant une
valeur tout ce qu’il y a de solide. Je l’avais achetée trois cents. J’aurais pu la revendre à huit cents. Que
voulez-vous ! C’est cette crise générale. Il faut savoir attendre. Quand on a un portefeuille bien
constitué, c’est moins grave. Heureusement que je n’ai pas trop besoin de mes capitaux. »

Il y eut certainement préméditation chez Bernard Natan qui, sitôt installé chez Pathé amorça le
mécanisme de ses plus grandes escroqueries. Ce dévoreur de millions était un petit homme malingre,
vêtu à la diable, méfiant, n’apparaissant qu’à contrecoeur dans les cérémonies officielles, les fêtes qu’il
organisait pour soutenir son renom, n’ayant ni vice coûteux ni maîtresse brillante, tout le contraire d’un
Stavisky. Il faisait porter sa pompe par son frère Émile, qui entretenait des vedettes sur un grand pied,
par son ami Cerf, le faisan avantageux, turf man à écurie, gros joueur de tous les casinos, bref, vrai prince
du Paris de l’entre-deux guerres.
Bernard Natan vivait très retiré dans son hôtel de la rue Caulaincourt, son château de Frileuse, ou
l’une ou l’autre de ses magnifiques villas. Ce luxe immobilier explique au moins plusieurs dizaines de
millions de son passif. Il aimait jouer les dictateurs graves et laconiques dans son immense bureau de la
rue Francoeur, dont il ouvrait lui-même les portes par un bouton placé près de son téléphone. Ces
portes, deux panneaux coulissants, se refermaient sans laisser voir la moindre rainure, derrière le visiteur
qui se sentait comme pris dans un énorme piège.
Il est certain que Natan dilapida une forte part du trésor de Pathé à soudoyer une bande
innombrable de complices, d’entremetteurs, d’agents, de protecteurs, à camoufler ses délits les plus
voyants, à boucher provisoirement les trous qu’il creusait. C’est à peu près le sort de tous les grands
escrocs. Il serait curieux d’établir un calcul approximatif de ce que leurs vols purent leur rapporter. On
verrait peut-être que tout en étant responsables de ruines gigantesques, ils « travaillaient » en somme à
vingt ou trente du cent.
Il faut aussi penser au gaspillage inouï, sous toutes les formes concevables, que pouvait entraîner
dans une vaste firme la présence d’un administrateur, si l’on peut dire, tel que Bernard Natan, avec les
méthodes de gestion dont j’ai donné un aperçu. L’histoire Natan-Tanenzaft se ramène ainsi au type
classique des grandes déprédations juives, tenant à la fois du banditisme et de la gabegie la plus stupide;
les krachs des frères Ciprut, des frères Barmat, de Parvus-Halphand dans l’Allemagne de l’après-guerre,
le krach Loewenstein en Belgique, le krach Mendelsohn en Hollande, •chez nous le scandale Stavisky, le
sac de l’aéronautique par les Paul-Louis Weiller et les Bloch, tout notre inoubliable Front Populaire
enfin, sans oublier les rêveries financières de Léon Blum et sa déconfiture.
Car chez le solitaire Natan, il y avait sans doute aussi du mégalomane et comme chez tous les Juifs
cette part de chimères mêlées aux penchants irrésistibles de la race pour la tromperie et le vol qui
précipitent finalement leur ruine. Natan peut bien s’être imaginé qu’il prolongerait, étendrait
indéfiniment ses fictions, ses tours de passe-passe, que tout ce mécanisme de sociétés fantômes, de
cavalerie, de contrefaçons formait réellement ce qu’on appelle une grande industrie. Cette tête juive ne
pouvait vraiment pas avoir d’une entreprise une autre conception.
Mais je me suis déjà trop attardé avec Natan pour supputer encore ses états de conscience. De
nouvelles tribus frappent à ma porte, pressées d’entrer en scène. Ce sont les Juifs d’Allemagne, qui
devaient, chez nous, à partir de la fin de 1933, se substituer à Natan, dès cette époque pratiquement au
bout de ses exploits cinématographiques, et ne relevant plus que d’une justice, hélas ! Paralytique.

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