mercredi 28 juillet 2010

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XXV
Il y a encore la Mikva, cérémonie de la purification
de la femme.
La Mikva est un grand bassin rond rempli
d'eau, dans lequel les femmes juives doivent,
pour leurs relevailles, ainsi que chaque mois,
se laver pour purifier leur corps.
Dans l'antiquité, lorsque les Juifs réglaient
leur vie selon les lois de Moïse et non selon
celles du Talmud, la femme juive, pour ses
relevailles, apportait une offrande au grand
prêtre, et le soir de la même journée elle se
purifiait par quelques ablutions, sans avoir besoin
de se plonger dans l'eau vive d'un ruisseau
(1). Mais depuis que les Juifs se sont
(1) Le Livre de Moïse, t. III, ch. i, p., 1 à 8, et ch. xix,
p. 19 à 33.]
laissé guider par les lois du Talmud, les interprètes
de ces lois ont entouré la cérémonie de
la purification de la femme d'une quantité de
minutieuses inventions (qu'on trouve détaillées
dans le IV« livre de Orah-Haim, du paragraphe
183 au paragraphe 203). Ces tracassières
inventions, dont le but était la conservation
de l'influence sur la vie intime des
Juifs, par un contrôle exercé dans les actes les
plus secrets de la vie intime, ont eu un résultat
tout à fait contraire à celui qu'on se proposait,
c'est-à-dire qu'actuellement la femme
juive, en accomplissant la cérémonie de la
purification, ne lave pas son corps et ne le
rend pas plus propre qu'il n'était avant, mais
elle le salit davantage, et voici de quelle manière
:
La Mikva est un bassin de la contenance
d'environ un mètre cube. Selon la loi du Talmud,
ce bassin devrait être rempli d'une eau
vive, mais comme, surtout pendant l'hiver, il
serait trop pénible de se plonger dans l'eau
froide, on construit le bassin de manière à n'Y
faire arriver qu'une très minime partie de
cette eau vive exigée par le règlement, et à
l'aide d'un tube en fer-blanc placé à l'intérieur,
on chauffe le bassin.
La Mikva se trouve toujours sous terre dans
une cave plus ou moins spacieuse, et la cérémonie
s'accomplit dans une demi-obscurité, la
cave n'étant éclairée que par une ou deux chandelles
de suif. La femme juive qui arrive là
pour les ablutions commence par se déshabiller
et par démêler ses cheveux. Elle livre ensuite
ses mains et ses pieds à la Neguel-
Schneidecke, gardienne placée là exprès pour
couper les ongles, et, en outre, pour arracher
les croûtes des plaies sur le corps de celles qui
ont le malheur d'en avoir, et cela afin qu'il ne
se trouve sur le corps rien qui puisse empêcher
l'eau de la Mihva de le baigner entièrement,
sans quoi la cérémonie serait inutile.
Après cette opération, la femme descend les
degrés de la Mikva, et, après avoir fait une
courte prière, elle s'y plonge de manière à ce
que pas un de ses cheveux ne paraisse à la surface
; elle doit attendre dans cette position le
moment où la Tukerke (surveillante qui reste
sur le bord du bassin), prononce le mot de Kochère.
Un, deux, trois plongeons semblables,
et la cérémonie est aux trois quarts accomplie,
mais il en reste encore un quatrième, et
celui-ci est le plus pénible de tous. La femme
qui a plongé trois fois doit encore se rincer la
bouche avec l'eau de la Mikva, et ce n'est
qu'alors qu'elle peut remonter les escaliers et
céder la place à une autre. Deux femmes ne
peuvent ensemble accomplir la cérémonie. Il
faut que chacune le fasse séparément.
Dans une seule soirée, une centaine de
femmes plongent de cette manière dans la
Mikva, et, d'après le règlement du Kahal, inspiré
par une sordide économie, l'eau du bassin
n'est changée qu'une fois par mois, et quelquefois
même plus rarement. Ainsi, dans cette
eau putréfiée et remplie de miasmes, des centaines
de femmes doivent accomplir la cérémonie
de la purification, et chacune d'elles
est obligée de se rincer la bouche avec cette
saleté. Il est facile de comprendre que, dans
ces conditions, la Mikva. est un supplice pour
la femme juive ; cette cérémonie est une cause
de maladies de tous genres, qui se perpétuent
ainsi parmi ce peuple voué à la saleté.
Qu'on se figure des centaines de femmes
nues, échevelées, et souvent ensanglantées
par suite d'un excès de zèle de la part de la
Negel-Schneidecke, rassemblées dans un souterrain
où vacille la flamme de deux ou trois
mauvaises chandelles de suif, se pressant autour
d'un bassin en attendant leur tour d'y entrer
(bassin d'où s'échappent des miasmes à
donner des nausées), regardant avec effroi
celle de leurs compagnes qui vient d'accomplir
la lugubre cérémonie, et qui, après s'être
rincé la bouche avec cette eau fétide, vomit
en remontant les degrés, et cède avec empres
sèment la place à une autre que le même sort
attend.
Au milieu de toutes ces femmes, laTukerke,
l'horrible mégère qui ne délivre ses patientes
que quand il lui plaît de prononcer le mot
Kochère, et qui, à son caprice, peut raccourcir
ou prolonger le supplice ; ce tableau fantastique
et horrible, semblable à une scène racontée
parle divin Dante dans sa descente aux enfers,
serait digne de la plume d'un grand poète et
du pinceau d'un illustre peintre.
En parlant de cette cérémonie sauvage, barbare
et digne des temps païens, on est pris
d'indignation et l'on se demande s'il est possible
qu'une pareille cérémonie puisse être
exigée à titre d'acte religieux. Est-il possible
qu'une action aussi dégoûtante s'accomplisse
au milieu de la civilisation de la seconde moitié
du xix« siècle?,.. Pauvres victimes du fanatisme
entretenu et soutenu par les meneurs du
judaïsme! Pauvres femmes juives ! il n'est pas
étonnant qu'après les tortures qu'on vous fait
subir au nom de la religion, votre jeunesse se
fane si vite, qu'à vingt-cinq ans à peine vous
paraissiez en avoir cinquante ! Il n'est pas
étonnant que vous ayez si peu de goût pour
la propreté, puisque au nom de la religion on
vous prescrit de vous salir chaque mois dans
une eau putréfiée.
Chaque femme juive qui, chaque mois, vient
accomplir cette cérémonie révoltante, imposée
par le fanatisme religieux, c'est-à-dire l'acte de
la purification, est obligée de payer une rétribution
à un entrepreneur à qui le Kahal vend,
au profit de sa caisse, le droit de la percevoir,
et qui, outre le revenu que cette barbare cérémonie
lui rapporte, exerce encore un strict contrôle
sur la vie la plus secrète des ménages juifs.
Brafmann cite, dans son Livre sur le Kahal,
plusieurs ordonnances qui se rapportent à cette
cérémonie. Deux de ces ordonnances, classées
sous les n°' 133 et 149, ont été déjà citées dans
les chapitres précédents.

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